Archive pour septembre 2009

En guise de réponse au très aimable Serge Pugeault

Mercredi 30 septembre 2009

J’apprends que je suis l’ennemi juré du deuxième adjoint de Madame Hazan. C’est amusant de voir le planificateur dogmatique perdre ses nerfs à la première contrariété.
Il est bon de rappeler que nous sommes dans une démocratie « apaisée » où l’insulte ne remplace pas l’argument.
J’ai rappelé à plusieurs reprises à l’opposant Pugeault les risques économiques qu’il faisait courir à l’Opéra à force d’annoncer son décès à venir.
Que retenir de ce Conseil Municipal d’hier soir au-delà du fait qu’il a semblé long, ennuyeux et plutôt crispé à certains de ses participants.
Cela dit, dans un souci de multiplier les échanges et les débats la Maire a décidé de diviser le nombre de réunion de conseils par deux. La gauche rémoise aime « concerter », pas débattre.
Je retiens des propos rapportés de Serge Pugeault, que le cinéma devrait survivre à la commission de sécurité du 5 octobre. C’est une petite avancée ; en revanche il a annoncé urbi et orbi qu’il avait décidé que cette fermeture était inéluctable et programmée, avant 2015.
Pourquoi 2015 ? Peut-être parce que l’équipe en place ne sera pas reconduite en 2014 ?
La vraie gifle est accordée à l’équipe du cinéma et aux fidèles qui le fréquentent. C’est assez curieux de voir un élu d’une collectivité annoncer la fermeture d’un établissement culturel privé.
Quel mépris !
Le même a fait allusion à des négociations entre les responsables des Gaumont-Erlon et de l’Opéra, dont je doute qu’elles aient eu lieu mais, si c’est avéré, nous serions heureux d’en connaitre les considérants et les éventuelles avancées.
Tout ici est flou.
La raison et la sagesse seraient de tenir compte de la qualité des propositions de l’Opéra, de réunir autour d’une table les responsables publics et privés concernés et que ceux-ci et ceux là travaillent à son avenir et non à sa fermeture.

Cinéma Opéra : attaque violente de la Ville de Reims

Dimanche 27 septembre 2009

Ce n’est plus le fleuret moucheté que la municipalité utilise contre le cinéma dont Serge Pugeault a juré la mort, c’est carrément l’arme lourde.
C’est la commission de sécurité qu’il utilise.
Le 8 septembre cette commission de sécurité s’est rendue sur place ; jusque là rien que de très normal : tous les trois ans en moyenne, elle passe dans lieux accueillant du public et vérifie, préconise, recommande. En général, elle accorde des délais pour faire des aménagements, des travaux, puis elle attend les réponses du responsable du lieu et des délais raisonnables sont accordés pour réaliser les dits travaux et aménagements.
J’ai vécu çà notamment avec la Comédie, il y a trois ans, et les travaux commencent cet été ; j’ai connu çà en 2002 avec le Musée des Beaux Arts et les travaux ont été réalisés en cours de mandat.
Il en a été de même au cinéma Opéra ces dernières années.
Mais là pas du tout.
La visite de la commission ayant eu lieu le 8 septembre, c’est seulement le 25 septembre que la direction du cinéma a obtenu par mail après de nombreuses réclamations, le compte rendu de la mairie.
Première catastrophe, ce sont 19 prescriptions qui sont imposées au cinéma dont certaines n’auraient pas été évoquées au cours de la visite, en vrac : refaire TOUS les fauteuils, refaire TOUS les faux-plafonds, refaire des multiprises, revoir le désenfumage, nettoyer la cheminée, etc, etc.
Deuxième catastrophe, ces travaux devraient être réalisés pour… le 30 septembre !!!
Pour vérifier que tous ces travaux ont été réalisés la dite commission repassera le 5 octobre !!!

