Archive pour la catégorie ‘Politique’

Au tour des Cyclistes

Mardi 7 septembre 2010

C’est fou cette manie de l’équipe d’Adeline Hazan de se fâcher avec ceux qui forment à priori son électorat.

Cela a commencé très tôt, et très fort, avec les fonctionnaires municipaux; ce n’est pas leur faire injure que de dire qu’une majorité d’entre eux vote à gauche. A peine arrivée Adeline Hazan et son DG ont réussi l’exploit de  les mettre dans la rue.

Faites un sondage, nos fonctionnaires voteront peut-être à gauche mais semble t’il pas pour les prochaines municipales..

Les acteurs culturels ne sont pas tous prédisposés à voter à droite, mais face au jeu de massacre mené par les deux adjoints successifs à la culture  (à l’acculture?), on ne peut pas parier qu’ils vont se précipiter vers les bulletins rose/vert/rouge en 2014;

Surprise à la lecture dans l’Union de ce jour: ce sont les cyclistes qui font aujourd’hui grise mine..

Pour des histoires compliquées de sens interdit, ils collent leurs amis d’hier au tribunal administratif, rien de moins. On ne peut pas dire que les mêmes cyclistes nous aient porté aux nues, mais bon an mal il y avait dialogue sous notre municipalité précédente.

Qu’ils se soient sentis méprisés par leurs amis de la municipalité  de gauche au point de leur faire un procès, çà s’est fort!

A cette vitesse là et s’ils s’obstinent  dans leur penchant suicidaire, les actuels élus vont se retrouver un peu seuls dans les années qui viennent.. Déjà que les communistes leur mènent la vie dure….Je me rassure ils auront quand même 59 noms pour faire une liste….sans cycliste bien sur!!

Petite rentrée Rémoise

Samedi 4 septembre 2010

Tout a été dit sur les cartables: à Reims comme ailleurs la municipalité a fait ce qu’il fallait de travaux d’été et d’installation d’ordinateurs dans les classes.

La nouveauté, c’est Sciences Po, inauguré en grands pompes, c’est vrai qu’au prix des travaux (76 millions d’euros) et au prix payé par les contribuables locaux (3.000 euros par étudiant et par an), çà valait bien une belle communication.

Quand vous croiserez un étudiant de sciences-po dans la rue, il vous dira bonjour (il est bien élevé), il ajoutera merci (il est reconnaissant).

En revanche on ne sait pas où et quand on inaugurera le futur FRAC, le théâtre Jean-Pierre Miquel, les salles d’exposition, disparus ou à disparaitre de l’ancien collège des Jésuites.

Pour le reste c’est une rentrée comme on va en rencontrer d’autres à Reims plus qu’ailleurs: dans votre boîte aux lettres, les impôts locaux et la taxe sur les ordures ménagères ( de + 20 à +25%), les fumeux projets pour 2020, moins pour votre quotidien , plus sur l’emballage, rien que le train-train socialiste…

Bonne rentrée quand même!!!

Le FRAC va t’il quitter Reims?

Samedi 21 août 2010

Le FRAC à l’Ancien Collège de Jésuites est condamné par l’installation à prix d’or de Sciences Po (coût pour le contribuable: 3.000 euros par an et par étudiant, hors frais d’aménagement..).

Les dommages collatéraux sont nombreux: disparition du théâtre Jean-Pierre Miquel, des espaces d’expositions, des salles du centre d’interprétation.. last but not least le FRAC (Fonds Régional d’Art Contemporain) est aussi condamné à partir.

A partir de Reims?

C’est à craindre: il y a plus de 20 ans quand le ministre de la Culture Jack Lang crée les FRAC, Jean Falala et Jean Louis Schneiter se sont battus aux côtés de Michel Laval pour que le FRAC Champagne-Ardenne soit  installé à Reims au détriment de Chalôns, capitale régionale.

Tout bénéfice pour notre Ville d’accueillir le prestigieux lieu de création co-financé par l’Etat et la Région, ses expositions, ses dizaines de milliers de visiteurs annuels, la présence d’artistes internationaux, les actions dans nos lycées ou avec les maisons de quartiers, la charge  de la Ville consistant en la mise à disposition du lieu.

La municipalité de gauche s’est engagée main sur le coeur à reloger le FRAC au moins dans les mêmes conditions.

Les promesses étant ce qu’elles sont la Ville ne reloge toujours pas l’institution culturelle qui doit voir se rapprocher la date de son départ avec inquiétude.

