Archive pour novembre 2008

Les échecs rémois d’Adeline

Samedi 29 novembre 2008

 

Adeline Hazan et Martine Aubry

Adeline Hazan et Martine Aubry

La rentrée n’est pas de tout repos pour la – déjà plus nouvelle – Maire.

 

Certes, son désir d’avoir une stature nationale a connu un début de succès ; son collaborateur, embauché pour cette tâche, Gilles Bon-Maury lui a donné un seul conseil : sois sur toutes les photos à côté de Martine. Et quel succès !!!

Cela mériterait un bêtisier pour le jeu : « cherchez Adeline ».

En gros, vous trouviez Martine, vous trouviez Adeline ; Adeline sur le côté, Adeline derrière, Adeline la tête penchée au dessus de l’épaule, Adeline écoutant Martine, Adeline souriant quand Martine parle…, Adeline rouge de confusion quand Martine parle… d’Adeline !!!

 J’imaginais Martine épuisée : « écoute Adeline, pousse toi un peu que je respire ».

Bref, on a vu Adeline un peu partout ; ce qui est drôle c’est que nous à Reims, on sait qui c’est Adeline, mais à Mont-de-Marsan ou à Saint-Antonin-les-Gonesses, ils ont dû se demander qui c’était cette grande dame aux cheveux courts, le sourire éclatant aux lèvres ; une garde du corps, la porte-sourire de Martine ?

Pendant qu’elle était scotchée à Martine, épuisée à sourire et à courir derrière, évidemment elle ne pouvait pas tout faire.

Par exemple elle ne pouvait pas s’occuper des salariés civils et militaires de la BA 112, que visiblement elle n’a même pas cherché à rencontrer.

Résultat ? Pitoyable.

Réunis toutes écharpes en bandoulières, les Elus mobilisés pour réclamer le maintien de la Base jusqu’en 2014 croisent les représentants des salariés qui veulent que la Base ferme en 2011 et qu’on s’occupe d’eux… maintenant !!

Par exemple, les salariés de chez Chausson soutenus par la candidate Adeline, lui reprochent de les avoir totalement oubliés et de ne pas les recevoir.

Par exemple, Adeline s’était engagée à garder à la Culture son budget et à en faire un élément fort de la Ville de Reims et les budgets sont annoncés à la baisse, les projets sont reportés.

On essaie de faire croire que les travaux de sécurité à la Comédie sont reportés à cause des travaux du Tramway alors qu’ils ont été étudiés, calés, organisés les uns par rapport aux autres. C’est pas beau de mentir !!

C’est gentil d’animer la place du Forum mais on ne fera croire à personne que cela suffit à faire un projet culturel.

C’est pas beau non plus de promettre un chalet au dévoué Pierre Longuet président de l’Amic’Halles et de lui répondre le lendemain qu’il ne pourra pas l’avoir.

Ce n’est pas beau non plus de ne pas tirer les conséquences pour l’image de la Ville de ce désastreux congrès de Reims. Après Reims-Ville des Sacres, Reims-Capitale du Champagne, Reims où il fait bon vivre, on a maintenant Reims associé au choix à : désastreux, calamiteux, suicidaire, épouvantable, ridicule, grotesque, lamentable, pitoyable…

Que nous propose la Maire pour servir l’image de la Ville : sortir VRI dans les délais ?

Renaud Dutreil voulait se servir de Reims comme base arrière pour une carrière nationale, au moins c’était clair. Adeline Hazan avait promis de se consacrer à plein temps à la Mairie de Reims.

Six mois plus tard elle se partage déjà entre la rue de Solférino (pas celle du quartier Chalet-Tunisie) et la Mairie… de Lille.

VRI (bis)

Mercredi 26 novembre 2008

Fin de journée du mercredi 26 Novembre, boite à lettres : chouette ! le VRI de décembre !!! Bravo la Ville, ils ont du mettre les bouchées doubles pour distribuer le journal municipal avec trois jours d’avance, respects !!!

Euh, ben non ! c’est le VRI de novembre, suis-je bête…

Je ne répéterai pas ce que j’ai écrit ici en octobre sur les nouvelles fraîches, en revanche j’ai une suggestion à faire à l’équipe en place : au point où vous en êtes, abandonnez le VRI de décembre. A trois jours près, sortez le prochain numéro le 3 janvier, appelez le VRI de janvier et reprenez un rythme de sortie normal en début de chaque mois.

