Archive pour la catégorie ‘Culture’

Au tour des Cyclistes

Mardi 7 septembre 2010

C’est fou cette manie de l’équipe d’Adeline Hazan de se fâcher avec ceux qui forment à priori son électorat.

Cela a commencé très tôt, et très fort, avec les fonctionnaires municipaux; ce n’est pas leur faire injure que de dire qu’une majorité d’entre eux vote à gauche. A peine arrivée Adeline Hazan et son DG ont réussi l’exploit de  les mettre dans la rue.

Faites un sondage, nos fonctionnaires voteront peut-être à gauche mais semble t’il pas pour les prochaines municipales..

Les acteurs culturels ne sont pas tous prédisposés à voter à droite, mais face au jeu de massacre mené par les deux adjoints successifs à la culture  (à l’acculture?), on ne peut pas parier qu’ils vont se précipiter vers les bulletins rose/vert/rouge en 2014;

Surprise à la lecture dans l’Union de ce jour: ce sont les cyclistes qui font aujourd’hui grise mine..

Pour des histoires compliquées de sens interdit, ils collent leurs amis d’hier au tribunal administratif, rien de moins. On ne peut pas dire que les mêmes cyclistes nous aient porté aux nues, mais bon an mal il y avait dialogue sous notre municipalité précédente.

Qu’ils se soient sentis méprisés par leurs amis de la municipalité  de gauche au point de leur faire un procès, çà s’est fort!

A cette vitesse là et s’ils s’obstinent  dans leur penchant suicidaire, les actuels élus vont se retrouver un peu seuls dans les années qui viennent.. Déjà que les communistes leur mènent la vie dure….Je me rassure ils auront quand même 59 noms pour faire une liste….sans cycliste bien sur!!

Le FRAC va t’il quitter Reims?

Samedi 21 août 2010

Le FRAC à l’Ancien Collège de Jésuites est condamné par l’installation à prix d’or de Sciences Po (coût pour le contribuable: 3.000 euros par an et par étudiant, hors frais d’aménagement..).

Les dommages collatéraux sont nombreux: disparition du théâtre Jean-Pierre Miquel, des espaces d’expositions, des salles du centre d’interprétation.. last but not least le FRAC (Fonds Régional d’Art Contemporain) est aussi condamné à partir.

A partir de Reims?

C’est à craindre: il y a plus de 20 ans quand le ministre de la Culture Jack Lang crée les FRAC, Jean Falala et Jean Louis Schneiter se sont battus aux côtés de Michel Laval pour que le FRAC Champagne-Ardenne soit  installé à Reims au détriment de Chalôns, capitale régionale.

Tout bénéfice pour notre Ville d’accueillir le prestigieux lieu de création co-financé par l’Etat et la Région, ses expositions, ses dizaines de milliers de visiteurs annuels, la présence d’artistes internationaux, les actions dans nos lycées ou avec les maisons de quartiers, la charge  de la Ville consistant en la mise à disposition du lieu.

La municipalité de gauche s’est engagée main sur le coeur à reloger le FRAC au moins dans les mêmes conditions.

Les promesses étant ce qu’elles sont la Ville ne reloge toujours pas l’institution culturelle qui doit voir se rapprocher la date de son départ avec inquiétude.

Elle peut être inquiète: la seule proposition de la municipalité impose un investissement de plusieurs dizaines de millions d’euros à financer par l’Etat et le Région….Je doute que ces derniers  aient envie de dépenser autant  en période de disette d’argent public. On peut imaginer qu’un retour à Châlons ou dans une autre ville de la région soit étudié.

Serge Pugeault avait déclaré qu’il y avait autant de propositions culturelles à Reims qu’a Marseille ( çà reste à vérifier).,c’est sans doute trop à ses yeux. Il est cohérent et fait le ménage: des événements sont supprimés, des lieux disparaissent, les moyens se réduisent à peau de chagrin.

