Archive pour janvier 2009

Premier budget d’Adeline Hazan : un nouveau Reims qui fait peur

Jeudi 29 janvier 2009

Le premier budget conçu par le majorité de gauche, PS-PC-Ecolo-Divers Gauche a été voté, comme un seul homme, lundi dernier.

Un budget à tous égards inquiétant.

Il correspond aux tendances que j’avais relevées dans un texte publié ici en septembre dernier ; une équipe orientée sur la politique politicienne et axée sur les futures élections :

- un cabinet  politique comme on n’en avait jamais vu à Reims et des Elus qui soignent leurs indemnités ; le coût : 1.100.000 euros, pour un coût précédent de 765.000 euros, soit un augmentation incroyable de 335.000 euros !

- un budget communication qui passe à 1.400.000 euros, soit une augmentation de 400.000 euros.

Cela hors salaire de la nouvelle directrice, dont je lis qu’il s’élève à 6.500 euros net mensuel, ce qui représente pas loin du double de ce que percevait son prédécesseur.

Voilà donc au moins près de 800.000 euros qui sont consacrés à des dépenses purement politiques.

On peut critiquer notre gestion et nos choix précédents ; ils avaient, à minima, l’avantage de donner de nouveaux équipements aux Rémois et de créer de l’emploi.

Avec cette nouvelle équipe, on compense ces dépenses nouvelles par des baisses annoncées au milieu associatif, milieu dont tous reconnaissent le mérite et l’efficacité.

Pire, en cette période de crise, il semble que ce soit le secteur caritatif, celui qui vient en aide aux plus fragiles, aux plus pauvres, aux personnes âgées, qui soit le plus touché : moins 750.000 euros !!!

On peut tout attendre d’une Municipalité de gauche mais qu’elle fasse le choix de baisser les dépenses de solidarité au profit de dépenses politiques c’est plus qu’inquiétant !

Je ne sais pas à quoi les structures culturelles vont être réduites, les événements culturels disparaissent, l’élue n’a donné en un an aucun signe aux milieux culturels sur sa politique.

Quant au sport qui semble intéresser, lui, cette Municipalité, l’occasion des assises du sport sera sûrement celle d’annoncer aux responsables du monde sportif, le montant de la baisse.

Pour justifier le tout, pas même une diminution des impôts et taxes qui auraient soulagé nos concitoyens touchés par la crise, non, mais une augmentation des impôts et taxes de 13% que vont payer en plus les Rémois en 2009. L’excellent professionnel Jean-Marc Roze évalue cette augmentation à une moyenne de 300 euros par ménage.

Le nouveau Reims, bravo !!!

Quel match !

Vendredi 23 janvier 2009
Luis Fernandez

Luis Fernandez

Reims – Strasbourg : 90 minutes de bonheur total ; un match incroyable qu’il ne fallait pas rater. Une équipe de Reims méconnaissable, digne du grand Robert Jonquet, honoré hier soir, dans un stade insuffisamment rempli (dur pour les gens de se mobiliser en pleine semaine).

Des joueurs généreux, offensifs et EFFICACES. Enfin !!  Je ne raconte pas le match, je ne suis pas journaliste sportif, mais quel plaisir de voir des constructions intelligentes, de voir Reims dominer pendant les deux mi-temps une équipe de tout premier plan.

Et bien sûr à toute soirée son héros : Luis Fernandez, extraordinaire meneur d’hommes, piaffant, gesticulant, attirant aussi tous les regards et pas seulement de ses joueurs. Dès qu’il bondissait de son siège – c’est-à-dire tout le temps – les objectifs des dizaines de photographes s’alignaient sur lui, oubliant le match !!

On se prend à rêver d’une équipe enfin sûre d’elle jouant tous ses matchs sur ce rythme, avec cette intelligence… Impossible de ne pas penser à une remontée, dans une prochaine saison, en Ligue 1 ; Enfin !!

Pour cette soirée formidable, les gars, MERCI !!!