Très sérieusement, VRI reste un magazine très lu par tous ceux qui s’intéressent notamment à la vie associative, et apprendre chaque mois les événements qui se sont passés la veille finira par lasser.

Une Droite rémoise toujours victime de ses divisions

Mercredi 26 novembre 2008

Une Droite rémoise toujours victime de ses divisions, une Gauche PS sonnée par une calamiteuse période de pré-scission ; un Modem ni à Droite ni à Gauche, mais à Bayrou…

Voilà le paysage politique offert aux électeurs le la première circonscription de Reims – Tinqueux.

Le contexte est connu, l’élection n’a pas d’enjeu national, l’électeur a peu de raison de se précipiter dans les bureaux de votes les 7 et 14 décembre.

Et pourtant… On est quelques uns à croire que la politique ne manque ni de noblesse ni d’efficacité, quand elle est exercée par des Hommes et des Femmes libres et généreux.

Cette générosité, c’est le point commun de ceux qui se présentent (je n’ai pas vu de femmes candidates) à cette élection.

Pour ce qui est de la liberté c’est moins facile.

Si les Partis politiques sont indispensables à l’exercice de la démocratie (et je suis fier d’avoir été UDF et d’être au Nouveau Centre), en ce mois de décembre, on a envie de faire confiance à l’un de ceux que les appareils ont trahi, à l’un des rares qui soit resté fier en ne retournant pas à la maison à la première sollicitation, à l’un des quelques uns qui garde intactes valeurs et convictions.

Qu’il rejoigne, ou pas, l’UMP après son élection, Francis Falala aura eu le mérite de rester droit dans les épreuves, de demeurer sincère, les électeurs de son canton ne s’y sont pas trompés, je suis assez convaincu que les électeurs de sa circonscription ne s’y tromperont pas.

Pauvres socialistes (suite)

Samedi 22 novembre 2008
Martine Aubry

Martine Aubry

 

Ça ne s’arrange pas : après un congrès qualifié de désastreux par les socialistes eux-mêmes, leurs deux tours de votes n’ont rien arrangé. Ententes peu crédibles, appel de Delanoë non suivi d’effet, Fabius inaudible sur son propre territoire : un désastre.

Et leur cauchemar continue, Martine gagnerait de 42 voix !! On commence à évoquer clairement la scission du PS ; Mitterrand doit se retourner plusieurs fois dans sa tombe.

Comme pour Bush il y a quatre ans, il faudrait recompter les bulletins ; comme dans les pays aux mœurs contestables, il faudrait envoyer des observateurs dans les bureaux de votes. Comme à Perpignan, va-t-on retrouver des bulletins de votes dans les chaussettes ?

Pathétique de voir dans quelle déliquescence est tombé le premier « parti de l’opposition ».

Au moment où l’urgence est à surmonter la crise, à accompagner ceux qui sont licenciés, ceux qui craignent pour leur avenir, les socialistes s’étripent comme de mauvais supporters à la sortie d’un stade.

Adeline Hazan a laissé de côté la mairie pendant deux mois, elle doit se mordre les doigts de ce congrès raté, de cette image lamentable qu’elle va porter comme proche de la vainqueur à la Pyrrhus de cette bataille de rue.

Pauvres socialistes

Dimanche 16 novembre 2008

Dommage pour eux : le congrès de Reims sera celui de l’échec ; celui de Rennes servait de référence à l’échec, il sera remplacé par celui de Reims.

C’est un peu dur pour notre Ville : son nom sera associé à l’image d’un échec, pour ne pas dire à celui de la fin du PS.

Les éléphants se sont affrontés, le miracle n’a pas eu lieu… Reims , cimetière de éléphants ?

On risque de porter cette image pendant des années, trop longues…

Un Parti près à exploser, ce n’est bon pour personne et surtout pas pour ceux qui respectent la Politique.

Ce qui apparaît comme une guéguerre de Chefs, ne va pas conduire les citoyens à se rapprocher de la vie politique. Ce vieux Parti qui fonctionne comme une institution de la IVème  République va probablement éclater, repoussant ses sympathisants qui vers le Centre, qui vers le NPA.

Pas forcément une très bonne chose pour la Démocratie.

Par défaut, la Droite et le Centre peuvent rester majoritaires longtemps, j’aurais préféré que nous le restions par choix et convictions.

