La situation devient insupportable. L’attitude de certains hauts responsables de l’ Eglise Catholique à propos des problèmes de pédophilie est désespérante. Entre la négation de situations, l’amalgame homosexualité/pédophilie, la complaisance de l’attitude de Mgr Ratzinger vis à vis de prêtres pédophiles mal contredite par le même devenu BenoitXVI,L’Eglise devrait se souvenir du » il arrivera des scandales mais malheur à celui par qui le scandale arrive »
Ce drame de la pédophilie rappelle à quel point on peut être Chrétien, Catholique et se sentir mal à l’aise dans son Eglise. je ne parle pas de ma paroisse et de ses prêtres, petites fourmis dévouées, passionnées par leur sacerdoce, de ces communautés de religieux et de laïcs qui partagent et agissent quotidiennement pour porter une parole .
Je pense comme tout le monde à cette lourde organisation pesante et sclérosée qui s’oppose à tout changement, à toute évolution. A cette organisation à qui l’on ne demande pas d’être démocratique mais simplement d’écouter et d’entendre ceux qui se reconnaissent aussi dans la parole du Christ.
L’Eglise est fragile parce qu’elle dépend d’un seul homme. Quand cet homme a la dimension de Jean-Paul II, les choses s’acceptent, quand un Pape sans charisme accroché à des dogmes impose une démarche de réaction, c’est tout le système qui se révèle fripé, usé: comment défendre son modèle de gouvernance? Le pape tient son autorité d’une élection par des Cardinaux nommés par le Pape précédent.Comment un Chrétien évolué peut il croire que cette élection seule le rend infaillible?
Sa légitimité ne tient elle pas dans sa capacité à interpréter les écritures et la parole de Dieu? Quand il laisse sa hiérarchie soutenir des comportements pédophiles , quand il laisse un de ses proches assimiler homosexualité et pédophilie, j’ai du mal à me sentir bien dans son Eglise.
Le célibat des prêtres, l’interdiction faites aux femmes de devenir prêtres, la position de l’Eglise face aux divorcés, la position de l’Eglise sur le préservatif, ce sont des attitudes que j’avais du mal à accepter, mais sur ces sujets je faisais comme les prêtres, sur le terrain , profil bas.
Cette fois le décalage est trop fort, j’ai envie d’une Eglise qui soit au sommet ce qu’elle est à sa base: compréhensive avec les plus fragiles, compatissante avec ceux qui souffrent, portant une parole d’amour dans le respect de la parole du Christ. pas une Eglise de pouvoir, de certitude , de réaction.
J’ai envie d’une Eglise qui s’interroge et nous interroge, qui se remette en cause, j’ai envie d’un pape qui ne sorte pas d’un conclave mais du choix de tous ses prêtres, j’ai envie d’une Eglise qui se réforme!!