Chacune des trois premières années du règne d’Adeline Hazan s’est traduite par une régression. Cette année on sait que le Flâneries ont vécu, 2011 sera-t’elle l’année du départ du Frac?

A ce rythme en 2014 il nous restera (peut-être) le théâtre municipal et une bibliothèque comme au bon vieux  XIX ème siècle??

2011: l’année des premières « âneries musicales de Reims »?

Samedi 24 juillet 2010

Puisqu’il faut bien donner un nom à la chose, pourquoi pas celui-là.
Dans ce qu’il faut bien considérer comme un gâchis, entre rumeurs et demi-informations, entre coups de gueule et coups bas, une chose semble acquise: les Flâneries Musicales ont vécu.

On peut changer, évoluer, c’est sain et même vital et les Flâneries créees par Gabrielle Nguyen ont évolué et pouvaient évoluer encore.
Mais quand on décapite les deux directeurs artistiques, quand on les remplace à l’arrache par un jeune inconnu de 62 ans dont l’expérience artistique se résume à une poignée de festivals d’animation gentiment amateurs, quand on balance des concepts autour de week-end thématiques et de musiques mélangées, quand on s’interroge sur le principe des concerts gratuits, il faut bien appeler un chat, un chat et ce chat n’est plus celui des Flâneries Musicales.

Si le pire n’est pas certain, comme l’un des aimables animateurs  de l’association actuelle des Flâneries me l’a asséné (sans me convaincre) à la sortie du concert de clôture, le moins lucide d’entre nous avait le droit d’avoir de sombres inquiétudes.

A la lecture des propos du toujours très aimable Adjoint à la Maire chargé de tout: ce n’est plus de l’inquiétude: c’est véritablement de la déprime.

Celui que certains dans les services municipaux appellent en alternance le Maire II ou Sa Suffisance a laissé couler sa rancoeur pour les Flâneries et pour ceux qui les font: il accuse et il insulte Hervé Corre publiquement après avoir méprisé Francis Le Bras en privé.

Il est le porteur de l’unique message qu’il défend: « je paie, je décide ». Alors il en dit  un peu plus sur le nouvel objet de ses rêves: ce serait de la musique classique croisée avec de la musique du monde, ce serait la fin des concerts l’après-midi et de l’alternance concert gratuit/concert payant.

L’homme n’est pas à une contradiction près, piétinant les principes des rapports Collectivité/Association: L’omniscient dit ne pas se mêler de la gestion des Flâneries et affirme parmi d’autres décisions qu’il a prises, qu’il conserve djaz51 pour organiser le Concert Pique-Nique!!!

Entre confusion et amateurisme, entre agressivité et incompétences, la gauche Rémoise et l’association de Flâneries ont réussi à détruire un chef d’oeuvre aimé  des Rémois et  reconnu par tous les professionnels européens de la musique.

C’est pathétique et les Rémois qui ont hué la Maire sont en colère.

Heureusement l’an prochain nous aurons les fêtes du 800 ème anniversaire de la construction de notre Cathédrale, çà cachera  la misère mais les Rémois ne seront pas dupes.

Il faudra bien rendre des comptes,le bilan est déjà lourd,  dommage qu’il faille attendre 2014 pour les solder.

Reverra-t’on des Flâneries Musicales en 2011?

Samedi 17 juillet 2010

Oui, sans doute il y aura des « flâneries musicales » à Reims en 2011. Mais quelles Flâneries?

Hervé Corre et Francis Le Bras sont tous les deux mis à l’écart pour ne pas dire virés.. Ce n’est pas rien: ils sont les deux directeurs artistiques des Flâneries.

En clair, tous les concerts auxquels vous assistez depuis des années, tous les artistes que vous entendez, ce sont eux qui vous les proposent.

Ils ont l’un et l’autre des compétences et des carnets d’adresses qui nous valent les plus grands talents confirmés et les plus belles découvertes d’Europe. La presse spécialisée les suit, les artistes les apprécient, le public par ses applaudissements les remercie.