Elle peut être inquiète: la seule proposition de la municipalité impose un investissement de plusieurs dizaines de millions d’euros à financer par l’Etat et le Région….Je doute que ces derniers  aient envie de dépenser autant  en période de disette d’argent public. On peut imaginer qu’un retour à Châlons ou dans une autre ville de la région soit étudié.

Serge Pugeault avait déclaré qu’il y avait autant de propositions culturelles à Reims qu’a Marseille ( çà reste à vérifier).,c’est sans doute trop à ses yeux. Il est cohérent et fait le ménage: des événements sont supprimés, des lieux disparaissent, les moyens se réduisent à peau de chagrin.

Chacune des trois premières années du règne d’Adeline Hazan s’est traduite par une régression. Cette année on sait que le Flâneries ont vécu, 2011 sera-t’elle l’année du départ du Frac?

A ce rythme en 2014 il nous restera (peut-être) le théâtre municipal et une bibliothèque comme au bon vieux  XIX ème siècle??

2011: l’année des premières « âneries musicales de Reims »?

Samedi 24 juillet 2010

Puisqu’il faut bien donner un nom à la chose, pourquoi pas celui-là.
Dans ce qu’il faut bien considérer comme un gâchis, entre rumeurs et demi-informations, entre coups de gueule et coups bas, une chose semble acquise: les Flâneries Musicales ont vécu.

On peut changer, évoluer, c’est sain et même vital et les Flâneries créees par Gabrielle Nguyen ont évolué et pouvaient évoluer encore.
Mais quand on décapite les deux directeurs artistiques, quand on les remplace à l’arrache par un jeune inconnu de 62 ans dont l’expérience artistique se résume à une poignée de festivals d’animation gentiment amateurs, quand on balance des concepts autour de week-end thématiques et de musiques mélangées, quand on s’interroge sur le principe des concerts gratuits, il faut bien appeler un chat, un chat et ce chat n’est plus celui des Flâneries Musicales.

Si le pire n’est pas certain, comme l’un des aimables animateurs  de l’association actuelle des Flâneries me l’a asséné (sans me convaincre) à la sortie du concert de clôture, le moins lucide d’entre nous avait le droit d’avoir de sombres inquiétudes.

A la lecture des propos du toujours très aimable Adjoint à la Maire chargé de tout: ce n’est plus de l’inquiétude: c’est véritablement de la déprime.

Celui que certains dans les services municipaux appellent en alternance le Maire II ou Sa Suffisance a laissé couler sa rancoeur pour les Flâneries et pour ceux qui les font: il accuse et il insulte Hervé Corre publiquement après avoir méprisé Francis Le Bras en privé.

Il est le porteur de l’unique message qu’il défend: « je paie, je décide ». Alors il en dit  un peu plus sur le nouvel objet de ses rêves: ce serait de la musique classique croisée avec de la musique du monde, ce serait la fin des concerts l’après-midi et de l’alternance concert gratuit/concert payant.

L’homme n’est pas à une contradiction près, piétinant les principes des rapports Collectivité/Association: L’omniscient dit ne pas se mêler de la gestion des Flâneries et affirme parmi d’autres décisions qu’il a prises, qu’il conserve djaz51 pour organiser le Concert Pique-Nique!!!

Entre confusion et amateurisme, entre agressivité et incompétences, la gauche Rémoise et l’association de Flâneries ont réussi à détruire un chef d’oeuvre aimé  des Rémois et  reconnu par tous les professionnels européens de la musique.

C’est pathétique et les Rémois qui ont hué la Maire sont en colère.

Heureusement l’an prochain nous aurons les fêtes du 800 ème anniversaire de la construction de notre Cathédrale, çà cachera  la misère mais les Rémois ne seront pas dupes.

Il faudra bien rendre des comptes,le bilan est déjà lourd,  dommage qu’il faille attendre 2014 pour les solder.

Reverra-t’on des Flâneries Musicales en 2011?

Samedi 17 juillet 2010

Oui, sans doute il y aura des « flâneries musicales » à Reims en 2011. Mais quelles Flâneries?

Hervé Corre et Francis Le Bras sont tous les deux mis à l’écart pour ne pas dire virés.. Ce n’est pas rien: ils sont les deux directeurs artistiques des Flâneries.

En clair, tous les concerts auxquels vous assistez depuis des années, tous les artistes que vous entendez, ce sont eux qui vous les proposent.

Ils ont l’un et l’autre des compétences et des carnets d’adresses qui nous valent les plus grands talents confirmés et les plus belles découvertes d’Europe. La presse spécialisée les suit, les artistes les apprécient, le public par ses applaudissements les remercie.

