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Le Coq à l’Ane: une jolie maison disparait

Jeudi 4 mars 2010

Eric PoindronEn période de crise et entre deux catastrophes naturelles, la nouvelle pourrait passer inaperçue. Mais la disparition de cette originale maison d’édition rend triste ceux qui aiment les beaux livres, les belles curiosités et la flamboyante personnalité d’Eric Poindron.

C’est une très belle page qui se ferme sur une aventure originale et courageuse. Il restera dans nos bibliothèques et dans nos mémoires de nombreuses  histoires pleines de charmes. Le Coq à l’Ane réanimait des contes et des mystères de notre région. Ce qui a été crée restera mais qui continuera à découvrir ce qui ne l’a pas encore été.

Eric et sa femme ont trop de talent pour ne pas nous proposer d’autres projets. Je suis sur que nous sommes nombreux à être à leurs côtés pour les aider et les encourager!

Reims: pauvre Culture

Mercredi 13 janvier 2010

On ne peut pas dire que la culture soit l’enfant chérie de la municipalité de gauche.

Trois mois après l’annonce du retour à Paris de la fantomatique adjointe à la Culture, on ne sait toujours pas qui est responsable de quoi et qui fait vraiment quelque chose.

On a lu et entendu que le dossier était confié au déjà très chargé 2ème adjoint, vice président de l’agglomération; celui-ci a déjà fait savoir qu’il n’aurait de temps à perdre en détails. Il était écrit qu’il serait assisté pour ces détails de conseillers délégués: il ne doit pas y en avoir d’assez digne de confiance, pschitt des conseillers délégués…

La Culture, ce sont trois grands domaines: le Patrimoine, le Spectacle Vivant et l’Enseignement Artistique.
Soit un Adjoint s’en occupe totalement et je peux témoigner que c’est du boulot, soit on confie un ou deux de ces domaines à un ou deux conseillers délégués placés sous l’autorité de l’adjoint à la Culture dans un souci de cohérence politique.

La gauche rémoise s’apprête à dépecer cette délégation en confiant les musées à l’adjoint au tourisme (ils ne seront pas les plus mal lotis) mais le musée des beaux arts resterait la propriété du 2ème adjoint: très simple pour organiser une politique muséale, cherchez la cohérence.

Pour les autres ils devront se débrouiller avec un adjoint qu’ils ne verront jamais, c’est vrai que cela ne les changera pas de la « prédécesseuse »…

Après deux premières années consacrées à tailler en pièces des événements culturels, à supprimer des lieux de culture, à baisser les moyens accordés aux associations et à ignorer les acteurs culturels, cette municipalité continue à traiter la culture comme un secteur de troisième zone avec une désinvolture qui ressemble à du mépris. Officiellement, à ce jour on ne sait toujours pas qui fait quoi, çà fait désordre…

Florence Kutten: de la difficulté de vivre de son art.

Samedi 9 janvier 2010

Florence Kutten

Florence Kutten est une belle et grande artiste. Son travail, sa personnalité généreuse, la qualité et la « quantité » des oeuvres qu’elle produit, son implication forte dans tous les domaines de l’action culturelle, auprès des publics les plus éloignés de la culture, font d’elle une des artistes plasticiennes rémoises les plus légitimement reconnues.

Que la Municipalité actuelle ait décidé de mettre en place une bourse pour soutenir chaque année un artiste plasticien ne parait pas contestable; je n’ai pas tout saisi de la finalité exacte de cette bourse en terme de production , mais c’est un autre débat. En revanche j’ai lu la composition du jury ad’hoc, il me semble en tout point légitime.

Que Florence Kutten ait été retenue par ce jury ne me parait poser aucun problème, je m’en réjouis plutôt.
Que la tante de Florence soit adjointe de la Maire actuelle (et dans une délégation sans rapport avec la Culture) ne doit pas lui interdire d’exister au même titre que les autres artistes de notre Ville. Pour rappel Christiane (la tante) était déjà élue d’opposition dans notre Municipalité et membre de la commission Culture. Et à aucun moment quand nous avons soutenu le travail de Florence (la nièce) il n’y eu ni intervention ni influence de sa part.

Plus largement il n’est pas inutile de rappeler que les artistes plasticiens ne bénéficient pas de protection particulière, ils ne peuvent pas s’appuyer sur un éventuel statut d’intermittence comme celui qui existe pour les artistes et les techniciens du spectacle vivant.
Beaucoup d’entre eux arrêtent faute de moyen. Les Collectivités se débrouillent pour les soutenir sous forme de résidences, de commandes, de missions d’actions culturelles.

