Archive pour décembre 2008

Bonne année 2009 !

Dimanche 28 décembre 2008

Je vous souhaite à tous la meilleure année possible !!

On nous annonce une année difficile. Pour beaucoup de Français et particulièrement pour les plus fragiles d’entre nous, elle le sera : baisse du pouvoir d’achat, chômage, inquiétude pour l’avenir.

A chacun de nous de nous mobiliser.

Aux pouvoirs publics, bien sûr, en tout premier lieu :

- L’Etat s’est mobilisé, à commencer par le Président de la République, au travers d’un engagement à tous les niveaux, Internationaux, Européens et Français. Les plans de relance, de soutien aux investissements, de cautionnement au système bancaire devraient limiter l’ampleur et la durée de la crise annoncée ;

- Les Collectivités locales, je pense pour nous à la Ville de Reims, qui a donné en 2008 de mauvais signes : augmenter les indemnités des élus, créer une Taxe sur les ordures ménagères de 114 euros environ qui va toucher directement au pouvoir d’achat des ménages, des travaux inutiles dans les bureaux de la Maire… La Ville de Reims doit, dans ces temps difficiles, continuer à investir, soutenir l’activité, se concentrer sur l’emploi, plutôt que multiplier les actes symboliques, louables mais peu productifs !!

On nous promet dans les semaines qui viennent, non pas le début de la construction d’un nouveau Musée des Beaux Arts, dont les travaux créeraient des emplois, mais le début d’une nouvelle étude de faisabilité.

Je rappelle à ce sujet que la fin du mandat précédent correspondait à la remise de conclusions d’une étude commandée par la Ville ET par l’Etat pour la réalisation d’un nouveau Musée associant Musée des Beaux-Arts et un FRAC (Fonds régional d’art contemporain) dans le secteur du Boulingrin.

Le Maire et le Directeur Régional des Affaires Culturelles ont co-présidé toutes les réunions de travail associant l’ensemble des partenaires publics de ce projet. Je participais bien sur à ces réunions ;

Qu’un complément d’étude soit envisageable, pourquoi pas, recommencer l’intégralité d’un travail déjà réalisé me paraît aussi superflu que coûteux pour le contribuable.

A chacun d’entre nous, à nos différents niveaux d’interventions, de faire preuve de solidarité.

A chacun d’entre nous de réfléchir et d’agir pour que « mieux vivre ensemble » soit une priorité, pour que nous réfléchissions ensemble à une société plus humaine, plus juste, moins individualiste, plus généreuse.

Nous ne pouvons pas nous contenter d’espérer que la crise passe le plus vite possible, il faut ensemble construire une société plus fédératrice, plus respectueuse de l’Autre, plus respectueuse de notre Environnement.

Nous n’aurons pas perdu cette année 2009, si nous progressons sur ces sujets.

D’Hossein à Demarcy-Mota, ou 50 ans de Comédie de Reims

Samedi 20 décembre 2008
La Comédie de Reims

La Comédie de Reims

 

1970, Robert Hossein avec « sa brosse à dents et rien dans les poches » débarque à Reims ; Jean Taittinger lui accorde les clés de la Maison André Malraux, les clés d’un immeuble rue d’Anjou. Le comédien, réalisateur, metteur en scène y crée le Théâtre Populaire de Reims et l’Ecole de la Compagnie Robert Hossein. On connaît tous l’histoire : de la Maison de Bernarda à Crimes et Châtiments, le succès fut retentissant : les salles bondées, les Rémois sous le charme, l’image de Reims renouvelée.

 

Pendant ces huit ans, gamin, j’ai vu, ébloui, toutes les pièces ; j’ai croisé, fasciné, Robert Hossein à la cafétéria mais aussi Villeret, Anémone, Adjani, tant d’autres amenés à Reims pour se former ou accompagner l’aventure d’Hossein.