Zénith ou pas zénith : telle n’est plus la question

Jeudi 22 janvier 2009
Le parc des expositions de Reims

Le parc des expositions de Reims

 

Les propos de Patrick Ecorchard publiés dans l’Union du 21 janvier me paraissent frappés au coin du bon sens ; il y a des moments où les choix d’investissement d’une collectivité doivent être guidés par quelques priorités, par exemple : le maintien et la création d’emplois, le pouvoir d’achat des concitoyens-contribuables, le bien-être des habitants à long terme.

 

Sous ces angles, un projet Zénith n’est vraiment pas un bon projet ; au-delà de toutes les raisons déjà évoquées, on ne peut plus imaginer un tel équipement destiné à un usage aussi limité, sauf à le faire porter par des investisseurs privés ; il ne génère que peu d’emplois, il ne pourrait être financé que par la Ville et donc le contribuable Rémois ; ni l’Etat, ni les autres Collectivités Territoriales ne mettront un centime d’euro dans cette opération.

En revanche, il est un dossier qui n’a pas encore été évoqué par l’équipe municipale actuelle : il s’agit du Parc des Expos. Cet équipement destiné à accueillir salons, rencontres, événements populaires, est obsolète. Les congressistes PS l’ont vu tellement décoré qu’ils ne l’ont pas vu !!

Un Parc des Expos, est élément fort d’attractivité dans le domaine économique, il crée de l’activité donc de l’emploi, il permet de créer de nouveaux événements, d’attirer Rémois et visiteurs, de mettre en valeur notre Ville, en complément du Centre des Congrès.

Un Parc des Expos accueille des événements très divers,  il ne se conçoit plus sans un lieu central propice à accueillir concerts, grandes rencontres sportives exceptionnelles (galas de boxes, tennis, basket,…), grandes rencontres politiques,…

Evidemment un tel lieu est traité acoustiquement, il doit être modulable et permettre des jauges de 7.000 à 10.000 personnes. Sa jauge ne doit faire pas de concurrence au Millésium d’Epernay, par exemple.

La dimension économique de ces types d’équipement permet des partenariats publics et privés. Il permet au porteur de projet de croiser les financements publics et d’attirer des partenaires privés.

On ne peut pas exclure du débat nos voisins des villes voisines ; on sait que nous ne progresserons qu’en travaillant ensemble, pas en multipliant des équipements forcément concurrents. Un Zénith serait mortel pour le Millésium d’Epernay.

Alors sortons du débat dépassé, Zénith ou pas Zénith, il n’est plus d’actualité ; Il présente plus d’inconvénients qu’il ne répond à la question de l’accueil de grands concerts.

Un musée de l’histoire de France, et pourquoi pas à Reims ?

Mercredi 14 janvier 2009

1962, le Général de Gaulle et le Chancelier Adenauer à Reims

1962, le Général de Gaulle et le Chancelier Adenauer à Reims

Le Président de la République a eu l’excellente idée de proposer la création d’un lieu consacré à notre Histoire. On ne se connaît qu’en connaissant son passé et nombreux sont les Français qui méconnaissent ce qui a fait notre présent. Reims est au cœur de l’Histoire de notre Pays.

 

Les grands événements qui ont marqué se sont passés à Reims. Reims a d’abord été la première grande capitale de la Gaule Romaine du Nord : la porte Mars, les Cryptoportiques en sont les témoignages, le Musée St Rémi  est, en grande partie consacré à cette période. Reims est évidemment la Ville du Sacre de Clovis, événement considéré comme symboliquement fondateur de l’unité nationale  et premier d’une longue série de sacres qui ont marqué notre pays pendant mille ans.

Parmi ceux là, bien sûr, le sacre de Charles VII, grâce à Jeanne d’Arc. Reims, Ville martyre de la Première Guerre Mondiale, Ville symbole d’une guerre si effroyable qu’elle a inspiré ceux qui ont crée la Société des Nations, préfiguration de l’ONU.

Reims Ville de la reddition allemande le 7 Mai 1945 et surtout Reims Ville de la réconciliation Franco-Allemande symbolisée par la rencontre entre le Général de Gaulle et le Chancelier Adenauer en 1962. Reims et son Patrimoine architectural de prestige, Gallo-Romain, Médiéval, Art Déco ; Reims au patrimoine reconnu par l’Unesco au cœur d’un vignoble  en passe d’être aussi labellisé Patrimoine Mondial. Reims qui a besoin, au centre d’une Région et d’un Département qui perdent des habitants, d’être  soutenue et accompagnée. Reims qui perd sa Base aérienne, alors qu’elle est historiquement le berceau de l’aéronautique.

