Archive pour novembre 2009

Reims 2020 : tout ça pour ça ?

Vendredi 27 novembre 2009

Les professionnels ont rendu leurs travaux pour nous aider à vivre Reims en 2020.
Et l’on peut découvrir parmi le jargon et les lieux communs habituels mêlant le mieux vivre ensemble, le développement durable, l’attractivité de la ville pour attirer des habitants, l’enracinement dans le passé pour mieux vivre un avenir innovant, quelques évidences qui font du bien, quelques idées intéressantes et beaucoup de choses qui s’effaceront d’elles-mêmes.
1.500.000 euros pour s’entendre dire qu’il faut réactiver le G10, çà fait cher du kilo de papier.
Il ne fallait pas être grand clerc pour comprendre que le G10, ce rapprochement des 9 villes autour de Reims, était un élément essentiel du développement de notre territoire. L’idée avait été lancée par Franck Leroy, reprise et développée par les maires des villes concernées. J’ai moi-même décliné ce projet par un G10 Culture qui a plutôt bien marché.
Mais voilà pour l’équipe Hazan, c’était une idée du passé, donc une idée à balayer. Aujourd’hui Adeline Hazan proclame que « tout notre travail doit partir du G10 ».
Trois ans de perdus, sans parler de la méfiance des autres communes face aux atermoiements pour ne pas dire aux tergiversations des élus rémois.
Pour le reste, on ressort de vieux cartons pleins de poussière d’anciens projets, comme le musée du Champagne qu’aucune maison n’a voulu, l’agrandissement de l’office de tourisme que personne ne voulait payer.
Plus innovante, l’idée d’un Technopark, celle d’un Parc de Champagne développé (mais la Maire a jeté le projet de Jean-Marie Beaupuy).
Une autre idée me plait (pas seulement parce que je l’ai défendue), l’installation à Reims du Musée de l’Histoire de France, mais sans renoncer au Musée des Beaux Arts au Boulingrin, je ne vois pas qui va payer.
C’est en terme d’urbanisme que les choses semblent plus intéressantes, chez Panerai qui insiste notamment sur notre histoire liée aux cités-jardins.
Il serait injuste de tout jeter, il y a indéniablement des choses positives à examiner. Ce serait dommage étant donné la somme investie. Reste à savoir ce qu’il restera de cet inventaire à la Prévert de projets non chiffrés.

Je suis fébrile

Vendredi 27 novembre 2009

Rien à voir avec la grippe A (je suis vacciné). Je suis impatient de connaitre le résultat des intenses réflexions menées par les trois cabinets missionnés par la Maire de Reims (coût du remue-méninge 1.500.000 euros + autant pour l’emballage).
En fin de mandat on avait laissé le secteur Boulingrin-Sernam avec la rénovation des halles, un projet de Grand Musée pour le Boulingrin, un parking de 1.000 places, un projet de quartier mêlant habitat et bureaux sur le site SNCF, la place de la République et les Promenades réaménagés à partir du tramway pour mieux mettre en valeur notamment la Porte Mars.
Que retrouve-t-on dans les propos de la Maire actuelle ? La même chose !!! Ce qui prouve que l’on ne pensait et que l’on ne faisait pas si mal semble-t-il.
Le plus, et c’est une bonne idée, la création d’une maison municipale. Moins bonne idée l’abandon de l’Hôtel de Ville par les élus (c’était bien la peine de dépenser tant pour transformer et refaire des bureaux !!).
Que vont nous apporter les professionnels de la réflexion ? Sûrement de grands concepts, intégrant le mieux vivre, l’urbanisme de demain et des choses plus concrètes comme l’intégration de l’A4 dans le cheminement urbain, le contournement sud ou l’utilisation de l’espace de la BA112.
Bien sûr je serai honnête ; si parmi les idées émises, j’en trouve des géniales je les applaudirai. Mais je doute, mes applaudissements risquent d’être mous si ce très cher spectacle est un flop.
P.S. (si j’ose dire)
Celui qui a défendu avec vaillance le dossier Tramway auprès de Jean-Louis Schneiter comme auprès de son successeur a été puni pour avoir voté contre une délibération en Conseil Communautaire. Connaissant la loyauté et le courage politique d’Alain Lescouet, le priver de sa responsabilité me parait un peu rude pour un seul désaccord.