2008, Emmanuel Demarcy-Mota quitte Reims après sept ans passés à la tête de la Comédie de Reims.

Nous avons pris le risque en 2001 de nommer, aux côtés de l’Etat, le plus jeune directeur à la tête d’un CDN. Mais comment résister à l’enthousiasme, à la générosité, à l’intelligence de celui qui nous présentait le projet le plus construit, le plus ouvert, le plus ambitieux de tous les projets présentés.

La décision fut vite prise, Jean-Louis Schneiter a téléphoné à la Directrice des Théâtres au Ministère de la Culture pour lui dire qu’il voulait le jeune Demarcy-Mota et personne d’autre ; ça tombait bien, c’était aussi le choix du Ministère.

Et là encore ce fut sept ans de bonheur, de nouveautés, de salles remplies, de plaisir pour les Rémois.

Entre les deux, d’autres noms magnifiques, du regretté Jean-Pierre Miquel à Christian Schiaretti.

Hier soir, Vendredi, au Grand Théâtre de Reims, Robert recevait l’hommage ému des Rémois, debouts ; nous étions venus assister à son émouvant spectacle. Ce soir les Rémois rendront hommage à Emmanuel, qui rejoint le Théâtre de la Ville, à Paris, dès janvier.

 Je suis touché de saluer en un week-end le plus ancien et le plus récent de ces Hommes merveilleux qui ont fait de la Comédie de Reims une référence de qualité dans le théâtre français.

Conclusion élections

Mardi 16 décembre 2008
Arnaud Robinet et son équipe

Arnaud Robinet et son équipe

 

Au-delà des personnes, l’élection législative dans la première circonscription mérite à mon avis qu’on en tire quelques leçons.

 

La vraie dimension de cette élection tient en son écrasante abstention : plus de 75% des électeurs ne se sont déplacés ni au premier ni au second tour.

Les deux candidats du second tour ont rassemblé chacun 12%  de l’électorat, soit environ chacun 7.000 personnes sur 57.000 électeurs inscrits.

C’est à peu près le score qu’obtient en moyenne un élu au Conseil Général.

On connaît l’essentiel des raisons d’une telle situation.

- Un scrutin partiel mobilise peu : pas d’enjeu national, peu de conséquence du vote sur la vie locale. L’affrontement aux législatives se résume pour beaucoup à un choix entre deux étiquettes en soutien ou en opposition au Président de la République. Les électeurs de la première circonscription ont bien compris qu’un Député UMP ou PS de plus ou de moins à l’Assemblée Nationale n’allait rien changer à la donne nationale, les mêmes électeurs considèrent, hélas, que le Député joue un rôle à la marge dans leur vie quotidienne.

- Les divisions démobilisent. A Reims on a été servi ; localement la Droite et le Centre restent marqués par la déchirure des deux ex-Ministres Vautrin et Dutreil. Les mêmes qui ont boudé l’élection Municipale, découragés par cette querelle d’ambitieux, n’ont pas retrouvé le chemin du bureau de vote. Quant à la gauche PS, elle a choisi notre Ville pour montrer Urbi et Orbi sa déchirure.

 

Comment donner envie à la population de faire confiance aux Politiques en ne lui offrant que querelles et ambitions personnelles comme discours, là où chacun attend projets et propositions.

Seulement 21% des Français font confiance aux Politiques, à Reims le chiffre ne peut qu’être plus faible.

La déprimante participation à l’élection de décembre en est l’affligeante démonstration.

Quelles solutions proposer ? La participation obligatoire aux élections comme cela existe dans quelques démocraties ? Ce n’est pas dans notre culture mais cela obligerait à une vraie exigence de conviction de la part des candidats, cela donnerait une vraie légitimité à l’élu.

Créer un seuil minimum pour qu’une élection soit validée ? Cela permettrait d’éviter la frustration d’être élu par un nombre trop faible d’électeurs.