Autant de raisons parmi d’autres de revendiquer la légitimité de candidater à l’installation de ce Musée sur notre territoire. Les lieux possibles ne manquent pas ; ex-BA112, proximité de la gare TGV de Bezannes, espaces  dans les secteurs centraux de la SERNAM. Décidément un Musée de l’Histoire de France ne peut-être qu’à Reims !! Ce projet peut mobiliser tous les acteurs, politiques, économiques, culturels, scientifiques. Tous les habitants de notre Région pourraient se mobiliser pour que Reims accueille ce projet de dimension internationale.

Le foot et le froid

Dimanche 11 janvier 2009

Sans démagogie, il y a quand même des rapprochements choquants. En période de grand froid, les businessmen de la Ligue de foot imposent aux stades de chauffer  leurs pelouses sous peine d’amendes.

Moralité, un stade aurait dépensé 100.000 euros pour chauffer un terrain !! Et pour rien puisque le match a été annulé quelques minutes avant le match.

Faites le total de ces dépenses, une dizaine de terrains en Ligue 1, autant en Ligue2, rapprochez ces dépenses de la situation des plus démunis, en particulier des sans-domiciles fixes ; vous voyez l’étendue de la stupide situation.

Prenez l’angle écolo, ce n’est pas mieux, tant d’énergie gaspillée pour rien, quelle crétinerie.

Que les responsables de la Ligue oublient un peu le business pour reprendre pied dans la réalité ; annulez les matchs, reportez les ; une bonne explication satisfera les supporters qui sont aussi des citoyens responsables.

Manifestation détournée

Dimanche 11 janvier 2009

Invité à participer à la manifestation organisée par plusieurs associations dont la Ligue des Droits de l’Homme, pour apporter un soutien aux victimes des bombardements à Gaza, j’étais place d’Erlon, samedi à 16 heures.

Beaucoup de monde, malgré le froid. Une prise de parole simple et digne, appelant à ne pas transformer cette mobilisation en soutien pro-palestinien ou anti-israëlien. Et invitant à défiler en silence.

Très rapidement, plus rien n’existait de ces intentions : appels massifs à lutter contre Israël, pancartes hostiles, poupée ensanglantée brandie au bout d’une pique, jusqu’à un tract appelant à boycotter des produits et des commerces « juifs ».

Insupportable et écoeurant, j’ai quitté comme d’autres cette manifestation.

Il est évident que certains fanatiques ont manipulé une partie du public, y compris des enfants. C’est indigne, c’est desservir la cause des victimes de Gaza.

Un petit job pour Renaud Dutreil

Mercredi 7 janvier 2009

 

Renaud Dutreil

Renaud Dutreil

Vous vous souvenez, Renaud Dutreil !!  Il s’est installé à New York pour diriger la filière américaine de LVMH, grand groupe de luxe.

 

On apprend, en s’en désolant à juste raison, que la très jolie librairie française située au centre de Manhattan est en passe de disparaître pour cause d’augmentation de loyer.

C’est un des lieux cultes de New York. Sa fermeture est dommageable pour ceux qui aiment la France et sa Culture.

Le siège de LMVH ne doit pas être très loin du Rockfeller Building, je me doute que le domicile de Renaud Dutreil, homme de goût, ne doit pas être loin non plus.

Voilà une mission intéressante pour celui qui a planté ses électeurs à Reims, qui a contribué à faire passer la Mairie de Droite à Gauche, qui a fait rire à propos de sa dernière mission parlementaire sur l’Afrique : et s’il faisait racheter par LVMH les murs de cette exemplaire petite librairie, symbole du goût et de la culture française.

Voilà quelque chose d’utile qui le ferait remonter dans l’estime de ceux qu’il a laissé tomber.

Chiche ?

