POURQUOI JE VOTERAI BAYROU

21 janvier 2012

Nous sommes à quelques semaines du rendez-vous politique le plus important de notre système institutionnel.
Dans notre « monarchie » démocratique, nous élisons tous les cinq ans celui ou celle qui aura capacité à décider de l’essentiel de notre quotidien et d’une partie de notre avenir.

Quel est notre choix réel aujourd’hui parmi les candidats proposés  pour désigner celui qui a des chances réelles d’être Président de la République.

J’exclue ceux que les sondés persistent à placer autour de la barre des 5%: leurs chances sont nulles. J’exclue évidemment l’héritière du neo-fascisme .

Il reste trois candidats crédibles: les deux des Partis qui nous ont gouvernés depuis 1981 et François Bayrou.

Je ne suis pas de Gauche, et même si je l’étais j’aurais du mal à voter pour quelqu’un qui veut prendre le costume de F.Mitterrand mais qui n’en n’a pas trouvé l’étoffe. Pour le reste les propositions de gauche sont tellement à l’opposé de ce qui nous est nécessaire qu’il est impératif de les combattre.

Je ne suis pas de Droite, mais je me souviens  qu’au deuxième tour de 2007 , j’ai voté Nicolas Sarkozy pour son discours, pour son énergie et aussi pour ne pas subir Ségolène Royal. Je ne le regrette pas, au moins pour la réforme des retraites, pour sa gestion opportune de la crise financière de 2008 et pour sa posture quand la France a présidé l’Europe.

Aujourd’hui je n’ai pas envie de revoter pour celui dont le discours et l’énergie sont tellement brouillons qu’ils ne nous éclairent sur rien.

Je suis Centriste et je voterai François Bayrou.

J’ai détesté sa posture au second tour de 2007, je n’ai pas aimé de ce qu’il a fait de l’UDF auparavant. J »ai fait partie de ceux qui faisaient confiance à Jean Louis Borloo avant qu’il renonce à candidater.

POURQUOI BAYROU ME DONNE ENVIE DE VOTER POUR LUI.

Aujourd’hui François Bayrou a une vraie chance d’être élu, malgré la clivage droite/gauche qui a empêché depuis Giscard que le Centre puisse gouverner.

Son discours est celui de la réalité, celui du bon sens , celui du courage.

Cette idée de réunir les compétences d’où qu’elles viennent pour traverser cette dramatique réalité de l’endettement, du chômage, de la précarité est une bonne idée.

Cette idée de bon sens de cesser de promettre la Lune , d’aller à l’essentiel et de parler à l’intelligence des gens est une bonne idée.

Cette idée de faire appel au courage plutôt qu’à la peur est une bonne idée.

De cette période des 5 ans à venir, nous devons sortir désendettés, plus compétitifs et plus protégés.Les pistes déjà avancées par le Centre sont les bonnes pistes.

 

Je  voterai François BAYROU parce que j’ai envie  que François BAYROU gagne cette élection.

 

LE HIP HOP N’EST PAS UN « SOUS GENRE » CULTUREL

14 janvier 2012

On nous annonce la tenue du 3ème festival Rémois du Hip Hop. C’est une bonne nouvelle.Un collectif ambitieux et dynamique propose une programmation qui a tout pour séduire.
Hélas on apprend qu’en dehors de la Cartonnerie d’autres institutions culturelles refusent d’ouvrir leurs portes pour accueillir ce festival.

Ce n’est pas une question anecdotique, je connais évidemment bien ces lieux labellisés, subventionnés et qui font très bien leur travail.

Si l’on peut comprendre que le Grand Théâtre et la Comédie ont des missions plutôt  orientées vers le ballet, l’opéra pour l’un et vers le théâtre pour l’autre, il est un lieu qui me parait idéal pour promouvoir les expressions artistiques du Hip Hop, c’est le Manège.

Le Manège est une « scène nationale » financée par la Ville mais aussi par l’Etat et par la Région dont la vocation est de proposer des formes autour de la Danse, du Cirque et des formes nouvelles autour du Corps.

LE HIP HOP A SA PLACE AILLEURS QUE DANS DES GYMNASES.

Le Manège dispose de deux lieux magnifiques dont le Cirque que tous les Rémois connaissent.

Je me souviens de conversations aimables mais un peu difficiles autour de ce thème avec l’équipe du Manège quand j’étais élu à la Culture . Sans rien imposer , il avait été finalement proposé quelques spectacles de Hip Hop.

