Archive pour septembre 2008

Une nouvelle Epoque

Dimanche 28 septembre 2008

La dernière des grandes idéologies s’est effondrée. En 1989, la chute du Mur de Berlin a entraîné l’implosion du Communisme et la disparition de toute idée de réussite d’une société collectiviste.

En 2008, en l’espace de quelques semaines, disparaît le modèle du Libéralisme absolu. La grande faillite financière annoncée il y a quatre mois par le FMI, remet en cause les grands équilibres de notre modèle économique.

La grande règle du « Marché régulé par lui-même » a fait un flop retentissant.

Georges Bush nationalise les grands établissements bancaires américains. Le Président Sarkozy appelle à réguler le Marché, c’est-à-dire mettre fin aux éléments essentiels du libéralisme. La plupart des grands dirigeants le suit dans cette nouvelle approche.

La voie à suivre est celle qui met l’Homme au centre des préoccupations.

C’est le message rappelé sans lassitude depuis toujours par les Démocrates Chrétiens: une société de liberté où le faible est à protéger, où l’Homme est essentiel.

Il est à souhaiter pour notre futur proche que les Etats limitent au mieux les effets de cette très grave crise.

Il est non moins souhaitable pour nous tous que de nouvelles règles de fonctionnement à la mesure des enjeux soient mises en place ; qu’une nouvelle gouvernance mondiale puisse nous garantir contre les violents dérapages que nous vivons, dans le respect de règles démocratiques.

Les RITV sacrifiées : Adeline Hazan, quelle politique culturelle ?

Samedi 27 septembre 2008

L’opposition socialiste a peu critiqué notre politique culturelle. Peu de questions en Conseil Municipal, peu d’intervention dans la Presse ; officiellement elle s’est montrée assez neutre sur ces sujets, officieusement, souvent assez favorable il faut le reconnaître.

Je crois pouvoir dire que la Culture n’a pas été un sujet de polémique sous la Municipalité de Jean-Louis Schneiter.

Voilà un domaine où l’on pouvait penser que la nouvelle équipe ferait aussi bien. Les médiathéques et le réseau de lecture publique, la Cartonnerie, les actions culturelles, les programmations de spectacle vivant, les festivals de qualité. La nouvelle équipe a même entériné le projet de programmation européenne sur lequel nous avons travaillé avec les grands lieux de spectacle. Elle pouvait s’appuyer sur des bases solides.

Quelques commencements de mauvaises nouvelles se sont fait entendre.

On parle de supprimer dès l’année prochaine deux semaines de programmation des Flâneries Musicales, avec l’accord des organisateurs qui n’ont sûrement pas beaucoup le choix.

La nouvelle équipe a supprimé le Parcours d’Artistes que nous avions créé à l’occasion des Journées du Patrimoine : plusieurs dizaines de milliers de personnes découvraient des artistes dans leurs ateliers, artistes qui trouvaient là l’occasion de montrer leur travail.

Gisèle Bienne, écrivain, qui animait un atelier d’écriture dans le quartier du Chemin Vert a été remerciée.

Aujourd’hui, on apprend qu’Adeline Hazan a décidé de supprimer avec brutalité les Rencontres Internationales de Télévision, au lendemain de leur vingtième anniversaire. C’est une très mauvaise nouvelle pour Reims.

Ce festival unique en son genre dans le monde, est reconnu pour être le lieu de rencontres autour de la fiction de qualité. Toutes les grandes télévisions se sont retrouvées à Reims pour montrer ce qui se fait de mieux dans le domaine de la création. On ne compte pas le nombre de grands noms qui se sont succédés dans les locaux de la Comédie, on ne compte pas les grandes séries qui ont été découvertes à Reims, avant de rencontrer un succès populaire.

Reims, au travers de ce festival, confirmait son rôle de Ville de création et de découverte de nouveaux talents.

Les RITV sont aussi le seul festival ou grand public et professionnels se croisent, se rencontrent, partagent, dans un vraie et riche simplicité.

Tuer les RITV, c’est donner un mauvais coup à l’un de nos atouts culturels, c’est donner un mauvais coup à notre image à l’étranger, c’est donner un mauvais coup aux Rémois qui se passionnent pour une télévision intelligente.