Riposte Laïque, l’édito de Cyrano

Mardi 6 janvier 2009

Je souhaitais partager avec vous ce texte très pertinent sur la question de Gaza. Je me reconnais dans ce texte publié par la Licra, qui éloigne du simplisme des discours actuels…

 

L’EDITO DE CYRANO

Faut-il fermer les yeux sur la nature du Hamas pour ne pas désespérer Billancourt ?

lundi 5 janvier 2009

Il y a plusieurs années, j’avais été intéressé par une réunion publique organisée, en banlieue parisienne, par la Ligue des Droits de l’Homme. Le thème était : Paix au Proche-Orient, quelles solutions ? Espérant apprendre des choses, j’étais dans le public, au milieu de 500 personnes. A la tribune, entre autres, siégeaient l’animateur de ce débat, Daniel Mermet, le président de l’époque de la LDH, Michel Tubiana, Leila Shahid, représentante de l’autorité palestinienne en France, Bernard Ravenel, représentant des Comités Palestine, et un représentant de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), qui s’exprimait avec un fort accent anglais.

La tribune eut la parole pendant deux heures et demie. Je fus stupéfait de l’unicité de tous les discours. Israël était le méchant agresseur, et les Palestiniens les innocentes victimes. Daniel Mermet en rajoutait, à chaque transition, dans cette vision manichéenne. Il s’excusa, après la dernière intervention, auprès de la salle, et expliqua qu’il restait très peu de temps pour le débat, donc demanda aux éventuels intervenants de faire très bref. Je bondis sur le micro, et demandai cinq minutes.

Agacé, Mermet m’en accorda trois. Un peu ému, je commencai en disant que ce conflit était attisé par deux extrémismes, l’extrême droite religieuse juive, et l’extrême droite religieuse islamiste. J’expliquai que les uns voulaient un grand Israël, débarrassé des Palestiniens, et que les autres voulaient rayer l’Etat d’Israël de la carte du monde. Je fis donc part de ma surprise devant le fait qu’on n’ait pas encore prononcé une seule fois le nom du Hamas. Je dis rapidement ce qu’était réellement le Hamas, et la ligne politique qu’il défendait. A la tribune, cela commençait à se trémousser nerveusement, et Mermet tenta de m’interrompre. Je lui arrachai une minute pour conclure.

J’ajoutai que j’avais apprécié qu’en France, juifs et arabes aient pu travailler ensemble contre le Front national, au sein de SOS Racisme, et que la solution, au Proche-Orient, ne pourrait voir le jour que si chaque camp isolait ses extrémistes religieux et défendait une société laïque. Je terminai en disant que je souhaitais des réunions plus équilibrées, de la part de la LDH, pour une plus grande crédibilité de l’objectif annoncé : la paix. Un grand silence accompagna toute mon intervention et lui succéda quelques longues secondes.

Visiblement irrité par mes propos, Mermet passa la parole à Tubiana. Celui-ci commença à dire que la montée de l’islamophobie et du racisme en France était grave. Je l’interrompis de la salle en lui disant que je n’avais pas prononcé le mot islamophobie, et que je le priais de répondre à ce que j’avais dit. Alors que Mermet avait annoncé que la réunion devait se terminer dans le quart d’heure qui suivait, les différents intervenants prirent encore la parole une heure pour me répondre, souvent laborieusement, et justifier leur silence sur le Hamas.

Pourquoi commencer ce premier édito de l’année par cette anecdote déjà ancienne ? Parce qu’elle illustre la dérive de toute une partie de la gauche, politique, associative et syndicale, sur la question palestinienne. Pour avoir publié, dans le numéro 69, la charte du Hamas (1), et l’avoir qualifiée de raciste, de sexiste et de totalitaire, et pour ne pas avoir épousé le discours compassionnel politiquement correct, notre journal (lire l’abondant courrier des lecteurs) a été l’objet de réactions extrêmement vives, et parfois d’injures, de la part de quelques contradicteurs.

Selon certains, nous serions des monstres indifférents devant la souffrance de la population de Gaza, et serions indulgents devant les massacres de l’Etat d’Israël, colonialiste, raciste, fasciste, qui veut exterminer les Palestiniens comme Hitler a voulu en finir avec les Juifs (pour faire court).