J’ignore si c’est cette institution qui est mise en cause sans la nommer par les organisateurs du « Reims hip hop festival ».

Que ce soit le cas ou pas , j’invite l’actuel élu en charge de la Culture à s’emparer du sujet. On connait sa capacité à s’ingérer dans les affaires internes des associations culturelles, çà ne devrait pas trop le gêner..

Plus sérieusement, la question de la place du hip hop dans les lieux culturels subventionnés de notre Ville mérite au minimum d’être posée, il s’agit d’un vrai thème de politique culturelle.

Il n’y a pas de raison que le Hip Hop soit, en dehors de la Carto, cantonnée dans des gymnases…

 

 

SYMPA: HAZAN ME LIT!!!!!!

6 janvier 2012

Formidable, je lis l’édito de la maire dans VRI, j’écoute ses voeux et je retrouve, avec bonheur, ce que j’écris.
Je ne pousserai l’ironie et l’insolence jusqu’à invoquer le plagiat, Adeline Hazan a tellement peu d’humour.

Bref A.Hazan a axé son propos sur la priorité à l’emploi et sur le rôle protecteur du Maire en période de crise.

Enfin la Parole lui a été révélée, à deux ans de la fin de son mandat .

 Finies les fantaisies sur Reims2020, les dépenses de communication, les frais de fonctionnement qui débordent, les taxes qui pullulent..?

Il ne faut rien exagérer.

A.HAZAN N’A PAS TOUT LU.

-  Elle va dépenser  300.000 euros pour inaugurer les halles,  c’est moins que l’araignée mais çà reste 300.000 fois  trop.

- Les herbes folles vont continuer à pousser tranquillement à la BA112.

- Les Rémois vont continuer à économiser pour payer le maximum de la TEOM.

- Elle ose encore invoquer 20.000 habitants à venir, mais  il faut bien que la gauche rémoise ait un programme pour 2014.

A. Hazan fait ce qu’elle sait faire le mieux: communiquer. Elle a compris les bons sujets, de là à y travailler concrètement, il y a encore de la lecture.

DIFFICILE JUSTICE

5 janvier 2012

On peut comprendre à quel point la Justice est difficile à rendre et combien il convient d’être circonspect quand on  est tenté de faire des commentaires sur le sujet.
Pour autant il est des décisions qui laissent perplexe.

C’est pour moi le cas de deux situations rapportées dans le quotidien l’UNION de ce jour.

Dans la première, un groupe de 4 personnes a volé des marchandises dans une grande surface  d’une valeur de 1000 euros. L’un des auteurs a été condamné à six mois de prison ferme et un autre à quatre mois de prison ferme.  Bien sur il s’agit de personnes récidivistes, ce qui explique, très vraisemblablement,  la peine infligée.

 

Dans la seconde, un ex patron de boites de nuit est poursuivi pour avoir détourné des l’argent:  « les montants détournés dépassent le million d’euros » annonce le titre de l’article.

L’affaire n’est pas encore jugée, le mis en examen est encore présumé innocent. Le Ministère Public demande au juge de condamner l’intéressé à dix huit mois avec sursis.

Cela veut dire que  si l’intéressé est reconnu coupable il continuera à vaquer librement pendant que le « petit » voleur passera ses six mois incarcéré.

Je n’évacue pas les autres conséquences financières que subit l’ex patron de boites de nuit, mais tout de même on peut s’interroger sur la différence de traitements accordés à l’un et à l’autre face à l’incarcération.

Qui vole un oeuf ferait mieux de voler un boeuf?

 

DONNER DU BONHEUR

2 janvier 2012

Pendant ce dernier week-end de 2011, dans l’effervescence de la fête,  par textos, par courriers, par téléphone ou en direct on s’est souhaité à peu près tout ce qui était souhaitable.

Sans priorités et dans le désordre: une bonne santé, du travail pour tous, la sortie de la crise (ou des crises), de l’amour, des élus efficaces.

J’ajouterai à ces voeux, que je partage, la volonté de donner du bonheur.

Je n’invente rien, je n’innove pas, je paraphrase la parole du Christ évoquée dans les actes des Apôtres: « il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir ».

Inutile de rappeler une société égoïste, individualiste, axée sur la consommation et le profit matériel pour comprendre ce que l’idée d’apporter aux autres un peu d’amour peut avoir d’important.