Le combat de Francis Falala

Samedi 15 novembre 2008
Francis Falala

Francis Falala

 

Sans les lamentables tripatouillages dutreillistes, Francis Falala serait resté Député, probablement facilement réélu aux dernières législatives. Personne n’avait mis en doute son investissement, sa probité, son engagement quotidien auprès de chacun.

Il est des rares Elus à m’avoir contacté spontanément alors que j’étais Adjoint au Maire : à l’occasion du dossier délicat qui nous opposait à l’administration fiscale à propos du Grand Théâtre de Reims. Son appui auprès du Premier Ministre a permis de faire gagner à la Ville quelques centaines de milliers d’Euros.

L’exemple même de ce que l’on attend d’un Député, efficace et disponible au service de la collectivité.

Les choses étant ce qu’elles sont, on pouvait imaginer, après la pitoyable débandade de Renaud Dutreil et les derniers échecs à trouver un candidat, que les responsables politiques de Droite choisiraient de soutenir clairement et unanimement Francis Falala. C’était compter sans les tactiques sombres et les calculs personnels.

Les Rémois, frustrés de l’échec des Municipales dû aux comportements suicidaires des candidats Dutreil-Vautrin attendaient de cette dernière une attitude courageuse et responsable.

Elle a préféré envoyer son propre candidat, Arnaud Robinet, porter les couleurs de l’UMP.

A gauche, Eric Quénart, bien réélu dans son canton, Premier Adjoint au Maire, est un candidat crédible.

Nous revoilà dans les mêmes conditions pathétiques de division qu’en mars dernier : la Droite et le Centre présentent trois candidats à des Rémois en attente d’unité et d’efficacité.

Dans les circonstances particulières d’une élection partielle, sans enjeu national, à quelques jours des vacances des fêtes de Noël, cette situation est dramatique. Comment espérer mobiliser nos électeurs ?

Le seul espoir de gagner est de soutenir Francis Falala, candidat légitime et d’obtenir le retrait avant le premier tour du candidat soutenu par l’UMP.

Ce serait la Raison, ce serait donner un signal fort aux Electeurs, ce serait le retour à une unité que chacun réclame.

Ce serait trop beau ?

De la confusion des genres

Mardi 11 novembre 2008

Que la Maire de Reims ait créé une délégation destinée à lutter contre les discriminations est un choix politique qui n’est pas contestable.

Que l’Adjointe en charge de cette délégation exprime son indignation quand une personne est refusée d’entrée dans une boite de nuit en raison de son âge est une très bonne chose, elle attire l’attention de l’opinion publique sur une attitude discriminante du gérant de cet établissement, elle est dans son rôle de politique.

En revanche, dans l’affaire concernant ce jeune couple marié dans l’urgence pour tenter d’échapper à une décision de justice du Tribunal Administratif, l’attitude de la même Adjointe est contestable.

Il est nécessaire de rappeler, qu’élus locaux, nous n’effectuons pas les mariages seulement sous la responsabilité d’un Maire, mais comme Officier d’Etat Civil sous la responsabilité du Procureur de la République, c’est-à-dire que nous procédons aux mariages au nom de l’Etat Républicain.

En sachant cela, l’élue, qui a semble-t-il, précipité le mariage de ce couple, l’a fait pour permettre d’échapper à une décision de justice d’un tribunal de la République, le tribunal administratif. C’est donc délibérément qu’elle agit.

Je ne me prononce pas sur le fond, cet étudiant a certainement des raisons fortes et légitimes de vouloir rester sur le territoire français. Peut-être le tribunal administratif lui aurait donné raison.

En revanche je réprouve l’attitude de cette élue qui a utilisé son rôle d’Officier d’Etat Civil pour fausser une décision de Justice et fait passer son choix politique avant son rôle républicain. J’ignore comment le Procureur de la République appréciera.

« La SCNF et les Demeurés » ou « trois heures dans le TGV Reims-Paris »

Lundi 10 novembre 2008

 

TGV Est

TGV Est

La SNCF a tort de prendre ses passagers « clients » pour des crétins.

 

Samedi 12H30, en gare de Reims, j’attends comme tout le monde, et du monde il y en avait sur le quai A, pour prendre le TGV de 12H45.  De TGV, point, sauf là bas très loin en bout de quai.

12H40, la voix suave de la SNCF nous informe que le TGV va partir à 12H45 : ruée de la  foule en panique vers le fameux TGV en bout de quai, dont les portes sont… fermées !!

12H50, la même voix, un peu gênée nous annonce que ledit TGV aura 40 minutes de retard : pourquoi ? Mystère.