Du jamais vu ; les travaux listés, si tant est qu’ils soient tous réalisables demandent des mois de travaux et quelques centaines de milliers d’euros.
Les délais sont aussi inhabituels qu’incongrus.
La municipalité de gauche condamne à mort le cinéma Opéra.
Si rien n’est fait contre ce diktat c’est la fin a très court terme de ce magnifique lieu de culture, de ce cinéma indépendant Art et Essai, qui fonctionne avec succès. Je rappelle les 150.000 entrées que j’évoquais il y a quelques jours.
Serge Pugeault déclarait chaque année depuis 2004 que le cinéma allait fermer, chaque année il était contredit. Aujourd’hui il a le pouvoir de le faire, il faut l’en empêcher.

Tout savoir sur le Stade de Reims

Dimanche 27 septembre 2009

Comme beaucoup de passionnés du Stade de Reims je me suis abonné à la web Tv proposée sur le site officiel.
Nous ne sommes pas loin des 10 matches depuis le début de cette saison en National (on espère que ce sera la seule avant la remontée en ligue 2 !!!) et le site nous propose un sujet documentaire, de 26 minutes, très pro, analysant ce début de saison un peu chaotique.
Interviews du Président, du DG, bien sur de l’entraineur et de joueurs, Fauré, Thiam… Les images de différents matches sont nickels, le montage est précis, c’est aussi agréable à regarder qu’instructif à écouter.
L’outil webtv devient indispensable : compte-rendus de matches en images, interviews à chaud, un ensemble de sujets qui ne seront jamais autant traités ailleurs.
On se sent très proches des joueurs, de l’équipe, de façon plus distanciée que dans les tribunes, je ne vois pas comment je pourrais m’en passer.
Evidemment il faut payer, mais ramené au nombre de matches traités, au nombre de sujets proposés, à la qualité professionnelle du traitement, le coût reste raisonnable.
On attend bien sûr que notre équipe fasse mieux que se maintenir dans les dix premiers, j’ai plutôt envie qu’elle soit tout de suite dans les trois premiers.
En tout cas, à suivre au stade et sur sa web tv.

Cinéma Opera : que de bonnes nouvelles !!!

Vendredi 25 septembre 2009

Voilà qui ne va pas réjouir celui dont l’une des obsessions est d’obtenir la fermeture des salles Art et Essai du cinéma OPERA.

Une fois de plus, les faits sont têtus, les chiffres de fréquentation de ce cinéma (trop) indépendant ne vont pas plaire à Serge Pugeault, en revanche, ils vont ravir celles et ceux qui apprécient la programmation courageuse de l’équipe d’Annette Hesbois.

Si la fréquentation annuelle reste dans les mêmes eaux, aux alentours de 150.000 entrées par an, ce sont les chiffres de l’action culturelle 2008/2009 qui sont intéressants.

19.000 scolaires, qu’ils soient écoliers, collégiens ou lycéens ont fréquenté près de  300 séances, accompagnés par des enseignants formés aux préalable par l’équipe du cinéma.

C’est un vrai travail d’éveil et de découverte culturelle menée avec des acteurs et des financements publics et privés.

L’OPERA reste le partenaire de nombreuses opérations et manifestations destinées à des publics qui ne vont pas facilement au cinéma : Reims Vital Ado, accueil des maisons de quartiers, soirées étudiantes, coup de zoom, festival Télérama, festival du cinéma italien, cinés du Cœur, avant- premières… Partenariat avec le département audiovisuel du Lycée St Jean Baptiste de la Salle.

Je rappelle l’enjeu : la création de salles de cinéma dans le projet immobilier Pont de Vesle mettra en péril la fréquentation et l’équilibre financier des cinémas de la place d’Erlon – GAUMONT et OPERA.

Rien ne remplacera les propositions Art et Essai de l’OPERA. Que la Ville travaille à sa survie et à son développement culturel plutôt que de planifier sa disparition et la création de salles commerciales : voilà une ambition pour une adjointe à la culture …..

Et si l’Archevêque s’était fait piéger ?

Lundi 21 septembre 2009

Le parvis de la cathédraleJe ne suis pas dans le secret des Dieux mais dans cette affaire de patinoire, j’ai cru comprendre que la Ville tenait peut-être le rôle du Malin.