Qui pour les remplacer? Un nouveau directeur artistique aurait été embauché: qui est-il, que va – t’ il faire, c’est d’autant un mystère que la presse nationale et la plupart des artistes ne le connaissent pas.

Il y a de quoi être soucieux: un festival aussi important que celui de Reims a mis du temps à trouver sa place, l’une des premières en Europe.

A ce niveau, tout est fragile; se priver des plus grands noms, se couper des talents reconnus, se passer de découvreurs d’artistes, c’est prendre le risque de transformer un festival de premier plan en une aimable animation estivale.

Dans une ville qui en trois ans  a supprimé des événements culturels , a fermé des lieux, a  asséché les compagnies et ne reçoit pas ses artistes, fragiliser un événement aussi populaire que les Flâneries c’est prendre le risque de décevoir ses habitants et de voir son image se dégrader.

Il reste à comprendre qui décide quoi de la Ville et de l’association.de gestion des Flâneries Musicales

Beaucoup de questions sur lesquelles tous les Rémois devront avoir des réponses, des réponses cohérentes et justifiées.

Reims et les Rémois ont besoin des Flâneries. Les milliers des Rémois et de visiteurs qui les vivent avec bonheur doivent savoir pourquoi on met à l’écart ceux qui font leur succès et ce qui va leur être offert l’an prochain.

C’est un enjeu culturel et  économique, il y va de l’image de notre ville

Le Chateau de Sedan touché par l’orage

Mercredi 14 juillet 2010

C’est une catastrophe: l’orage très violent qui a traversé notre région a particulièrement touché le nord Ardennais, il  a détruit une grande partie de la toiture du château de Sedan

Ce château du XVème siècle est l’une des merveilles architecturales et culturelles de notre région. Il a été remarquablement remis en état.

Les Sedanais y sont  autant attachés que nous le sommes à la Cathédrale de Reims.

Dans cette partie de la région économiquement en difficulté, c’est un drame supplémentaire.

Toute ma sympathie à nos amis Sedanais et à leur Maire Monsieur Herbillon

Rapport de la Chambre Régionale des Comptes sur la gestion de notre Municipalité

Samedi 3 juillet 2010

Le rapport de la CRC sur la gestion de la Ville de Reims pour la période 2004-2008 prive la Municipalité de gauche de son principal argument critique: non la Ville n’a pas été mal gérée par notre Municipalité présidée par Jean-Louis Schneiter.

Pas besoin d’être spécialiste pour comprendre ce qui est très bien écrit dans le rapport de la CRC.

Quelques extraits:

On y parle de « politique d’investissement très dynamique  par un recours notable à l’emprunt.. (deux médiathèques, un stade, la cartonnerie, réhabilitation de la maison des associations,  René TysII, opérations de renouvellement urbain..)  la Ville a emprunté sur cette période 257M d’euros, soit 51 M d’euros par an » . Ce ne sont que des investissements nécessaires et qui ont tous été votés par l’opposition de l’époque.

La seule remarque négative  concerne la participation au financement de la ligne TGV « paradoxalement, la métropole rémoise aura plus contribué au financement de la  LGV que la métropole la plus éloignée, Strasbourg »

« La situation financière n’est pas à ce jour préoccupante (2008): elle le deviendrait si la Ville maintenait ce niveau d’équipement » . En 2007, nous avons un rapport commandé par Jean-Louis Schneiter et discuté en Conseil, il dit la même chose. La Gauche le connait parfaitement, ce qui ne l’empêche pas de faire des promesses de campagne..

Sur les soldes intermédiaires de gestion:

 » Après avoir connu un pic en 2005, la dette à long terme reste stable entre 2006 et 2008, période au cours de laquelle la capacité d’autofinancement nette de la Ville redevient positive et progresse »: On est loin de la situation cataclysmique décrite par la nouvelle municipalité.

Plus loin:  » L’excédent brut de fonctionnement , le résultat de fonctionnement et la capacité d’autofinancement brut sont positifs et progressent » …. le fonds de roulement d’exploitation est positif et assez stable (toujours pour la période 2006-2008). Pour une ville mal gérée, ce n’est pas mal!

« Entre 2004 et 2008 les charges de fonctionnement progressent de 5,35 % soit de 1,37% par an » Il faut bien faire fonctionner les nouveaux équipements, notamment en personnel et cela en restant en dessous des charges de personnel des villes comparables: « le poids des charges  de personnel de la ville de Reims est bien en dessous de la moyenne de la strate entre 2007 et 2008″.

Nulle part une critique de la CRC sur le projet Tramway qui est bien porté par l’Agglomération et non par la Ville de Reims.