Partager – même un peu- , sourire, s’intéresser à l’autre, donner, sont des gestes et des actes  plus faciles et plus gratifiants qu’on peut l’imaginer. Ils rendent joyeux et donnent confiance en soi.

Ils ne demandent pas un investissement fort mais témoignent juste une volonté de s’intéresser aux autres.

Ils ne sont pas les solutions au chômage, à la maladie, mais ils peuvent contribuer à se sentir mieux et moins seuls, à vivre ensemble…. Au mieux cela peut rendre heureux au pire de se sentir moins mal.

Je vous souhaite le meilleur en 2012!

REIMS METROPOLE: PETIT RATTRAPAGE?

28 décembre 2011

J’ai pas mal pesté contre cette vilaine habitude qu’a  cette équipe de la gauche municipale et communautaire de  systématiquement confier sa communication à des agences et officines « parisiennes ».

La dernière turpitude concernait la compagne d’appel à s’inscrire  sur les listes électorales avant le 31 décembre.

Campagne nécessaire  mais confiée une fois de plus à une agence extérieure à notre région.

Petite bonne nouvelle, c’est à une agence Rémoise que Reims-Métropole a confié sa carte de voeux 2012.

Ce n’est certes pas l’opération financière du siècle mais on ne va pas mégoter.

Je ne serais pas présomptueux au point d’imaginer  que j’y suis pour quelque chose, j’espère que ce n’est pas juste un alibi mais un signe positif d’une meilleure attitude de ces élus locaux…

2011: ANNUS HORRIBILIS

22 décembre 2011

Pas besoin de grand clerc, pas besoin de spécialiste, chaque Français l’a compris parce qu’il l’a vécue: 2011 a été une année horrible.

Crise financière, crise de la dette, crise de l’euro,crise de l’emploi, tout s’est enchainé comme dans  un cycle infernal. Ceux qui avaient eu la faiblesse de croire que la crise de 2008 était derrière eux se sont réveillés douloureusement.

A l’exception de quelques privilégiés, pas un Français ne se sent à l’abri, du plus démuni à celui qui se croyait protégé par sa formation ou par un CDI.

A REIMS COMME AILLEURS.

Ils étaient salariés chez BOSAL, chez HEBDOPRINT, dans une PME , ils sont aujourd’hui au chômage.

Ils travaillaient en intérim, ils font moins d’heures quand ils en font encore.

Les militaires, les civils de la B.A.112 sont définitivement partis avec leurs familles.

Au Secours Populaire, aux Restos du Coeur, au Secours Catholique, ils sont de plus en plus nombreux ceux qui n’ont d’autre choix que de frapper à leurs portes.

A REIMS PLUS QU’AILLEURS?

Dans ces périodes dures, très dures on attend des élus les plus proches une attention particulière.

A Reims l’équipe  municipale de gauche vit comme si la crise n’existait pas, continue droite dans ses bottes à boboïser comme si rien n’était.

Je ne reviendrai pas sur tous les sujets abordés ici, mais en vrac et dans le désordre, je citerai:

-  les taxes excessives et l’inique TEOM ou ou encore  celle qui frappe les commerçants,

- les dépenses stupides de communication en commençant par la plus chère et la plus caricaturale d’entre elles, l‘araignée à 1.200.000 euros,

- l’effondrement des Flâneries Musicales et leurs 400.000 euros de déficit,

- l’inaction dans le domaine économique et l’absence de projet de ré-industrialisation de la B.A.112,

- l’augmentation des tarifs culturels,

- l’augmentation des dépenses de fonctionnement,

- les dépenses en consultations, en audits, en cabinets,  aussi inefficaces que ruineuses,

- le mépris apporté une fois de plus au Personnel Municipal illustré par la grève du service de communication.

Et je n’évoque que 2011, qui n’est hélas que la suite des années précédentes, en pire..

En bref cette équipe, obsédée par les élections de 2014,  ne joue pas son rôle de protecteur en temps de crise.

QU’ ESPERER DE 2012?

Cette année électorale ne sera utile que si elle amène à l’Elysée et à l’ Assemblée Nationale des élus déterminés à travailler sans démagogie à réduire la dette, à travailler sur l’essentiel: l’emploi et à la création de richesses en France, à contribuer à créer une vraie gouvernance européenne efficace et protectrice des habitants de nos territoires.

A Reims qu’ espérer de cette équipe municipale de gauche?

Rien.

