Archive pour avril 2009

Madame FOUJITA enterrée à Reims

Dimanche 26 avril 2009

La Chapelle Foujita

La Chapelle Foujita

Le nom de Foujita est intimement lié à l’histoire de notre ville.

Tsuguharu Foujita, en étudiant la peinture à Paris, devient l’ami de Picasso, de Matisse, de Soutine ou encore de Modigliani. Il fait partie des plus grands peintres quand il découvre Reims dans les années 1955.

C’est dans notre ville qu’il se convertit au catholicisme, après une illumination mystique vécue à la basilique Saint-Remi.

Il convainc son parrain, René Lalou, alors patron du champagne Mumm, de bâtir une chapelle, que le baptisé Léonard Foujita décore intégralement. Cette chapelle ouverte au public est une œuvre majeure de ce grand peintre.

Léonard Foujita décède en 1968. Sa veuve prend contact avec notre municipalité en 2002 pour que la dépouille du peintre soit installée dans la chapelle. Ce sera fait en 2003. Je me souviens de ce moment d’une vraie émotion et de la présence de la foule des médias japonais ; au Japon, Foujita reste une icône.

J’ai accompagné dans ses démarches il y a deux ans le représentant de Madame Foujita, qui souhaitait qu’à l’occasion de son décès elle puisse reposer aux côtés de son mari.

Depuis ce matin, dimanche, Madame Foujita récemment disparue repose aux côtés de son mari dans la merveilleuse chapelle.

« Guéguerre » des musées à Reims ?

Jeudi 23 avril 2009

Il semble que la nouvelle municipalité réfléchisse à scinder les musées rémois en deux catégories, selon ce que je lis dans la rubrique « indiscrétions » de l’Union de ce jour, la rupture se ferait entre ceux destinés aux touristes et les autres ;

Idée à priori séduisante mais qui a tout de la fausse bonne idée.

Tout musée a au minimum une double vocation : une première vocation de conservation, pour protéger des œuvres de valeur patrimoniale et artistique, une deuxième, de rendre ces œuvres accessibles à tous les publics : que ces publics soient des locaux ou des visiteurs, touristes ou passionnés, qu’ils soient jeunes ou âgés, qu’ils soient initiés ou néophytes…

Catégoriser des musées en affectant certains à une démarche touristique risque d’aboutir à flécher ces musées comme des lieux de seconde zone dont la vocation culturelle serait accessoire, aux côtés de musées plus culturels dont on finirait par considérer les publics touristiques comme des importuns.

Ce serait une vraie faute, nos musées sont destinés à tous et ont besoin d’être visités par tous ; on sait par ailleurs que les touristes ont des profils divers, certains viennent à Reims visiter la cathédrale, d’autres voir une expo au musée des Beaux Arts, d’autres encore sont des passionnés de tourisme de mémoire, certains aimeront les trois, etc.

Ne nous voilons pas la face, il y a peut-être, derrière cette réflexion, des élus aux approches différentes ; la Maire a nommé au tourisme un adjoint qui fourmille d’idées, qui propose et agit, il semble avoir envie de s’appuyer sur le musée Saint Rémi et sur la Salle de la Reddition récemment rénovée pour améliorer la fréquentation touristique; on ne peut pas lui faire le reproche de vouloir valoriser nos atouts.

Je n’ai évidement pas de conseil à donner mais une suggestion à faire, l’idée pourrait être de créer une délégation au Patrimoine regroupant l’ensemble des lieux patrimoniaux de la Ville dont les musées, l’ancien collège des jésuites, les églises dont la Ville est propriétaire ; bien sûr il revient à la Maire de confier cette délégation à l’élu de son choix qu’il soit chargé du tourisme ou pas…

C’est bien sur un choix politique, il n’appartient pas aux techniciens de le prendre, l’auteur de l’indiscrétion de l’Union a tout à fait raison, mais cette démarche, qui se pratique dans d’autres villes, a l’avantage de développer une politique muséale cohérente et un suivi des dossiers par les techniciens culturels. Nous ne l’avions pas fait pendant la mandature précédente parce que l’entente était harmonieuse entre les deux collègues qui se sont succédés au tourisme et moi-même.

Je viens présenter mes excuses à…

Mercredi 22 avril 2009

Dieudonné

Dieudonné

Au nom des Rémois, je viens présenter mes excuses à Dieudonné interdit de conférence à Reims par Adeline Hazan… Bien entendu c’est une provocation, la Maire de Reims a raison, elle n’a pas d’autre choix que d’interdire la conférence de l’ex-humoriste, aujourd’hui défenseur du négationnisme, du communautarisme et de l’antisémitisme.

J’ai moi-même il y a quatre ans interdit le concert du Jamaïcain Capleton chanteur violemment homophobe.

Entre deux maux, il faut bien faire un choix : laisser un raciste s’exprimer publiquement c’est prendre le risque du trouble à l’ordre public. L’interdire c’est prendre le risque de la censure.

