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« Cafaramor », ou comment lutter contre la morosité

Jeudi 16 avril 2009

Jérémie Lemaire

Jérémie Lemaire

Emmanuel Delhom, un ami chef d’entreprise et artiste très créatif, a eu la géniale idée de réunir plus de 40 artistes pour donner un peu de couleur à cette période de crise.

Appuyé par Jacques Michelet et Hervé Toullec, Emmanuel et ses 40 artistes ont investi la magnifique salle des Comtes de Champagne, prêtée par Pierre-Emmanuel Taittinger pour une unique soirée, le 15 avril.

Expérience totalement réussie : une foule de visiteurs, une ambiance de fête, le bonheur pour moi de retrouver tous mes amis, artistes et amateurs d’art, parmi lesquels la galeriste du Cardo Pascale Loufrani,le passionné Benoît Migneaux ou encore la créatrice d’événements Elodie Bessé.

Des journalistes très nombreux, dont les responsables du futur magazine culturel créé par le journal l’Union, qui nous sera proposé très bientôt, chaque dimanche.

Au milieu des talents reconnus, ceux de Frédéric Voisin, Florence Kutten et bien d’autres, quelques talents nouveaux parmi lesquels celui de Jérémie Lemaire, autodidacte qui propose des grands formats très aboutis.

En bref tout le monde était là, heureux de montrer que la crise n’empêchait pas de créer, d’innover, de se rencontrer.

Je ne vois pas comment Emmanuel, après un tel succès, pourra échapper à sa nouvelle responsabilité : recommencer à donner, sans argent public, du plaisir à tous !!!

Insupportable

Jeudi 26 mars 2009

Comme des millions de Français, je n’ai pas assez de mots pour exprimer ma colère sur ces parachutes dorés que s’arrogent quelques patrons de grandes entreprises. Même en temps normal certaines rémunérations paraissent indécentes, elles passaient presque inaperçues, considérées comme un avatar du système.

Sans démagogie, sans populisme, ces comportements ne peuvent bénéficier d’aucune forme d’indulgence dans cette période de crise grave. Loi ou pas, ils ne peuvent plus être tolérés.

Le denier scandale en date est, si j’ose dire, exemplaire. Il s’agirait pour quelques dirigeants d’une filiale du Crédit Agricole de se verser 51 millions d’euros alors que la même entreprise supprime 75 emplois pour économiser 32 millions d’euros. Bien entendu cette banque est aidée avec l’argent de l’Etat.

Nicolas Sarkozy, Laurence Parisot condamnent, la grande majorité des autres employeurs s’insurge, la plupart des patrons sont conscients et responsables et réagissent avec décences.

Il y a trop de souffrance dans une société meurtrie par la crise, angoissée pour son avenir, fragilisée dans son quotidien, pour accepter sans condamner ces patrons crapuleux !!!

Je suppose que le Président de la République garde la Loi comme outil ultime pour faire cesser ces pratiques, si la simple morale ne suffit pas. Une réaction efficace est indispensable : les salariés en chômage partiel, les 90.000 nouveaux chômeurs mensuels, seront soutenus par l’ensemble de la population pour se révolter contre cet écart inique entre leur situation et celle de ces vampires.

Nicolas Sarkozy : on accélère !

Vendredi 6 février 2009

 

Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy

Jeudi soir, pendant 90 minutes, le Président s’est montré clair, offensif et déterminé. Toujours énergique, il a fait preuve de pragmatisme et d’innovation pour aider à mieux traverser la crise mondiale.

 

L’essentiel est de sauver les emplois. Les emplois, ce sont les entreprises qui les créent, il faut donc tout faire pour aider les entreprises .

La mesure phare, c’est bien sur la suppression de la Taxe Professionnelle, impôt français particulièrement pénalisant pour la compétitivité des entreprises. Reste à régler, et ce n’est pas mince, la question de savoir qui et avec quel impôt on va financer les Collectivités Territoriales.

Sans sacrifier à la pression par la relance de la consommation, qui serait un échec - quand on est inquiet on épargne, on ne consomme pas plus – les propositions de Nicolas Sarkozy sont fortes.

Il s’agirait de supprimer la tranche basse d’imposition, ce qui permettrait à deux millions de Français modestes de gagner du pouvoir d’achat et améliorer les allocations familiales pour les plus modestes. Voilà du pouvoir d’achat en plus, qui ne pénalise pas l’entreprise.