Repli de la foule énervée, en désordre vers le bar ou ailleurs !

13H38, le bouche à oreille nous apprend que le TGV va partir… Nouveau mouvement de foule précipité !!!

Le TGV part, soulagement, mais 15 minutes plus tard,  au milieu de la jolie campagne aux couleurs d’automne… Arrêt.

On se dit « le train va faire de l’eau » (souvenir des trains de western) ou « c’est une opération d’un office de tourisme », « découvrez l’automne dans notre région », mais silence de la SNCF.

Enfin un message de la voix, moins suave, de la SNCF : « nous sommes arrêtés en plein champs (merci, au cas où l’on n’aurait pas reconnu les belles étendues de terre de chaque côté du train), ne descendez pas du train (c’est sûr, on avait tous envie de gambader en chaussures de ville dans la campagne ensoleillée !!), durée prévue de l’arrêt, 15 minutes.

Une demi-heure plus tard, le TGV repart et à une vitesse cette fois habituelle notre TGV chemine, pour arriver à Paris à 15H38 : 2 heures 45 minutes pour faire Reims-Paris.

La voix – un peu gênée – de la SNCF nous bredouille une vague excuse.

C’est en lisant l’Union du lendemain, dimanche, que l’on apprend les raisons, graves, de ce retard : des irresponsables ont saboté des équipements, ce qui a entraîné de nombreux difficultés.

Tous les passagers du Reims-Paris l’auraient parfaitement compris si les voix, suaves ou moins suaves, avaient eu la courtoisie de l’annoncer.

La SNCF est performante, c’est clair. En matière d’information auprès de ses usagers, même le régime coréen (du nord) fait mieux. Il y a du  boulot en matière de communication, mais le point de départ c’est d’arrêter de prendre les gens pour des demeurés !!

Le Congrès du Parti Socialiste à Reims

Vendredi 7 novembre 2008

Puisque Reims a une Maire socialiste et que le congrès du PS aura lieu à Reims la semaine prochaine, il est intéressant de voir un peu ce qui se passe dans le camp d’en face.

La fin du Hollandisme n’éclaire pas beaucoup une longue période bien pâle dans l’histoire de ce Parti, plus marqué par les rudes défaites que par les brillantes victoires.

Et quant il y a victoire c’est plutôt, comme à Reims, en raison des divisions de la Droite.

PS essoufflé, épuisé, divisé, leur congrès promet d’être mouvementé.

La Rémoise Adeline Hazan, fidèle de Martine Aubry, va être obligée d’accueillir, avec un sourire forcé, une Ségolène triomphante, et on sait à quel point elle ne l’aime pas.

La motion Royal est donc en tête avec près de 30% devant, à égalité, Aubry et Delanoé, 25%,  et le très à gauche Benoit Hamon, coqueluche du Rémois Eric Quenard, qui atteint près de 19%.

Faire une majorité avec ça, bonjour !! On sait tous que les trois derniers ne supportent pas la première ; qu’au vu du score de celle-ci, elle parait incontournable : les nuits vont être blanches et les risques de rupture nombreux.

Qu’Adeline Hazan ait réussi un joli coup en apportant le congrès de son Parti à Reims est indéniable, que Reims sorte grandi médiatiquement de cette histoire est moins sûr : on est plus près du Congrès de Rennes que celui d’Epinay !!!

Obama

Vendredi 7 novembre 2008

Barack Obama

Barack Obama

C’est un triomphe, une journée qui marquera l’Histoire comme un des moments forts d’un nouveau siècle : Il est Noir, il est Américain, il est Jeune et c’est l’Homme le plus puissant du Monde.

 

Il est un symbole dont on attend qu’il donne un nouveau souffle à la politique.

Des millions de personnes aux Etats unis et ailleurs sont dans la joie et l’espoir.

La joie de voir que le rêve de Martin Luther King se réalise, l’espoir que cet homme intelligent va ouvrir une page politique plus humaniste, plus généreuse.

Il va avoir du boulot, il va subir une incroyable pression. Sujet de tous les espoirs, il est condamné à réussir à sortir les Etats unis de la crise économique et financière, à sortir des enfers Irakiens et Afghans, à sortir enfin les Américains de huit ans de bêtise bushienne.

Pas si anecdotique que cela, la réaction de John McCain prouve que l’on peut faire de la politique et avoir de la classe. Son salut de la victoire d’Obama et sa proposition de le soutenir ne manque ni d’intelligence ni de panache.