Qui pour les remplacer? Un nouveau directeur artistique aurait été embauché: qui est-il, que va – t’ il faire, c’est d’autant un mystère que la presse nationale et la plupart des artistes ne le connaissent pas.

Il y a de quoi être soucieux: un festival aussi important que celui de Reims a mis du temps à trouver sa place, l’une des premières en Europe.

A ce niveau, tout est fragile; se priver des plus grands noms, se couper des talents reconnus, se passer de découvreurs d’artistes, c’est prendre le risque de transformer un festival de premier plan en une aimable animation estivale.

Dans une ville qui en trois ans  a supprimé des événements culturels , a fermé des lieux, a  asséché les compagnies et ne reçoit pas ses artistes, fragiliser un événement aussi populaire que les Flâneries c’est prendre le risque de décevoir ses habitants et de voir son image se dégrader.

Il reste à comprendre qui décide quoi de la Ville et de l’association.de gestion des Flâneries Musicales

Beaucoup de questions sur lesquelles tous les Rémois devront avoir des réponses, des réponses cohérentes et justifiées.

Reims et les Rémois ont besoin des Flâneries. Les milliers des Rémois et de visiteurs qui les vivent avec bonheur doivent savoir pourquoi on met à l’écart ceux qui font leur succès et ce qui va leur être offert l’an prochain.

C’est un enjeu culturel et  économique, il y va de l’image de notre ville

Le Chateau de Sedan touché par l’orage

Mercredi 14 juillet 2010

C’est une catastrophe: l’orage très violent qui a traversé notre région a particulièrement touché le nord Ardennais, il  a détruit une grande partie de la toiture du château de Sedan

Ce château du XVème siècle est l’une des merveilles architecturales et culturelles de notre région. Il a été remarquablement remis en état.

Les Sedanais y sont  autant attachés que nous le sommes à la Cathédrale de Reims.

Dans cette partie de la région économiquement en difficulté, c’est un drame supplémentaire.

Toute ma sympathie à nos amis Sedanais et à leur Maire Monsieur Herbillon

Flâneries 21 ème!!!

Dimanche 20 juin 2010

C’est reparti pour six semaines de plaisir musical avec ces 21 èmes Flâneries Musicales de Reims.

Créees sous Jean Falala, développées sous Jean-Louis Schneiter, elles  ont été préservées par l’actuelle Municipalité malgré un budget en baisse.

Les Flâneries sont avant tout un formidable succès public qui les protège de toute tentation de manipulation.

Les Flâneries sont aussi le succès de  deux grands faiseurs: Hervé Corre et Francis Le Bras.  A eux deux ils mobilisent des artistes confirmés ou en devenir, mais toujours de grand talent.

Il faut  protéger ces deux acteurs essentiels. Les protéger d’atermoiements administratifs et  de tout amateurisme.

Ces grands professionnels, enthousiastes et efficaces doivent pouvoir travailler dans la sérénité et avec les moyens humains et financiers nécessaires.

Pour la partie artistique une fois de plus le programme passionnera: les jeunes talents déjà confirmés: David Kadouch, Nemanja Radulovic, la guitariste Gaëlle Solal , les grands rendez-vous jazz et notamment le grand rendez-vous musical et festif du parc de Champagne.

De quoi se donner du bonheur et d’oublier un moment les dures contingences d’une période particulièrement éprouvante.

Bonnes Flâneries!!!

Mauro CORDA à Reims

Vendredi 7 mai 2010

Mauro Corda expose pour un mois à Reims.

Cet ami originaire  de Reims est un des grands sculpteurs de cette époque. je ne saurais le rattacher à aucun courant, à aucune mode.

Il traduit avec beaucoup d’élégance des sentiments forts, sincères, sans pudeur. Les corps ou les visages qu’il invente sont plus qu’humains.