Adeline Hazan avait promis aux organisateurs de leur donner du temps pour faire évoluer les RITV ; quelques mois plus tard, Madame la Maire efface un événement culturel de premier plan.

Que dirait-on si Madame Hazan était de Droite.

Je le dirai de Madame Hazan, Maire de Gauche : vous venez de commettre une faute politique grave, vous avez sacrifié sur un autel stupidement idéologique un moment culturel rare.

Les faits sont têtus, cette Municipalité pourra tenir tous les discours qu’elle veut, la Culture est pour elle une préoccupation d’arrière-plan.

Adeline Hazan : une politique de communication (suite)

Lundi 22 septembre 2008

Adeline Hazan

Je l’ai écrit ici le 16 septembre, Adeline Hazan a bien trouvé le seul argument possible pour ne pas appliquer ses promesses de campagne : la Municipalité précédente a trop investi.
Quelques élus ont eu la gentillesse de me faire parvenir un exemplaire du rapport du Cabinet Michel KLOPFER. Après étude et comparaison, il est en tout point cohérent, et ce n’est pas une surprise, avec celui réalisé par le même cabinet il y a un peu plus de deux ans, à la demande de Jean-Louis Schneiter.
Une Ville qui investit (voir le papier du 16), s’endette ; notre capacité d’investissement dans les années post-2007 en était forcément mesurée. Nous sommes, jusqu’en 2013, au dessus de la moyenne des Villes, dans cette catégorie, de notre strate.
En revanche en terme d’imposition locale, nous restons en dessous de la moyenne des Villes de 100.000 à 300.000 Habitants.
Les trois scénarii présentés par le cabinet conseil sont les mêmes que ceux de la première version du dit rapport.
J’en tire bien sur deux conclusions principales.
La première, c’est que la gestion de la collectivité doit s’appuyer sur les scénarii de prudence.
Dès 2006, nous avions commencé à ne plus remplacer tous les départs en retraite, à lisser des opérations nouvelles, à maintenir, sans les baisser les subventions,à faire appel à une augmentation raisonnable de la fiscalité.
La deuxième, c’est que ni Madame Hazan, ni les proches membres de sa liste ignorait cette situation. Les élus de l’opposition de l’époque ont reçu et ont eu largement le temps d’étudier le premier rapport KLOPFER, et ce bien avant la période électorale.
En annonçant dans son programme électoral de nombreux et coûteux investissements, tout en annonçant qu’elle n’augmenterait pas la fiscalité, la candidate Adeline Hazan plaçait la nouvelle Maire Adeline Hazan dans la situation impossible de ne pouvoir tenir ses promesses.
En n’aucun cas elle ne pouvait ignorer les conséquences de l’application de ses décisions
Incompétence ? Maladresse ? Aux Rémois de juger.

Adeline HAZAN : une politique de communication

Mardi 16 septembre 2008

Adeline Hazan

Six mois de mandat municipal, c’est bien sûr un peu faible pour faire un bilan ; mais à quelques jours de la présentation de son premier Budget Supplémentaire, il est intéressant de constater les signes donnés par cette nouvelle Municipalité.

Sur le fond, rien de nouveau n’est apparu, nous sommes sur la continuité des grandes actions lancées précédemment : fin du Stade, développement des travaux liés au futur tramway, fin des travaux rue Buirette…

Tout est dans la forme : Adeline Hazan communique, au travers d’actes symboliques.

- Gratuité de l’accès au parc de Champagne : plutôt un bon signe pour un un parc municipal, mais un signe qui a un coût de plus de 100.000 euros par an.

- Augmentation forte des indemnités des élus : sûrement justifiés mais qui va coûter quelques dizaines de milliers d’euros chaque année et un mauvais signe en période de difficultés de pouvoir d’achat.

- De considérables travaux dans les bureaux du Maire et de ses collaborateurs, pas forcément utiles (on en attend le coût exact). Au-delà du coût se pose déjà la question de fond du fonctionnement de la nouvelle équipe.