Je pense pour ma part que la patinoire installée sur le parvis n’est pas une mauvaise idée.

Nous avons rénové le parvis dans l’idée qu’il soit un lieu accueillant, qu’il permette de nombreuses manifestations.

Alors pourquoi pas une patinoire ?

Nous sommes, et l’Archevêque le sait bien, sur un espace public. L’usage veut que la Ville demande à l’affectataire de la Cathédrale son avis, quand il s’agit de s’installer sur cet espace par courtoisie et souci de bon voisinage.

Et c’est un avis que l’Archevêque a rendu, rien de plus.

Je n’ai pas eu la lettre du prélat en main, mais ce qu’on m’en a rapporté est assez badin : l’Archevêque écrit en substance que l’idée ne lui parait excellente mais que la Ville fait ce qu’elle veut.

Pas de quoi créer une polémique. On installé sur ce parvis toutes sortes de choses, Barnum pour des concerts, statues d’art contemporain, événements municipaux, jamais l’Archevêque n’a manifesté d’hostilité même si on ne tenait pas compte de son avis.

Dans cette affaire Ubu de patinoire, il en a semble-t-il fait de même ni plus ni moins.

Que la Ville informe qu’elle installe sa patinoire sur le dit parvis et on n’en parlera plus !!

Deux expositions intéressantes à voir à Reims

Jeudi 17 septembre 2009

La première concerne le centième anniversaire du meeting aérien de Reims-Bétheny.

Organisée  et présentée par l’équipe de la bibliothèque Carnégie, cette exposition didactique retrace non seulement l’événement considérable pour l’époque (près d’un million de visiteurs) mais aussi la place qu’a occupé notre Ville dans l’histoire de l’aviation.

Le très érudit Jacques Cohen rappelait que, sans la première Guerre Mondiale, Reims serait sans doute devenue la capitale française de l’industrie aéronautique. La Ville a eu la bonne idée de mettre en valeur cette histoire méconnue au travers de l’événement « Aéropolis »

Autre expo, autre genre : à la CCI  de Reims c’est la photographe Feng Hatat qui présente un très joli travail sur les acteurs du quartier du Boulingrin.

Commerçants, figures locales, anonymes, ce sont des instantanés très touchants, très vivants qu’ a saisis en noir et blanc, celle qui n’est plus seulement le femme du très talentueux Alain Hatat.

Deux thèmes différents mais dont le point commun, au-delà de la qualité, est  de traiter de la richesse passée et présente de notre Ville : à voir !!

Une opposition au Conseil municipal

Lundi 14 septembre 2009

On ne peut pas dire que l’opposition municipale se soit beaucoup manifestée depuis l’élection d’une équipe de gauche à la tête de la mairie de Reims en Mars 2008.

On peut dire en revanche qu’en dehors de la gratuité du parc de Champagne et l’animation de la place du Forum, ce qui ne fait pas grand-chose, Adeline HAZAN a plutôt tout raté.

Je ne pense pas qu’à l’hécatombe culturelle et la TEOM. Mais entre les augmentations insolentes des indemnités des élus, la gabegie des dépenses de communication, les fautes de casting, le climat pesant qui règne dans les services, la Maire et son équipe ont fait preuve d’un dogmatisme et d’un amateurisme que seuls les éléphants du PS sont capables de créer.

A partir de deux sujets d’actualité, l’opposition s’installe et joue son rôle. Je souscris bien sûr à la pétition lancée par Catherine Vautrin pour que cette taxe inique sur les ordures ménagères soit révisée.

Je compte sur ce groupe pour travailler et nous aider à rassembler les Rémois frustrés de l’échec de la Droite et du Centre en 2008.Il est temps de proposer un autre choix et de vrais projets pour 2014.

En attendant, il s’agit que les élus d’opposition remplissent leur rôle démocratique, qu’ils mettent en évidence les errements politiques de l’équipe en place et proposent d’autres choix pour aider les Rémois.

