
Les flâneries musicales
Adeline Hazan a encore frappé – durement – sur le dos de la Culture. Jeudi dernier, la Maire a annoncé qu’elle amputait les Flâneries Musicales de Reims de deux semaines !
Elles passeront de sept à cinq semaines.
Il y a huit ans, elles avaient été ramenées de neuf à sept semaines. Tout le monde était d’accord pour considérer que deux mois de festival était intenable pour les organisateurs, pour les musiciens ; la durée de sept semaines avait été admise comme la durée idéale : nous avions maintenu aux organisateurs le même budget artistique et opérationnel.
Personne ne s’est jamais plaint de cette durée qui permettait d’installer le Festival, de communiquer en France et en Europe et surtout de permettre aux milliers de Rémois de flâner d’un concert à l’autre pendant les vacances d’été : c’était le principe même de ce merveilleux moment créé par Jean Falala sur une idée de Gabrielle Nguyen.
Avec le soutien de Jean-Louis Schneiter, nous avons poursuivi cette idée en l’ouvrant aux communes voisines du Pays Rémois, aux quartiers de la Ville, en direction de tous les publics, en donnant accès à tous les lieux de la Ville.
Vraiment, priver les Rémois de deux semaines de bonheur au moment où ils auront le plus besoin de se donner un peu de plaisir, c’est aussi cruel qu’inutile.
Habiller cette sanction sous le prétexte de davantage de rencontres pendant l’année, c’est refuser d’admettre que la Municipalité de gauche a décidé de faire des coupes sombres dans les budgets de la Culture.
Les Flâneries sont clairement identifiées comme un très grand Festival d’été, l’un des plus favorablement connus en France, grâce, notamment, au remarquable travail des directeurs artistiques Hervé Corre de Valmalette et Francis Lebras, grâce aux équipes bénévoles et professionnelles de l’association des Flâneries.
Les Flâneries étant financées aux ¾ par la Ville, les organisateurs n’ont d’autre choix que de trouver très bien la décision de la Maire ; pour autant, je ne peux m’empêcher de penser que tous seront amers de voir ces moments magiques amputés de quinze jours.
Les premières victimes seront bien sûr les Rémois et nos amis touristes. Ce seront aussi les restaurateurs, les hôteliers, les commerçants qui seront privés de quinze jours de chiffres d’affaires générés par les mélomanes français et étrangers qui nous visitaient.
En moins de six mois, la Mairie PS démonte un tissu culturel qui faisait de Reims une référence en France. Chaque décision prise dans ce domaine diminue l’offre aux Rémois, diminue les moyens donnés aux créateurs. Triste !