Art Déco II

Mardi 24 novembre 2009

Verrière et lustre de la bibliothèque Carnegie

Verrière et lustre de la bibliothèque Carnegie

En 2006, avec l’accord de Jean-Louis Schneiter, nous avons choisi de mettre en valeur l’Art déco à Reims.
Avec l’équipe de la Direction de la Culture, j’ai demandé à tous les établissements culturels de la Ville de mêler l’Art Déco à leur programmation.
Tous se sont prêtés au jeu. Grand Théâtre, Comédie, Manège.. et bien sur Musée des Beaux Arts qui a présenté une très belle exposition reconnue d’intérêt national grâce à l’appui du Directeur Régional des Affaires Culturelles de l’époque, Georges Poull.
Ce fut une année de succès.
L’art Déco est devenu avec la Cathédrale et le champagne un des éléments identitaires de notre Ville.
Le Musée des Beaux Arts propose aujourd’hui une exposition « Art nouveau, Art déco » que je vous invite à découvrir, c’est une suite cohérente au travail fait.
Pour une fois la Municipalité de gauche a une mémoire positive, Adeline Hazan a salué le travail fait par notre équipe pour mettre en valeur cet élément majeur de la reconstruction de notre ville.
Il reste à attendre l’ouverture du futur musée pour mettre en avant cette période essentielle de notre histoire. Tous les espoirs semblent permis. Nous aurons à l’inaugurer bien après 2014.

Encore un DOB pour rien

Jeudi 19 novembre 2009

Pour les non-initiés et ils sont nombreux, le Débat d’Orientation Budgétaire (DOB) est un moment où une majorité présente son futur budget et où une opposition fait des contre-propositions.
Ce lundi la majorité rémoise de gauche présentait ses propositions, c’est-à-dire pas grand-chose. La faute bien sur à l’Etat et la faute bien sur à l’équipe précédente, fermez le ban.
Comme Adeline Hazan a fait des promesses électorales qu’elle ne peut pas tenir, c’est plutôt indispensable de refiler le mistigri à quelqu’un d’autre.
La Maire se raccroche au rapport Klopfer de 2008 qui reprenait le rapport Klopfer de 2006 ; ce rapport que connaissait très bien Madame Hazan candidate ne l’a pas empêchée de promettre et de promettre encore…
Ce qu’elle n’avait pas promis c’est la Taxe sur les ordures ménagères imposée à tous, l’augmentation de 36% des élus, les trois millions d’euros pour réfléchir à 2020 ou l’augmentation de 400.000 euros du budget communication et encore la suppression de grands événements populaires..Les Rémois l’on t amère… C’est la formule Hazan : « payer plus pour avoir moins »
On annonce quand même des choses étranges dans ce DOB. Un exemple tiré du discours de Madame Hazan : une baisse de 4% des coûts d’administration …. Quand ce sera possible.
Cela veut dire quoi ? Cela concerne qui ? Cela fait économiser combien et au détriment de quoi ou de qui?
Un autre exemple qui tient autant de l’approximation que d’une probable incompétence ; un dossier soulevé par Pascal Labelle : une dépense programmée de 6.8 millions d’euros pour des travaux au Grand Théâtre, excusez du peu, personne de la majorité pour y répondre, ni l’adjointe actuelle à la culture qui a bien dû défendre le dossier en commission culture, ni le futur adjoint à la culture déjà en charge des grands travaux ; et on peut supposer que pour 6,8 millions, il ne doit pas s’agir de réparer des prises de courant.
Cela dit je n’ai pas lu dans la presse les contre-propositions de la minorité, peut-être les connaitra -t’on dans les jours à venir.

On achève bien les chevaux

Dimanche 15 novembre 2009

A chaque crise, ses charognards. Après la crise de 1929 ont été inventés aux Etats Unis ces marathons de danse où l’on promettait aux vainqueurs quelques dollars. On revoit avec répugnance ces images de couples contraints par la misère à danser des dizaines d’heures avant de tomber, épuisés, évanouis devant des spectateurs souvent hilares.
Les gens ne changent pas de nature mais juste de forme. Une société internet, la bien nommée « Rentabiliweb », a décidé de faire de la pub en distribuant de l’argent. Quelques milliers de personnes se sont précipités dans l’espoir de récupérer un billet de 50 euros, toujours bienvenu quand on est au chômage.
Bilan désastreux : émeute, panique, annulation de l’opération en catastrophe, violences, voitures brulées, révolte.
Exploiter la misère pour se faire de la pub est dégueulasse.
Que ces gens-là soient condamnés à payer les dégâts sera un minimum ; mais les punir par l’argent sera inutile.
Que ces cyniques soient condamnés sous forme de Travaux d’Intérêt Général à aller laver les pieds des personnes Sans Domicile Fixe dans des centres d’accueil !!! C’est sans doute démago mais tant pis, peut-être en tireront-ils quelque chose : quoique…