Convaincre les électeurs de ne pas se limiter à voter pour une étiquette mais de privilégier la compétence, l’investissement personnel ? Vœu pieux.

Trouver des modes de choix des candidats plus démocratiques ? En cela les Partis de Gauche ont une avance mais beaucoup reste à faire pour arriver à chaque niveau d’élection à un système à l’américaine.

Supprimer un ou plusieurs échelons de décision politique ? On en parle mais la crise ne va-t-elle pas aboutir à reporter ce débat peut-être plus essentiel que la suppression de la pub à la télé.

D’autres idées sont à trouver, mais la question est de savoir si les Partis Politiques en ont envie. Pas sûr. Quoiqu’il en soit je suis persuadé que sans réaction la situation que nous venons de connaître se reproduira ; et les Français seront sans doute encore moins à faire confiance aux Politiques.

Ouf !

Lundi 15 décembre 2008

Arnaud Robinet est Député, le plus jeune de cette région. Félicitations.

La Droite et le Centre se sont présentés en ordre dispersé, on a craint un scénario semblable à celui des Municipales, on y a échappé, tant mieux. La circonscription la plus à Droite n’a pas basculé à Gauche malgré l’investissement personnel de la Maire de Reims qui essuie un revers.

Espérons que cette victoire sera la première étape d’une réconciliation et permettra d’effacer les années de division Dutreil/Vautrin.

Encore de mauvaises nouvelles pour la culture ?

Samedi 13 décembre 2008

Les flâneries musicales d'été de Reims

Les flâneries musicales

Adeline Hazan a encore frappé – durement – sur le dos de la Culture. Jeudi dernier, la Maire a annoncé qu’elle amputait les Flâneries Musicales de Reims de deux semaines !

 

Elles passeront de sept à cinq semaines.

Il y a huit ans, elles avaient été ramenées de neuf à sept semaines. Tout le monde était d’accord pour considérer que deux mois de festival était intenable pour les organisateurs, pour les musiciens ; la durée de sept semaines avait été admise comme la durée idéale : nous avions maintenu aux organisateurs le même budget artistique et opérationnel.

Personne ne s’est jamais plaint de cette durée qui permettait d’installer le Festival, de communiquer en France et en Europe et surtout de permettre aux milliers de Rémois de flâner d’un concert à l’autre pendant les vacances d’été : c’était le principe même de ce merveilleux moment créé par Jean Falala sur une idée de Gabrielle Nguyen.

Avec le soutien de Jean-Louis Schneiter, nous avons poursuivi cette idée en l’ouvrant aux communes voisines du Pays Rémois, aux quartiers de la Ville, en direction de tous les publics, en donnant accès à tous les lieux de la Ville.

Vraiment, priver les Rémois de deux semaines de bonheur au moment où ils auront le plus besoin de se donner un peu de plaisir, c’est aussi cruel qu’inutile.

Habiller cette sanction sous le prétexte de davantage de rencontres pendant l’année, c’est refuser d’admettre que la Municipalité de gauche a décidé de faire des coupes sombres dans les budgets de la Culture.

Les Flâneries sont clairement identifiées comme un très grand Festival d’été, l’un des plus favorablement connus en France, grâce, notamment, au remarquable travail des directeurs artistiques Hervé Corre de Valmalette et Francis Lebras, grâce aux équipes bénévoles et professionnelles de l’association des Flâneries.

Les Flâneries étant financées aux ¾ par la Ville, les organisateurs n’ont d’autre choix que de trouver très bien la décision de la Maire ; pour autant, je ne peux m’empêcher de penser que tous seront amers de voir ces moments magiques amputés de quinze jours.

Les premières victimes seront bien sûr les Rémois et nos amis touristes. Ce seront aussi les restaurateurs, les hôteliers, les commerçants qui seront privés de quinze jours de chiffres d’affaires générés par les mélomanes français et étrangers qui nous visitaient.

