Reverra-t’on des Flâneries Musicales en 2011?
Samedi 17 juillet 2010
Oui, sans doute il y aura des « flâneries musicales » à Reims en 2011. Mais quelles Flâneries?
Hervé Corre et Francis Le Bras sont tous les deux mis à l’écart pour ne pas dire virés.. Ce n’est pas rien: ils sont les deux directeurs artistiques des Flâneries.
En clair, tous les concerts auxquels vous assistez depuis des années, tous les artistes que vous entendez, ce sont eux qui vous les proposent.
Ils ont l’un et l’autre des compétences et des carnets d’adresses qui nous valent les plus grands talents confirmés et les plus belles découvertes d’Europe. La presse spécialisée les suit, les artistes les apprécient, le public par ses applaudissements les remercie.
Qui pour les remplacer? Un nouveau directeur artistique aurait été embauché: qui est-il, que va – t’ il faire, c’est d’autant un mystère que la presse nationale et la plupart des artistes ne le connaissent pas.
Il y a de quoi être soucieux: un festival aussi important que celui de Reims a mis du temps à trouver sa place, l’une des premières en Europe.
A ce niveau, tout est fragile; se priver des plus grands noms, se couper des talents reconnus, se passer de découvreurs d’artistes, c’est prendre le risque de transformer un festival de premier plan en une aimable animation estivale.
Dans une ville qui en trois ans a supprimé des événements culturels , a fermé des lieux, a asséché les compagnies et ne reçoit pas ses artistes, fragiliser un événement aussi populaire que les Flâneries c’est prendre le risque de décevoir ses habitants et de voir son image se dégrader.
Il reste à comprendre qui décide quoi de la Ville et de l’association.de gestion des Flâneries Musicales
Beaucoup de questions sur lesquelles tous les Rémois devront avoir des réponses, des réponses cohérentes et justifiées.
Reims et les Rémois ont besoin des Flâneries. Les milliers des Rémois et de visiteurs qui les vivent avec bonheur doivent savoir pourquoi on met à l’écart ceux qui font leur succès et ce qui va leur être offert l’an prochain.
C’est un enjeu culturel et économique, il y va de l’image de notre ville