Présenter des excuses à tout propos voilà le genre de précédent auquel peut conduire l’étrange ligne de conduite médiatique adoptée par Ségolène Royal et revendiquée au 20 heures de France 2.

Bien sûr on a envie de se gausser en présentant nos excuses aux deux salariées de Ségolène qu’elle a fait travailler sans les payer.

Au nom des habitants de la Terre, j’ai bien envie de présenter aussi les excuses de l’Iranien Ahmadinejad pour les insultes racistes balancées sur Israël pendant la réunion de Durban II à Genève.

Contrairement à Rama Yade qui souhaite que la France reste à la conférence pour exprimer un point de vue fort sur les Droits de l’Homme, je crois qu’il y a des situations qu’il faut savoir quitter.

Rien n’empêche la France d’exprimer ses valeurs en dehors de cette conférence dont il ne sortira rien de vraiment positif. Comme Durban I, elle restera entachée des propos hostiles aux Droits de l’Homme et à la défense de tous ceux qui sont victimes des persécutions.

L’Union « relooké », pas mal du tout !

Dimanche 19 avril 2009

Notre quotidien issu de la Résistance vient nous offrir une double révolution :

Depuis une semaine nous le lisons dans un nouveau format, tabloïd, avec de nouvelles rubriques, des articles plus ramassés, davantage de couleurs, une grande place faite à l’expression des lecteurs.

Le résultat est agréable, il peut séduire un public plus jeune ; pour les plus âgés, un petit effort à faire, ma mère a du mal à lire sa rubrique préférée, les « indiscrétions », écrite vraiment en trop petit !!

Et ce week-end, le must, un magazine de 40 pages entièrement consacré à la culture et aux loisirs. Rubriques de découverte du patrimoine (cette semaine, les hypogées en Champagne) présentation des grandes expos, dans la région et ailleurs, spectacle vivant, présentation de sorties littéraires, un papier sur les séries télés (dommage que la Ville ait supprimé les RITV), une page sur le rock et plein d’autres sujets traités (dont un sur l’excellente expo-événement : Cafaramor).

Et petite cerise sur ce gâteau, deux pages impertinentes sur la vie politique locale ; je dois dire que je ne me suis pas retenu de sourire sur les lignes qui brocardent notre fantôme de l’Assemblée Nationale, le recordman toutes catégories des absences dans l’hémicycle.

Tout ça devrait réjouir ceux qui aiment la presse écrite ; j’ai envie de dire qu’à Reims nous sommes gâtés avec presque trois journaux, l’Union, l’Hebdo du Vendredi et le Mag de l’Union dimanche.

« Cafaramor », ou comment lutter contre la morosité

Jeudi 16 avril 2009

Jérémie Lemaire

Jérémie Lemaire

Emmanuel Delhom, un ami chef d’entreprise et artiste très créatif, a eu la géniale idée de réunir plus de 40 artistes pour donner un peu de couleur à cette période de crise.

Appuyé par Jacques Michelet et Hervé Toullec, Emmanuel et ses 40 artistes ont investi la magnifique salle des Comtes de Champagne, prêtée par Pierre-Emmanuel Taittinger pour une unique soirée, le 15 avril.

Expérience totalement réussie : une foule de visiteurs, une ambiance de fête, le bonheur pour moi de retrouver tous mes amis, artistes et amateurs d’art, parmi lesquels la galeriste du Cardo Pascale Loufrani,le passionné Benoît Migneaux ou encore la créatrice d’événements Elodie Bessé.

Des journalistes très nombreux, dont les responsables du futur magazine culturel créé par le journal l’Union, qui nous sera proposé très bientôt, chaque dimanche.

Au milieu des talents reconnus, ceux de Frédéric Voisin, Florence Kutten et bien d’autres, quelques talents nouveaux parmi lesquels celui de Jérémie Lemaire, autodidacte qui propose des grands formats très aboutis.

En bref tout le monde était là, heureux de montrer que la crise n’empêchait pas de créer, d’innover, de se rencontrer.

Je ne vois pas comment Emmanuel, après un tel succès, pourra échapper à sa nouvelle responsabilité : recommencer à donner, sans argent public, du plaisir à tous !!!

Info ou intox ?

Lundi 13 avril 2009

Grande première : l’équipe d’Adeline Hazan communique sur sa communication. C’est vrai qu’une augmentation de 400.000 euros du budget com’ en période de crise, c’était difficile à faire avaler.

C’est donc la nouvelle directrice de la communication qui est montée au créneau pour tenter de justifier ces nouvelles dépenses municipales.

Et bien non, ce n’est pas un plan de soutien au secteur de l’imprimerie, il s’agit d’expliquer les nombreuses actions de la nouvelle Maire.

Il est vrai qu’il faut un imaginatif travail intellectuel pour comprendre que la nouvelle mairie ne s’est pas contentée de se mettre à dos son personnel, ne s’est pas contentée de supprimer l’existant, et n’a pas résumé ses nombreuses actions à animer la place du forum (plutôt bien d’ailleurs) ou à organiser une réflexion sur Reims en 2030.