Taxes : les Rémois accablés !

Dimanche 6 septembre 2009

Double offensive sur le pouvoir d’achat des Rémois :

Les Rémois reçoivent leur taxe foncière et découvrent aujourd’hui l’impact désastreux du choix d’Adeline HAZAN de créer une taxe sur les ordures ménagères : 150 euros, 250 euros, ce sont souvent les chiffres d’augmentation évoqués par les lecteurs de l’Union, là où la Com de la Ville présentait une somme d’une centaine d’euros.

Comme tout le monde paie cette taxe sans considération de revenus, les victimes en seront comme d’habitude les classes moyennes, mais aussi les plus défavorisés qui devront payer plein pot.

Et ce n’est pas le gel du prix de l’eau qui va changer grand-chose. Bonjour la justice sociale de la Gauche Rémoise. Le Modem va s’y rallier ?

Autre préoccupation qui peut aussi avoir un impact sur nos futures dépenses, la taxe Carbone.

Oui, il faut protéger la Planète, oui il est urgent d’avancer et de respecter les engagements. Mais comment admettre que cela passe une fois de plus par une augmentation des prélèvements obligatoires en cette période rude pour beaucoup de monde.

Comme beaucoup, je compte sur la réflexion promise par Nicolas SARKOZY. Soit il faut compenser intégralement pour les plus faibles, y compris les classes moyennes, et je ne vois pas bien l’impact positif de la mesure, soit il faut privilégier la taxe carbone aux frontières, soit il faut reculer la mise en place de deux ans au moins, le temps que la sortie de crise porte ses effets positifs sur l’économie.

Nous ne somme pas aujourd’hui, notamment à Reims, en capacité d’absorber de telles dépenses supplémentaires.

Grippe A et réforme de l’instruction

Mercredi 2 septembre 2009

Deux sujets de rentrée qui n’ont pas de rapport l’un avec l’autre, si ce n’est la place occupée par l’Etat.

Pour une fois la Maire de Reims Adeline HAZAN  est sur la même position que celle de l’Etat. C’est assez exceptionnel pour le souligner.

Le sujet est grave puisqu’il s’agit de santé publique.

Tous se mobilisent face à cette possible pandémie. Je ne partage pas l’avis de ceux qui disent qu’on en fait trop. Le principe de précaution, parfois utilisé abusivement, me paraît totalement adapté à la circonstance.

C’est bien du rôle de l’Etat et de l’ensemble des élus concernés de faire le maximum pour prévoir le pire puisqu’il est impossible de savoir précisément ce que sera la dimension de la pandémie.

La Ville de Reims fait le maximum et elle mérite d’être approuvée.

Autre sujet de rentrée, la réforme de l’instruction judiciaire.

Nous sommes parmi les rares pays à faire instruire une affaire de justice par un juge unique et indépendant. La réforme propose de mettre l’instruction sous la responsabilité du Parquet.

Cela se pratique sans difficulté chez nos voisins allemands. Seule différence : le Parquet allemand est indépendant de l’Etat, alors que le Parquet en France restera dépendant de la Chancellerie.

Dans une démocratie, non seulement cette disposition ne me choque mais elle me semble évidente.

Les élus  nationaux sont nos représentants, élus au suffrage universel, c’est donc en notre  qu’ils nous gouvernent, c’est aussi en notre nom qu’ils donnent des instructions générales aux magistrats du Parquet.

Il faut se rappeler qu’aux Etats-Unis, sur ce même principe, ces magistrats sont élus directement par la population.

Par ailleurs, je suis attaché au principe d’égalité ur le territoire français et la Chancellerie est garante de cette égalité.

Avec des magistrats du Parquet indépendants on pourrait imaginer qu’une même affaire soit traitée différemment selon que l’on soit à Reims, à Marseille, à Béthune ou ailleurs.

Comme d ‘autres je suis donc attaché à ce lien entre Parquet et Chancellerie sous réserve bien sur qu’il n’y ait pas d’intervention individuelle.