Florence Kutten fait partie de ces talents qui traversent des périodes de vaches très maigres mais qui ne renoncent pas à continuer à s’investir: et c’est tant mieux!!

« Cafaramor », ou comment lutter contre la morosité

Jeudi 16 avril 2009

Jérémie Lemaire

Jérémie Lemaire

Emmanuel Delhom, un ami chef d’entreprise et artiste très créatif, a eu la géniale idée de réunir plus de 40 artistes pour donner un peu de couleur à cette période de crise.

Appuyé par Jacques Michelet et Hervé Toullec, Emmanuel et ses 40 artistes ont investi la magnifique salle des Comtes de Champagne, prêtée par Pierre-Emmanuel Taittinger pour une unique soirée, le 15 avril.

Expérience totalement réussie : une foule de visiteurs, une ambiance de fête, le bonheur pour moi de retrouver tous mes amis, artistes et amateurs d’art, parmi lesquels la galeriste du Cardo Pascale Loufrani,le passionné Benoît Migneaux ou encore la créatrice d’événements Elodie Bessé.

Des journalistes très nombreux, dont les responsables du futur magazine culturel créé par le journal l’Union, qui nous sera proposé très bientôt, chaque dimanche.

Au milieu des talents reconnus, ceux de Frédéric Voisin, Florence Kutten et bien d’autres, quelques talents nouveaux parmi lesquels celui de Jérémie Lemaire, autodidacte qui propose des grands formats très aboutis.

En bref tout le monde était là, heureux de montrer que la crise n’empêchait pas de créer, d’innover, de se rencontrer.

Je ne vois pas comment Emmanuel, après un tel succès, pourra échapper à sa nouvelle responsabilité : recommencer à donner, sans argent public, du plaisir à tous !!!

Encore de mauvaises nouvelles pour la culture ?

Samedi 13 décembre 2008

Les flâneries musicales d'été de Reims

Les flâneries musicales

Adeline Hazan a encore frappé – durement – sur le dos de la Culture. Jeudi dernier, la Maire a annoncé qu’elle amputait les Flâneries Musicales de Reims de deux semaines !

 

Elles passeront de sept à cinq semaines.

Il y a huit ans, elles avaient été ramenées de neuf à sept semaines. Tout le monde était d’accord pour considérer que deux mois de festival était intenable pour les organisateurs, pour les musiciens ; la durée de sept semaines avait été admise comme la durée idéale : nous avions maintenu aux organisateurs le même budget artistique et opérationnel.

Personne ne s’est jamais plaint de cette durée qui permettait d’installer le Festival, de communiquer en France et en Europe et surtout de permettre aux milliers de Rémois de flâner d’un concert à l’autre pendant les vacances d’été : c’était le principe même de ce merveilleux moment créé par Jean Falala sur une idée de Gabrielle Nguyen.

Avec le soutien de Jean-Louis Schneiter, nous avons poursuivi cette idée en l’ouvrant aux communes voisines du Pays Rémois, aux quartiers de la Ville, en direction de tous les publics, en donnant accès à tous les lieux de la Ville.

Vraiment, priver les Rémois de deux semaines de bonheur au moment où ils auront le plus besoin de se donner un peu de plaisir, c’est aussi cruel qu’inutile.

Habiller cette sanction sous le prétexte de davantage de rencontres pendant l’année, c’est refuser d’admettre que la Municipalité de gauche a décidé de faire des coupes sombres dans les budgets de la Culture.

Les Flâneries sont clairement identifiées comme un très grand Festival d’été, l’un des plus favorablement connus en France, grâce, notamment, au remarquable travail des directeurs artistiques Hervé Corre de Valmalette et Francis Lebras, grâce aux équipes bénévoles et professionnelles de l’association des Flâneries.

Les Flâneries étant financées aux ¾ par la Ville, les organisateurs n’ont d’autre choix que de trouver très bien la décision de la Maire ; pour autant, je ne peux m’empêcher de penser que tous seront amers de voir ces moments magiques amputés de quinze jours.

Les premières victimes seront bien sûr les Rémois et nos amis touristes. Ce seront aussi les restaurateurs, les hôteliers, les commerçants qui seront privés de quinze jours de chiffres d’affaires générés par les mélomanes français et étrangers qui nous visitaient.

En moins de six mois, la Mairie PS démonte un tissu culturel qui faisait de Reims une référence en France. Chaque décision prise dans ce domaine diminue l’offre aux Rémois, diminue les moyens donnés aux créateurs. Triste !