Le Président se montre très ouvert au dialogue : tous les syndicats doivent se retrouver le 18 février pour débattre de toutes les propositions possibles pour traverser au mieux la crise et surtout pour préparer un avenir qui ne peut se résumer à un retour au passé.

Il faut construire une société nouvelle ou les revenus seront mieux répartis, où l’argent cessera d’être roi, où le Politique et la Démocratie reprendront toutes leurs places.

Voilà l’enjeu : traverser au mieux cette période critique, construire une société nouvelle.

Sarkozy et la crise

Lundi 6 octobre 2008

Nicolas Sarkozy

On peut reprocher ce qu’on veut à Nicolas SARKOZY, mais dans cette période de crise grave, qu’on lui reconnaisse deux qualités essentielles à un Chef d’Etat : la lucidité et le courage.

Ces derniers discours, la réunion du G4 organisée ce week-end, sont les actes de celui qui a parfaitement pris la mesure de la situation. Le Monde est bouleversé par une crise du Capitalisme et nous entrons dans une nouvelle ère historique dont les axes seront liés au développement durable, à une nouvelle forme d’organisation économique et à un début de gouvernance politique mondiale.

C’est à l’occasion de crises que nous changeons de siècle. Nous sommes entrés dans le XXIe siècle après le choc de la plus grande guerre que l’Humanité avait connue : la première Guerre Mondiale, nous entrons dans un siècle nouveau, à l’occasion de cette crise financière dont la gestion par les Etats nous sort d’un cycle où régnait un capitalisme pur et dur.

La force de Nicolas SARKOZY tient aussi à son absence de présupposé idéologique. Pragmatique, il comprend qu’il faut balayer ce qui faisait la loi hier pour construire quelque chose qui n’existe pas encore.

Notre façon de vivre va s’en trouver modifiée ; petit à petit, nous intégrons ces mouvements : préservation de l’environnement, tri sélectif, baisse de la consommation d’essence, achats de produits éthiques….

Nicolas HULOT le rappelait, il ne s’agira pas de vivre moins bien mais de vivre différemment. S’interroger sur nos modes de consommation c’est aussi s’interroger sur le sens que nous voulons donner à nos vies, sur qui nous parait essentiel, sur ce que nous voulons partager, sur ce que nous voulons laisser.

Il ne s’agira  pas de consommer moins, mais de consommer différemment, d’intégrer dans nos achats la préoccupation du durable, de l’écologie, de l’éthique.

Grâce aux interventions publiques, nous pouvons espérer sortir dans un temps qui semble estimé à plusieurs semestres, d’une crise provoquée par un système abandonné à lui-même,  à la spéculation ; ce temps sera utile s’il est consacré aussi à créer de nouveaux modèles de fonctionnements basés sur le respect de chacun des Habitants de cette planète.

Une nouvelle Epoque

Dimanche 28 septembre 2008

La dernière des grandes idéologies s’est effondrée. En 1989, la chute du Mur de Berlin a entraîné l’implosion du Communisme et la disparition de toute idée de réussite d’une société collectiviste.

En 2008, en l’espace de quelques semaines, disparaît le modèle du Libéralisme absolu. La grande faillite financière annoncée il y a quatre mois par le FMI, remet en cause les grands équilibres de notre modèle économique.

La grande règle du « Marché régulé par lui-même » a fait un flop retentissant.

Georges Bush nationalise les grands établissements bancaires américains. Le Président Sarkozy appelle à réguler le Marché, c’est-à-dire mettre fin aux éléments essentiels du libéralisme. La plupart des grands dirigeants le suit dans cette nouvelle approche.

La voie à suivre est celle qui met l’Homme au centre des préoccupations.

C’est le message rappelé sans lassitude depuis toujours par les Démocrates Chrétiens: une société de liberté où le faible est à protéger, où l’Homme est essentiel.

Il est à souhaiter pour notre futur proche que les Etats limitent au mieux les effets de cette très grave crise.

Il est non moins souhaitable pour nous tous que de nouvelles règles de fonctionnement à la mesure des enjeux soient mises en place ; qu’une nouvelle gouvernance mondiale puisse nous garantir contre les violents dérapages que nous vivons, dans le respect de règles démocratiques.