Pierre-Emmanuel Taittinger a mis à la disposition de Mauro le magnifique Hôtel des Comtes de Champagne, Deux galeries l’accueillent pendant tout ce mois de Mai: le Cardo et la galerie Degrelle.

Un superbe catalogue est mis en vente, tous les profits seront versés aux Restos du Coeur, je vous le disais: élégant.

Vous êtes à Reims ou  vous passez à Reims pendant ce mois de Mai, ne manquez pas les portraits de Mauro Corda, vraiment!!

Musée au Boulingrin: plutôt des bonnes nouvelles

Jeudi 22 avril 2010

J’ai lu les propos de l’Adjoint chargé des  grands travaux et j’ai été satisfait de ce qu’il a annoncé au sujet de  la construction du futur Musée des Beaux Arts au Boulingrin.

Sur ce projet qui m’est cher, je retiens qu’il n’est pas tombé aux oubliettes des promesses électorales. La Municipalité a donné des chiffres, des dates, présenté une procédure qui me paraissent cohérents et raisonnables.

Sur le fond tout va bien et restera à suivre, sur la forme il est dommage que le toujours aimable n’ait pu s’empêcher de tacler le GMB, forcément soupçonné de défendre un dossier dont l’idée revient à l’ancienne Municipalité…

Peu importe, l’essentiel est que ce dossier avance. Au GMB et à tous ceux qui s’en préoccupent de rester attentifs.

(illustration; le nouveau musée de Metz)

Et si on reparlait du grand musée au Boulingrin?

Samedi 6 mars 2010

l'actuel Musée des Beaux Arts

Le 20 mars le GMB (association pour un grand musée au boulingrin) lance à Reims sa deuxième manifestation festive: un grand déménagement (fictif, on vous rassure!!) des oeuvres du Musée des Beaux Arts, de ses bâtiments actuels à St Denis vers ceux espérés près des Halles du Boulingrin.

Le GMB s’est crée pour défendre un projet que j’ai initié pour recréer ce Musée aux oeuvres nombreuses  et exceptionnelles mais bien à l’étroit, dans le secteur des Halles du Boulingrin.

On a vu que les trois candidats aux municipales avaient pris en compte cette idée. L’équipe d’Adeline Hazan , depuis la victoire de la gauche, a affirmé à plusieurs reprises son engagement de réaliser ce Musée pendant sa mandature. Rien que du bonheur.

Mais il semble que la promesse aurait du mal à se transformer en réalité: de propos ambigües en informations qui se recoupent , la municipalité pourrait être tentée de remettre le projet  à plus tard, à un prochain mandat ce qui renvoie , quand on est pas sur d’être élu (il faut que les électeurs votent..)   aux calendes grecques.

Je me rassure, l’omni-adjoint chargé des grands travaux, de la culture, des affaires économiques et j’en oublie va avoir deux occasions de me démentir: le 20 mars pour aider à déménager et le 21 avril pour l’assemblée générale du GMB.

Nul doute doute qu’il va confirmer la date annoncée de l’ouverture du grand Musée au Boulingrin:2015.

Je sais, çà va sans dire mais çà ira mieux en le disant….

Le Coq à l’Ane: une jolie maison disparait

Jeudi 4 mars 2010

Eric PoindronEn période de crise et entre deux catastrophes naturelles, la nouvelle pourrait passer inaperçue. Mais la disparition de cette originale maison d’édition rend triste ceux qui aiment les beaux livres, les belles curiosités et la flamboyante personnalité d’Eric Poindron.

C’est une très belle page qui se ferme sur une aventure originale et courageuse. Il restera dans nos bibliothèques et dans nos mémoires de nombreuses  histoires pleines de charmes. Le Coq à l’Ane réanimait des contes et des mystères de notre région. Ce qui a été crée restera mais qui continuera à découvrir ce qui ne l’a pas encore été.

Eric et sa femme ont trop de talent pour ne pas nous proposer d’autres projets. Je suis sur que nous sommes nombreux à être à leurs côtés pour les aider et les encourager!