Comme ce serait confortable si le monde était aussi simple. On aimerait dire que ce sont les fascistes qui ont tué le plus de communistes. Hélas, les faits sont têtus, Staline a tué plus de communistes qu’Hitler et, par exemple, il est prouvé que 8.000 officiers polonais ont été exécutés, forêt de Katyn, d’une balle dans la tête, non par les nazis, comme l’a longtemps affirmé la version officielle, mais par l’armée rouge, ce qui n’ôte rien à l’horreur du régime nazi.

Comme il serait confortable, aujourd’hui, dans le même esprit, pour de nombreux militants, d’expliquer les malheurs des peuples arabes par la seule faute de l’état hébreu. Certes, des Palestiniens meurent sous les assauts israéliens qui visent, rappelons le, les cibles politico-militaires du Hamas. Toute victime civile, encore plus un enfant, est toujours une victime de trop. Mais peut-on occulter le fait que le Hamas revendique d’utiliser femmes et enfants comme boucliers humains ? A-t-il existé, historiquement, une guerre « propre », même pour des causes justes et progressistes ?

Faut-il rappeler, d’autre part, que les milliers de Palestiniens tués, lors de l’opération « Septembre noir », dans les années 1970, par les Jordaniens, les morts par milliers, chiites ou sunnites, en Irak et ailleurs, suite à des attentats suicides, prônés par ailleurs par le Hamas, la mort de plusieurs centaines de militants de l’autorité palestinienne, lynchés sans procès lors du putch du Hamas à Gaza, ne sont pas le fait de l’Etat sioniste ? Le drame du Darfour n’est pas le fait de l’impérialisme américain et de son allié israélien, mais celui des milices islamistes. Ecrire cela ne retire rien à la criminelle attitude des Etats-Unis contre l’Irak, mais oblige à une vision de l’histoire un peu moins partiale et compassionnelle.

Ajoutons qu’une lecture géo-politique du monde, telle que celle écrite en 2005 par le général Gallois, est également utile pour mieux comprendre le contexte mondial dans lequel se déroule ce conflit (2).

Bien sûr, les laïques ne peuvent se retrouver dans certaines positions de l’Etat d’Israël, et la pression qu’y exercent certains milieux religieux. Comment un pays démocratique peut-il accepter qu’il faille se marier à l’étranger pour voir un mariage civil reconnu ? Mais, si la laïcité c’est la liberté de conscience, il n’y a pas de comparaison possible entre le système démocratique en place en Israël, et la logique totalitaire du Hamas. Rappelon que pour lui, la seule solution en Palestine est la soumission à Allah, la destruction d’Israël, l’extermination des juifs et l’imposition de la charia, aux femmes notamment. Pour une femme, pour un homosexuel, pour un laïque, pour un progressiste, vaut-il mieux vivre selon les principes appliqués en Israël, ou selon les règles en vigueur aujourd’hui à Gaza ?

La fascination de toute une partie de la gauche pour les modèles totalitaires, hier le stalinisme, aujourd’hui l’islamisme, révoltera toujours ceux qui, comme nous, pensent que le combat social ne peut occulter une vision de la société où, outre la liberté de conscience et les droits démocratiques, l’égalité entre les hommes et les femmes est une valeur avec laquelle on ne peut pas transiger.

Or, au nom d’une vision qui se veut marxiste, entre les peuples colonisés et les peuples colonisateurs, ceux qui hier faisaient preuve d’une complaisance criminelle avec les bureaucrates staliniens, ou bien des trotskistes qui semblent orphelins du mur, reproduisent aujourd’hui cette erreur consternante, certains voyant même dans le Hamas aujourd’hui, dans le Hezbollah hier, les représentants des pauvres et des opprimés, comme le démontre le romancier Thierry Jonquet dans un texte magnifique paru il y a deux ans (3).

Il est d’ailleurs curieux de constater que cet aveuglement conduit cette frange de la gauche à avoir combattu, parfois avec virulence, la campagne pour une loi contre les signes religieux à l’école. Ce sont également les mêmes qui ferment les yeux, au quotidien, devant l’offensive de l’islam, en France et en Europe, contre la laïcité, la République et le droit des femmes. Que peuvent-ils répondre à Sarkozy quand il défend la laïcité positive, ils défendent cette thèse avec l’islam depuis 20 ans ! Avez-vous remarqué qu’on les entend fort peu sur les provocations de Dieudonné donnant la parole à Faurisson ?