Voilà, on peut tordre le coup une bonne fois pour toute au sempiternel argument: c’est la faute à Voltaire..  c’est la faute à Schneiter.

Notre Municipalité a fait le choix d’une Ville qui se réveille, qui investit pour ses habitants: pas un des investissements réalisés n’est remis en cause par nos concitoyens ni même par ceux qui étaient dans l’opposition de l’époque!

Flâneries 21 ème!!!

Dimanche 20 juin 2010

C’est reparti pour six semaines de plaisir musical avec ces 21 èmes Flâneries Musicales de Reims.

Créees sous Jean Falala, développées sous Jean-Louis Schneiter, elles  ont été préservées par l’actuelle Municipalité malgré un budget en baisse.

Les Flâneries sont avant tout un formidable succès public qui les protège de toute tentation de manipulation.

Les Flâneries sont aussi le succès de  deux grands faiseurs: Hervé Corre et Francis Le Bras.  A eux deux ils mobilisent des artistes confirmés ou en devenir, mais toujours de grand talent.

Il faut  protéger ces deux acteurs essentiels. Les protéger d’atermoiements administratifs et  de tout amateurisme.

Ces grands professionnels, enthousiastes et efficaces doivent pouvoir travailler dans la sérénité et avec les moyens humains et financiers nécessaires.

Pour la partie artistique une fois de plus le programme passionnera: les jeunes talents déjà confirmés: David Kadouch, Nemanja Radulovic, la guitariste Gaëlle Solal , les grands rendez-vous jazz et notamment le grand rendez-vous musical et festif du parc de Champagne.

De quoi se donner du bonheur et d’oublier un moment les dures contingences d’une période particulièrement éprouvante.

Bonnes Flâneries!!!

Il était temps

Samedi 12 juin 2010

Benoit XVI a enfin été clair sur les crimes pédophiles commis par certains prêtres de l’Eglise Catholique. Il a demandé pardon à Dieu et aux victimes.
Après des années de déni, de silence et d’atermoiement, le Vatican commence à assumer sa responsabilité.

Est ce le début d’une grande réforme ou d’une refondation, j’en doute, étant donnée la grande rigidité de ce pape.Mais ce geste devait être fait, ces paroles devaient être prononcées. Il était temps.

Autre sujet: la jurisprudence Boutin. Là aussi il était temps.

Je suis comme tout le monde: choqué.Que l’on puisse à ce niveau de responsabilité et d’exposition cumuler des revenus  publics à un tel niveau n’est pas acceptable.

Que l’on soit en période de croissance ou en période de crise importe peu. Cela s’accepte moins en période difficile bien sur.

Christine Boutin a renoncé à son « salaire » elle a agi avec intelligence et ouvre la boite de Pandore. Elle n’est évidemment pas seule à cumuler les prébendes. Mettre le doigt sur ce sujet tabou est une bonne chose, là encore il était temps.

Sans démagogie, j’ai du mal à croire que la passonnaria de l’anti-pacs soit la mieux à même en France à trouver les solutions aux problèmes liés à la mondialisation. Si Christine Boutin avait la capacité de produire le centième des idées d’un Attali on l’aurait surement su avant son 68 ème anniversaire…

Pour le reste tout ce qui nuit à l’image de la politique est un danger pour la démocratie. Les modestes élus des Collectivités, les parlementaires qui servent avec opiniâtreté leurs concitoyens prennent un coup à chaque fois qu’une Chrsitine Boutin abuse.

Sans aller jusqu’à en appeler au mânes de St Just,  il est temps de rappeler que  la vertu aussi peut-être  une valeur.

Hommage à Serge Kochman

Samedi 29 mai 2010

Serge Kochman est décédé tragiquement en 2004 le 31 mars il y a tout juste 6ans. Premier Adjoint de Jean-Louis Schneiter, il avait été l’un des artisans de notre victoire en 2001.

Jeudi dernier au Conseil Municipal, une délibération entérinait un legs de Serge à la Ville  qui prouve, s’il en avait été besoin son attachement à  la Ville de Reims.

Sans l’intervention de Catherine Vautrin, cette démarche serait passée quasi inaperçue.

Il serait bon que la Municipalité rende un hommage à cet élu exemplaire, pourquoi pas, comme l’ a suggéré  Catherine Vautrin en affectant la montant du leg à ceux auprès de qui Serge Kochman s’investissait comme Adjoint chargé des affaires économiques: les commerçants.

La taxe sur les enseignes frappe durement les commerçants dans cette période difficile, elle rapporte environ 500.000 euros à la Ville soit la somme que Serge Kochman a légué à la Ville.

Un geste simple et apprécié en guise d’hommage.