En moins de six mois, la Mairie PS démonte un tissu culturel qui faisait de Reims une référence en France. Chaque décision prise dans ce domaine diminue l’offre aux Rémois, diminue les moyens donnés aux créateurs. Triste !

Premier tour

Lundi 8 décembre 2008

Et c’est encore la Machine à Perdre qui arrive en tête de ce premier tour des élections législatives partielles de la première circonscription.

Francis Falala, sur son seul nom dépasse les 20%. Investi par l’UMP il aurait très probablement atteint les 40%.

Au lieu de cela ce sont Arnaud Robinet et Eric Quénart qui s’affronteront avec un score égal, à 28%, dans une circonscription largement à Droite.

Au second tour ce sera donc un combat UMP/PS avec à Droite des reports de voix incertains.

Arrive en seconde position : l’abstention ; j’avais annoncé, étant donné les circonstances, un optimiste 30 % de participation ; on est autour de 20%, un désastre pour la représentativité du futur Député !

Les réserves de voix sont donc considérables, mais pourquoi l’immense majorité de ceux qui sont restés chez eux pour le premier tour iraient voter dimanche prochain.

La réponse sera peut-être à Croix Rouge où seulement 15 % des électeurs ont voté. L’espoir de voir leur Conseiller Général devenir Député les motivera, on a bien connu ce phénomène aux Municipales.

Celle qui a choisi d’imposer son candidat au détriment de Francis Falala a du souci à se faire.

La fin des cinémas place d’Erlon ?

Vendredi 5 décembre 2008

Le groupe Vinci aurait racheté les garages Renault Pont de Vesle. Dans le projet immobilier à venir, il serait prévu la création de pas moins de huit salles de cinéma.

Passionné de cinéma, je n’en doute pas, l’Adjoint Serge Pugeault caresse toujours l’idée de créer une salle de cinéma art et essai du côté du Boulingrin.

Ce qui pourrait paraître de bonnes nouvelles pour les amateurs de cinéma, annonce la très probable disparition des cinémas de la place d’Erlon !!!

Sous la précédente Municipalité, l’opposant Serge Pugeault avait annoncé à plusieurs reprises la fermeture du Cinéma Opéra, avec tellement d’insistance qu’on pouvait croire qu’il en rêvait.

Comme des milliers de Rémois, je suis attaché à la qualité de la programmation culturelle de ces salles.

Très soucieux de l’intérêt pour le centre ville et notamment pour l’animation du secteur Erlon, nous avons défendu, soutenu, accompagné de nombreuses opérations avec les cinémas Gaumont-Erlon et les cinémas Opéra.

Ils sont des atouts culturels dynamiques essentiels de notre Ville ; créer d’autres salles à proximité, tant au Boulingrin qu’au Pont de Vesle, c’est assassiner sans doute possible l’Opéra et les Gaumont. C’est vider de sa substance culturelle la place d’Erlon et les secteurs environnants.

Après avoir tuer les RITV, avant de réduire la voilure des Flâneries Musicales, à quelques jours d’une année 2009 de baisse de 5% des subventions aux structures culturelles, pourquoi le Nouveau Reims d’Adeline Hazan en veut-elle autant à la Culture de Reims ?

Adeline et Martine (suite)

Jeudi 4 décembre 2008

Je me suis montré taquin dans mon dernier texte à propos de « Martine et d’Adeline » au congrès de Reims du PS. Son entourage a moyennement apprécié. Loin de moi l’idée de dévaloriser la personne de la Maire, je rappelle tout le respect que je lui porte. Un peu d’humour ne fait jamais de mal.

En revanche,  mea culpa : j’avais un peu vite imaginé la Maire plus présente à Paris qu’à Reims. Et bien non, Adeline Hazan aurait refusé de nouvelles responsabilités à la direction du PS.

Bravo. Madame la Maire aura plus de temps à consacrer à la Ville (de Reims) et à la rue de Solférino (du quartier Chalet-Tunisie).