Certains pensent que le clivage essentiel, dans une société démocratique, serait le social, et la répartition des richesses. Ils pensent que le fait de se réclamer de la religion des pauvres et des opprimés donne le droit de prendre toutes les libertés avec nos principes républicains. Eh bien non !

Nous ne pouvons avoir un projet de société commun avec des gens qui accompagnent l’offensive des fascistes islamistes, même si ces militants disent des choses justes sur la répartition des richesses et les scandaleuses inégalités sociales.

Nous n’avons pas envie de vivre dans un pays où des enclaves musulmanes sont de plus en plus nombreuses et développent sur notre territoire la propagande du Hamas, et son projet de société fasciste.

Nous n’avons pas envie de voir des mosquées envahir de plus en plus l’espace public, encore moins quand elles sont payées avec nos sous !

Nous n’avons pas davantage envie d’entendre des religieux juifs réclamer des dispositions particulières pour l’école du samedi, ni les autres Eglises réclamer des accommodements raisonnables avec les principes laïques et la loi de 1905.

Nous constatons que ceux qui, aujourd’hui, accusent Israël de crime de guerre, et manifestent contre cela (sans se soucier de l’aubaine que cela représente pour les fous d’Allah), ne sont pas dans la rue quand des attentats suicides causent des milliers de morts, aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en France, en Espagne, en Algérie, au Maroc, en Tunisie, en Egypte, en Irak, en Indonésie, et partout dans le monde où la culture de la mort sévit, au nom du prophète. Tant pis pour les musulmans et les populations arabes, premières victimes de ce fascisme religieux, il ne faut pas détourner les masses du seul vrai combat : celui contre l’impérialisme américain, et son allié sioniste. D’où les manifestations où les drapeaux du Hamas côtoient ceux du PCF ou de la LCR !

Hier, il fallait taire les réalités des régimes staliniens, pour ne pas désespérer Billancourt, et ne pas détourner les masses laborieuses du combat contre l’Etat bourgeois. A une autre époque, au nom du défaitisme révolutionnaire, il ne fallait pas lutter contre l’Allemagne nazie, lorsqu’elle occupait la France, car cela aurait été favoriser son propre impérialisme !

A quand un peu de bon sens, et la reconnaissance que la défense des valeurs laïques, féministes, humanistes, démocratiques ont bien plus d’importance que des visions idéologiques du monde où on finit par défendre des fascistes religieux parce qu’ils représenteraient des opprimés (dont ils n’ont d’ailleurs rien à faire, leur seule perspective étant d’imposer le jihad dans le monde entier).

Comme l’écrivait récemment Henri Guaino, décidément, parfois, les étiquettes empêchent de penser.

(1) http://fr.wikipedia.org/wiki/Charte_du_Hamas

(2) http://www.recherches-sur-le-terrorisme.com/Analysesterrorisme/terrorisme-occident.html

(3) http://www.gaucherepublicaine.org/2,article,702,,,,,_Trotsky-reveille-toi-ils-sont-devenus-fous.htm

20h35

Mardi 6 janvier 2009
Pas de publicité à partir de 20h35 sur les chaînes publiques

Pas de publicité à partir de 20h35 sur les chaînes publiques

 

Je ne guettais pas çà comme le moment du siècle, même pas comme celui de l’année, mais quand même. J’ai zappé sur les chaînes du service public à 20h35, pour voir comment c’était une télé publique sans pub après 20h.

 

Eh bien c’est pas mal de pouvoir se passer des écrans de pubs !!

Je suis du genre zappeur, quand le jingle des pubs retentissait, je changeais de chaîne et entre 20h30 et 21h, c’était dur dur d’y échapper, sauf à se réfugier sur Arte. Et là miracle, plus de pub : agréable, confortable, apaisant.

Pour autant, je ne crois pas que c’était forcément la réforme indispensable en période de crise, pour autant, je reste inquiet sur le devenir des moyens et pour autant je crains pour l’avenir des infos de proximité de France 3 local.

 

Bon, j’aurais pu regarder l’un des programmes de France Télévision, mais non, comment résister à Audrey Hepburn dans « Diamants sur canapé », et puis pourquoi résister, à 20h45 j’étais sur mon canapé devant Arte