Ils ont fait la démonstration en 4 ans de leur persistance dans l’autisme: juste espérer qu’ils feront moins de dégâts en 2012 qu’en 2011.

A nous de travailler à un projet pour les Rémois, à nous de continuer inlassablement  à dénoncer les errements et la nocivité de l’équipe en place pour que dès 2014 ce ne soit plus qu’un mauvais souvenir.

 

 

 

REIMS,LA GAUCHE ET LES ETUDES.

18 décembre 2011

Rien dans cette Municipalité de gauche ne semble pouvoir se faire depuis 2008 sans consulter des cabinets d’experts, sans financer des études. A croire que ces élus n’ont ni imagination, ni services municipaux, ni collaborateurs politiques.
- Pour l’imagination je ne permettrai pas de donner un avis, je ne serais pas considéré comme objectif. Un simple rappel : tout ce qui s’inaugure depuis 4 ans a été imaginé et conçu il y a plus de 5 ans.
- Pour les services, je les connais bien, j’ai longtemps travaillé avec eux en confiance, j’ai la preuve de leur efficacité. Nous avons crée beaucoup, à la satisfaction des Rémois, en faisant peu ou pas appel à des cabinets de conseils .
- Quand au cabinet et aux collaborateurs politiques (au nombre de 30) on ignore quelle est leur plus value, on ignore toujours quel est leur coût..
Donc Adeline Hazan et son adjoint préféré et néanmoins omnipotent ne peuvent rien faire sans consulter.
Si possible  des officines parisiennes.

POUR FAIRE PAYER.. ON CONSULTE.
La dernière consultation n’est pas la moins ridicule. Il s’agissait d’ « établir » les nouveaux tarifs des lieux culturels. L’agence Farman et Partners, spécialisée en « marketing » culturel a été appelée à la rescousse pour justifier en fait  une simple politique d’augmentation de tarifs.
Facile mais coûteux. On parle de 15.000 euros, prix  de cette consultation: ni confirmé ni démenti.
Deux remarques :
- Si l’on compare le coût de cette consultation avec ce que vont rapporter les dites augmentations il faudra plusieurs années pour les amortir.
- On aimerait savoir si les procédures ont été respectées. Pour ce genre de prestation il faut établir un cahier des charges, mettre en place une consultation et choisir en commission le mieux disant.

LE COUT DE CES NOMBREUSES ETUDES ?

Plus généralement il serait intéressant pour les électeurs-citoyens-contribuables Rémois de faire le compte des consultations opérées depuis 4 ans,de connaitre  le coût total des dites consultations, des procédures suivies pour les mettre en place et de leur utilité.
Bien sur la Chambre Régionale des Comptes s’y intéressera dans le cadre de ses vérifications régulières, mais il faudra attendre.
C’est l’occasion de rappeler que la dernière consultation de la Chambre Régionale des Comptes portant sur les trois dernières années de la mandature Schneiter et sur la première année de la mandature Hazan est passée quasi inaperçue. Pour connaitre le document, il était plutôt défavorable à la seconde.

Quel avenir pour les Flâneries ?

17 décembre 2011

Par Audrey Emery, lepoint.fr

« Amateurisme du directeur artistique, programmation trop élitiste. » Mario Rossi, l’ancien adjoint à la culture de Jean-Louis Schneiter, s’en est donné à coeur joie sur son blog, lorsqu’il a appris le montant du déficit de l’édition 2011 des Flâneries musicales : 400 000 euros, soit le tiers de la subvention municipale. La mairie, qui n’avait de cesse de mettre en garde les organisateurs contre un festival surdimensionné, a vu rouge. »Il y a eu 100 concerts pendant cinq semaines ! » souligne l’adjoint à la culture, Serge Pugeault. Mais Mario Rossi pointe aussi la responsabilité de la ville, qui, en trois ans, a réduit sa participation de 1,7 à 1,2 million d’euros.

Une baisse consécutive à l’arrêt du contrat avec le directeur artistique historique, Hervé Corre, en 2010. »La ville a alors repris en direct la programmation de la partie jazz du festival, d’où la diminution de la subvention », explique Serge Pugeault. Selon le nouveau président de l’association des Flâneries, Jean-Louis Henry, 60 % du déficit est dû à un excès de dépenses et de concerts. »Nous avons sans doute péché par ambition, admet-il.Mais il est vrai que la baisse de la participation de la ville ne nous a pas facilité la tâche pour restructurer un festival vieux de 22 ans. » Les organisateurs se donnent maintenant trois ans pour résorber le déficit, »sachant que la ville ne mettra pas 1 centime », avertit l’adjoint à la culture. Une édition plus courte est déjà prévue pour l’été 2012. Et, conformément au souhait de la ville, l’association étalera la programmation sur le reste de l’année avec un rendez-vous trimestriel. En espérant sauver ce festival, qui attire près de 40 000 spectateurs.