Je l’ai rappelé à plusieurs reprises, c’est assez connu en politique, quand on n’est pas bon on « communique », et à Reims on communique beaucoup. Entre enquêtes, plaquettes, bilan annuel, on en est déjà à 71.000 euros. Si l’on ajoute les taxes et les coûts de distribution, le vrai montant doit approcher les 95.000 euros !!!

Cette municipalité n’est pas avare non plus en audits, conseils, cellules d’appuis pour mieux communiquer avec le personnel (!). Il serait intéressant d’en connaître le coût réel à défaut d’en mesurer l’efficacité.

Pour en rester sur cet excès de « communication », tout çà pour quoi ? Du papier, à peine lu par les Rémois qui ont d’autres soucis dans cette période de crise.

Les seules bonnes nouvelles sont dans le dernier VRI : l’arrivée annoncée d’IKEA et de ses emplois, le travail efficace d’Invest in Reims (ex-Reims Champagne Développement) pour attirer de nouvelles entreprises.

Les faits sont têtus et les gens intelligents, ils ne sont pas dupes du caractère « intox » des documents qu’ils reçoivent et de l’intention de ceux qui les envoient. Sans doute se lasseront-ils vite quand ils auront conscience que ces jolis documents sont payés avec leur argent.

Bilan d’Adeline Hazan (suite)

Jeudi 9 avril 2009

J’étais assez impatient de lire les conclusions que Catherine Vautrin tirait de la première année de la gestion de l’équipe d’Adeline Hazan. Nul doute que celle qui avait contribué à faire élire la maire actuelle allait faire avec sagacité des observations pertinentes.

C’est donc depuis Paris que Catherine Vautrin a livré aux Rémois le fruit de sa méditation.

Divine surprise, je vais enfin recevoir des droits d’auteur !!! Madame Vautrin m’avait déjà félicité en septembre pour la « qualité de mon blog et de la pertinence de mes propos » mais je constate qu’elle fait toujours partie de mes lecteurs assidus.

Tout cela est bien sur dérisoire, ce qui l’est moins, c’est son analyse de sa défaite de 2008.

C’est assez dommage de la part d’une élue de continuer à croire que les Rémois manquent de lucidité et de mémoire.

Ils se souviennent qu’ils ont subi deux candidats du même camp s’affrontant dans un combat dont l’issue ne pouvait qu’être fatale. Elle l’a été, puisque nous devons aux deux protagonistes la présence à la mairie de madame Hazan jusqu’en 2014.

Inutile de rechercher des responsabilités dans l’équipe précédente dont les réalisations la font souvent regretter quand les Rémois les comparent à la pauvreté de l’équipe actuelle.

Tous, à Droite et au Centre, nous souhaitons tourner la page de cette douloureuse et pathétique histoire et, ensemble, écrire une nouvelle page dans l’union, pour l’intérêt des Rémois.

Jolie plaquette

Jeudi 2 avril 2009

Pour son premier anniversaire à la tête de la mairie de Reims, sans doute triste de ne pas avoir reçu de cadeau, Adeline Hazan, Maire de Reims a décidé d’offrir aux Rémois une jolie plaquette.

Ce bel ouvrage de 48 pages sur papier recyclable de bon goût, aurait pu s’appeler « Ma vie, mon œuvre : An 1 » ; plus sobrement les services de la communication et le cabinet de madame la Maire ont choisi un titre plus neutre.

C’est bien le seul sujet de sobriété de ce précieux document tiré j’imagine à 100.000 exemplaires, comme le VRI mensuel et distribué dans toutes les boites aux lettres.

On y apprend que le « nouveau Reims » fait des merveilles, qu’avant lui notre ville dormait dans la poussière et l’ennui, que grâce à lui tout est fait depuis, ce qui n’est pas encore fait ne va pas tarder à l’être, que des réformes se font dans la joie et le partage. Adeline Hazan, en photo une page sur deux nous raconte une ville qui ressemble à une ville de rêve.

Mais dans ce catalogue de promotion de cette ville de rêve, on ne voit ni l’augmentation des taxes que subissent les Rémois, ni les événements qui disparaissent, ni les fonctionnaires qui font grève, ni les associations qui subissent de lourdes pertes financières, ni le coût de la communication de la Ville, ni les Rémois qui chaque jour se disent déçus de cette Municipalité.

J’avais écrit en septembre 2008 que cette Municipalité concentrerait ses efforts sur son auto-promotion et qu’elle préparait –déjà- les élections municipales de… 2014.

Cette jolie plaquette est bien un document de campagne, où je ne m’y connais pas.

Je suis sur que nous sommes nombreux à vouloir en connaitre le coût de fabrication et de distribution.

Comme ce coût est bien sur porté par la collectivité, je comprends pourquoi le budget 2009 de la communication a été augmenté de 400.000 euros.