Marie Ndiaye

Jeudi 12 novembre 2009

Marie Ndiaye

Marie Ndiaye

Eric Raoult réclame un devoir de réserve pour les lauréats de prix littéraires.
C’est un non sens ; je ne partage pas toutes les opinions exprimées par Marie Ndiaye, pour autant l’indépendance et la liberté de parole sont des éléments non négociables de notre vie démocratique, tant que les lois de la République sont respectées.
Je suis heureux que Marie Ndiaye puisse s’exprimer sans réserve.
Que les agents de la fonction publique aient à observer une obligation de réserve paraît normal.
Les artistes ne sont pas des agents de l’Etat. Leur liberté d’expression est indispensable.
Quand la lauréate du prix Goncourt parle ou écrit, elle n’engage ni la France ni l’académie Goncourt : elle n’engage qu’elle-même.
Quand Eric Raoult s’exprime, heureusement il n’engage que… lui !!

La petite maison dans la prairie

Dimanche 8 novembre 2009

Pour qui lirait le dernier VRI sans connaître Reims, il pourrait s’imaginer une ville de rêve où une équipe généreuse ferait chaque jour le bonheur de chacun des habitants. Comme une famille Ingalls qui nous ferait vivre la « petite maison dans la prairie ».
Mais brrr.. On ne nous dit pas tout dans VRI. Bien sûr, le pouvoir d’achat des élus s’est amélioré de 36% quand l’inflation est à zéro mais ce sont bien les seuls Rémois pour qui les choses sont au mieux.
L’habitant de la petite maison, lui, paie 25 % de taxe en plus pour ramasser des ordures ménagères qui étaient déjà ramassées. On lui rappellera bien sûr qu’il a de la chance, Madame Hazan-Ingalls ne lui a pas augmenté ses impôts.
Le commerçant lui, paie 300% de plus le droit d’avoir une enseigne… Mais le commerçant est rassuré puisque sur la page de couverture de VRI on lui promet de « favoriser le commerce de proximité ». Il va sûrement attendre le prochain numéro de VRI pour savoir comment !
C’est sûrement aussi dans le prochain numéro de VRI qu’on connaitra les propositions pour savoir comment on vivra encore mieux dans la petite maison en 2020. Encore une fois sur la couverture du VRI de novembre, on nous annonce « Reims 2020 le temps des propositions ». Comme j’ai hâte de savoir comment je vais être heureux dans 10 ans, je me précipite et je dévore toutes les pages intérieures… Rien, il faut attendre un prochain numéro pour savoir ce que les trois cabinets d’études parisiens qui travaillent pour 1.500.000 euros à réfléchir avec une poignée de Rémois vont pondre.
C’est vrai que pour nous aider, Monsieur Pugeault-Ingalls, chargé de notre futur bonheur, a prévu environ 1.500.000 euros pour nous vendre les projets de nos talentueux cabinets. Alors on nous balade, ce n’est pas moi qui me moque, c’est écrit partout. C’est vrai que pour ce prix-là, on se sent bien baladés…
Je suis taquin, on n’est pas seulement baladés, on est aussi « massivement concertés ».
C’est vrai que 800 habitants avaient répondu à un questionnaire, c’est tout à fait fameux qu’on se rappelle qu’il y a 185.000 habitants à Reims. Et pour ces débats « historiques », il y a bien au moins 50 personnes aux réunions de concertation.
Tout cela serait bien dérisoire si ces quelques élus dépensaient leur propre argent et leur temps à élucubrer dans leur coin. Mais non ils y passent du temps qu’ils ne consacrent pas à notre quotidien, ils y dépensent de l’argent du contribuable qui pourrait être largement utile en cette période de disette.
Les faits sont têtus. Depuis 18 mois que la municipalité de gauche est en place, les Rémois, qui ne sont pas des gens idiots, l’ont largement constaté : ils paient plus pour avoir moins.
Et ce ne sont pas les rideaux de fumée et les opérations de communication qui vont les convaincre du contraire.
Je ne sais pas si la Belle était endormie mais elle s’énerve.