La Maire s’appuie visiblement sur deux pôles très puissants :

- Un Cabinet très lié au Parti Socialiste, c’est un choix ; le personnel de ce cabinet est très présent, très actif et très orienté, déjà, vers les futures échéances électorales et l’image nationale d’Adeline Hazan.

- Le deuxième pôle est composé de trois élus, liés de longue date à la nouvelle Maire et cumulant les délégations les plus stratégiques.

Ces deux groupes concentrent influence et pouvoir, tout leur est soumis, Madame la Maire agit en arbitre et les autres élus font ce qu’ils peuvent pour exister.

Les fonctionnaires municipaux sont désarçonnés par ce fonctionnement, ils ne savent pas qui décide vraiment, cherchent des répères, craignent pour leur avenir soumis à un audit bien mystérieux.

Autre acte symbolique : organiser une réflexion sur Reims en… 2030 !!

Sans caricaturer à l’extrême, parce qu’il est toujours indispensable de réfléchir à long terme, il n’en reste pas moins vrai que cette équipe a été élu pour gérer la Ville jusqu’en 2014.

Que va-t-il se passer ? Entre concours, réflexions, débats, colloques, concertations, validations des grandes lignes et de leurs déclinaisons, cette démarche va permettre d’occuper le terrain. Le temps des débuts de commencement de projets concrets nous amènera bien jusqu’en 2013, année électorale.

Bien sûr, en 2013, le projet électoral d’Adeline Hazan sera celui issu de cette longue et passionnante réflexion.

C’est à la fois très intelligent et très pratique.

Que se passera-t-il d’ici là ?

Deux choses :

- On se préoccupera de gérer les travaux du Tramway et de sa mise en place prévue en 2011.

- Et on nous expliquera, pas plus tard qu’au Conseil Municipal du 22 septembre que l’on ne pourra pas appliquer le programme de la campagne électorale pour cette mandature parce que la Municipalité précédente a tout fait, ou presque, et évidemment trop dépensé.

C’est vrai qu’entre les deux Médiathèques, la Cartonnerie, le Stade, le financement du TGV, le deuxième René Tys, la rénovation de Wilson, la moitié des voieries, l’embellissement du cœur de ville,la création d’un nouveau parvis pour la Cathédrale et je ne peux pas tout citer, on a bossé pour l’équivalent de deux mandats !!

Autant dire qu’à part la réfection du batiment des Halles du Boulingrin dont le dossier était quasi ficelé, on ne va pas voir grand-chose pendant les cinq ans qui viennent.

Je crois que ceux, dont je suis, qui comptaient sur un Nouveau Musée des Beaux Arts au Boulingrin vont être amers.

Après l’intégration du Marché sous la Halle, on risque de voir l’espace libéré, vide pendant longtemps !!

La marge de manœuvre est simple pour cette Municipalité, durer en communiquant, trouver d’autres congrès du PS et communiquer encore et communiquer toujours : les Rémois s’en contenteront ils ?

Incompréhensible querelle !

Vendredi 12 septembre 2008

François Schmitt et Catherine Coutant sont à l’origine de nombreux ouvrages sympathiques, de qualité, sur le patrimoine. J’ai eu l’occasion, comme Maire-Adjoint, d’en soutenir plusieurs d’entre eux.

Je l’ai fait d’autant plus volontiers que ces deux artistes sont des gens ouverts, généreux et très positifs.

Dans aucun de leurs ouvrages, ni le texte ni l’illustration ne sont jamais frappés par une quelconque polémique, par un quelconque désir de blesser.

Bien au contraire, l’esprit, le ton, donnent envie de découvrir notre région, de connaître ses habitants, présentés sur leur meilleur jour.

Leur nouveau travail souhaite mettre en valeur l’une des richesses de notre agglomération : ses jardins familiaux, encore très peu regardés et rarement mis en valeur par des artistes ; je trouve l’intention louable et largement positive.

Le refus du par ailleurs très dévoué Président des Jardins Familiaux d’accepter de voir publié l’ouvrage de François Schmitt et de Catherine Coutant me parait totalement incompréhensible. Rien ne semble justifier une telle réticence !