L’article sur le site du Point

LE TABOU DU FINANCEMENT DES SYNDICATS

14 décembre 2011

Nicolas Perruchot, député centriste, est à l’origine d’une commission parlementaire sur le financement des syndicats.
Le rapport a été rejeté par un vote négatif du PS et par l’abstention de l’’UMP.

C’est la 1ère fois dans l’histoire de la Vème  République qu’un rapport est rejeté. Cela veut dire qu’il ne peut pas être publié mais aussi qu’il doit être détruit, qu’il est interdit de parler de son contenu pendant 30 ans.
Il est clair que les deux  grands Partis Politiques ne voulaient pas soulever un sujet tabou à 4 mois des présidentielles.

Le financement des syndicats et des CE est plutôt obscur, et les sommes en question sont considérables.
- Entre 5.000 et 17.000 fonctionnaires, selon des études différentes, sont affectés, sans statut particulier, à temps complet à des fonctions syndicales.
- Selon Nicolas Perruchot, les syndicats (salariés et patronaux) disposent de 4 milliards d’euros de ressources annuelles dont seuls 3% proviennent de cotisations d’adhérents.
- On connait les affaires mettant en cause l’UIMM, la CGPME, les dérives de CE d’entreprises publiques (RATP, EDF, SNCF) sur lesquels travaillent la Cour des Comptes ou des juges d’instruction.
Le constat de Nicolas Perruchot.

Peu de découvertes embarrassantes mais un système complexe, pas de lisibilité et pas de contrôle, un système reposant sur des moyens qui viennent de délégations de personnels.
Dans la fonction publique souvent ces agents sont intégralement déchargés de service, mis à disposition de syndicats, de Comités d’Entreprises ou de Fédérations professionnelles sans cadre de droit. On parle par exemple de 400 agents à la SNCF, de 80 à EDF.
Il y a semble t-il peu d’abus dans la gestion de CE mais on a vu des CE importants critiqués : Air France, RATP, EDF…

Seule une Loi de 2008 oblige les syndicats à publier leurs comptes quand les recettes atteignent 230.000 euros.
Le Député Centriste souhaitait aller plus loin notamment en publiant les comptes des CE, en mettant + de transparence et + de contrôle, un peu dans l’esprit de ce qui a été fait pour le financement des partis politiques.

 

Quelques propositions de bon sens.
- Que soit imposées des obligations de transparence en publiant et certifiant les comptes des CE.
- Que les employeurs ou les salariés puissent contrôler les dépenses des syndicats et des CE par le biais de l’inspection du travail.

- Que les achats soient soumis à appel d’offres à partir d’un certain montant.

- Que soient limitée dans le temps la mise à disposition des agents.

- Que soit jaugée la représentativité des syndicats patronaux par des élections.

- Que soit vérifié le bienfondé du patrimoine de certaines organisations et de leurs ressources : on parle de 500.000 euros de patrimoine pour l’UIMM et de ressources entre 500.000 et Un milliard d’euros par an pour cette même UIMM.

 

La crainte de réactions.
Le rapport a été torpillé en accord « objectif » entre le PS et l’UMP. Nicolas Perruchot n’a pas vu le coup venir dit-il.
Le gouvernement et le patron du groupe UMP à l’Assemblée Nationale ont fait pression sur leurs élus pour qu’ils ne votent pas favorablement pour ce rapport soit publié.
Le financement des syndicats reste un sujet tabou, le rejet brutal de ce rapport peut créer un climat de soupçon sur l’ensemble des syndicats, ce qui est malsain.

Il s’agit d’un corps intermédiaire important et nécessaire dans une démocratie.
Pour les choses soient saines il doit y avoir de la transparence et du contrôle.
La démarche de Perruchot allait dans ce sens. Puisque les élus ont fait l’impasse c’est à l’opinion publique de prendre le relais. Il faut que, comme pour les Partis Politiques il y ait des règles claires pour le financement des Syndicats et des CE , c’est de l’intérêt de tous.