La menace de déférer les auteurs en justice me choque d’autant plus que le Président de Jardins familiaux n’apporte aucune justification à sa décision.

Je n’y vois donc qu’une censure, toujours insupportable, mais dans le cas présent,  presque ridicule, étant donné le sujet traité.

J’en appelle aux tutelles des jardins familiaux pour appeler cet estimable responsable à la raison ou à minima à expliquer ce qui a justifié à ces yeux une posture aussi violente.

Modem : à gauche toute

Lundi 8 septembre 2008

François Bayrou

Ce n’est pas tout à fait une surprise, mais au moins c’est maintenant clair : au cours de son Université d’été, François Bayrou, a appelé à s’allier avec le Parti Socialiste. Il a donc fait basculer le Modem vers la Gauche.

Le mouvement était amorcé, nettement depuis la ballade chantée par Ségolène Royal sous les fenêtres du Béarnais, entre les deux tours de Présidentielles ; encore timoré il avait laissé la Belle… dans la rue.

Certain de son destin de Président de la République, François Bayrou ose tout : vider l’UDF de sa substance et virer ses  fidèles, changer de positionnement en fonction des circonstances, exister par réaction et populisme ; il existe aujourd’hui parce qu’il a décidé de récupérer un anti-Sarkozyme  que la Gauche ne parvient pas à capitaliser.

Après avoir appelé à un Centre « ni Gauche ni Droite » il ose une OPA minoritaire sur la Gauche !!! Sans savoir qui sera le patron du prochain PS. Je doute qu’Emmanuelli ou Aubry, pour ne citer qu’eux, soient très sensibles à l’appel du 7 septembre lancé par le Président du Modem.

Il reste dans la Marne des adhérents locaux au Modem, je crois en connaître, qui ne vont pas se sentir à l’aise de devenir les alliés de Gérard Bertiaux ou d’Adeline Hazan.

A Reims, mes amis élus du Modem sont dans l’opposition à la Municipalité de Gauche, alors que leur patron rêve d’alliance avec le PS.

Pas facile à suivre François Bayrou, pas facile à vivre pour ceux qui restent avec lui !!!

RSA : une bonne façon de sortir de la précarité

Dimanche 7 septembre 2008

Martin Hirsch est en passe de réussir. Dans quelques semaines va être examiné par les Assemblées le projet de RSA, projet  qu’il porte et pour lequel il se bat avec opiniâtreté et bientôt je l’espère avec efficacité.

Le constat est simple, et je le vis au quotidien par les populations avec lesquelles je travaille. Reprendre un emploi est un parcours très difficile, semé des contraintes liées aux échecs, aux ruptures. Il faut d’abord retrouver confiance en soi, trouver les bonnes filières qui donnent de l’emploi, la bonne formation et bien sur l’emploi disponible.

Et là le dernier obstacle est souvent rédhibitoire : retravailler coûte. Des revenus annexes disparaissent, il faut assurer les dépenses liées aux transports, aux gardes d’enfant. Et trop souvent, la personne, même motivée, renonce.

Le RSA permet d’assurer ce retour à l’emploi, permet de mettre une vraie distance entre le revenu de l’assistance et celui du travail.

Expérimenté, y compris dans la Marne, par le Conseil Général, il fonctionne.

Moins d’emplois non pourvus, moins de bénéficiaires du RMI, des enfants qui voient leurs parents aller travailler le matin, ce sont des familles qui retrouvent confiance en eux, des quartiers qui s’apaisent, une société qui reprend confiance en elle.

Un bât blesse : le financement du RSA ; qu’il soit basé sur une contribution des revenus du capital ne me choque pas ; que ces revenus soient ceux de l’assurance-vie et pas ceux des bénéficiaires du « bouclier fiscal » me parait inéquitable ; je partage  le combat des Parlementaires du Nouveau Centre qui veulent porter le « bouclier fiscal » de  50% à 51,1%.

Il ne faudrait pas qu’une mesure essentielle souffre d’un manque de financement ni que ce financement ne soit pas accepté par nos concitoyens, victimes d’un pouvoir d’achat déjà affaibli.