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2011: l’année des premières « âneries musicales de Reims »?

Samedi 24 juillet 2010

Puisqu’il faut bien donner un nom à la chose, pourquoi pas celui-là.
Dans ce qu’il faut bien considérer comme un gâchis, entre rumeurs et demi-informations, entre coups de gueule et coups bas, une chose semble acquise: les Flâneries Musicales ont vécu.

On peut changer, évoluer, c’est sain et même vital et les Flâneries créees par Gabrielle Nguyen ont évolué et pouvaient évoluer encore.
Mais quand on décapite les deux directeurs artistiques, quand on les remplace à l’arrache par un jeune inconnu de 62 ans dont l’expérience artistique se résume à une poignée de festivals d’animation gentiment amateurs, quand on balance des concepts autour de week-end thématiques et de musiques mélangées, quand on s’interroge sur le principe des concerts gratuits, il faut bien appeler un chat, un chat et ce chat n’est plus celui des Flâneries Musicales.

Si le pire n’est pas certain, comme l’un des aimables animateurs  de l’association actuelle des Flâneries me l’a asséné (sans me convaincre) à la sortie du concert de clôture, le moins lucide d’entre nous avait le droit d’avoir de sombres inquiétudes.

A la lecture des propos du toujours très aimable Adjoint à la Maire chargé de tout: ce n’est plus de l’inquiétude: c’est véritablement de la déprime.

Celui que certains dans les services municipaux appellent en alternance le Maire II ou Sa Suffisance a laissé couler sa rancoeur pour les Flâneries et pour ceux qui les font: il accuse et il insulte Hervé Corre publiquement après avoir méprisé Francis Le Bras en privé.

Il est le porteur de l’unique message qu’il défend: « je paie, je décide ». Alors il en dit  un peu plus sur le nouvel objet de ses rêves: ce serait de la musique classique croisée avec de la musique du monde, ce serait la fin des concerts l’après-midi et de l’alternance concert gratuit/concert payant.

L’homme n’est pas à une contradiction près, piétinant les principes des rapports Collectivité/Association: L’omniscient dit ne pas se mêler de la gestion des Flâneries et affirme parmi d’autres décisions qu’il a prises, qu’il conserve djaz51 pour organiser le Concert Pique-Nique!!!

Entre confusion et amateurisme, entre agressivité et incompétences, la gauche Rémoise et l’association de Flâneries ont réussi à détruire un chef d’oeuvre aimé  des Rémois et  reconnu par tous les professionnels européens de la musique.

C’est pathétique et les Rémois qui ont hué la Maire sont en colère.

Heureusement l’an prochain nous aurons les fêtes du 800 ème anniversaire de la construction de notre Cathédrale, çà cachera  la misère mais les Rémois ne seront pas dupes.

Il faudra bien rendre des comptes,le bilan est déjà lourd,  dommage qu’il faille attendre 2014 pour les solder.

Reverra-t’on des Flâneries Musicales en 2011?

Samedi 17 juillet 2010

Oui, sans doute il y aura des « flâneries musicales » à Reims en 2011. Mais quelles Flâneries?

Hervé Corre et Francis Le Bras sont tous les deux mis à l’écart pour ne pas dire virés.. Ce n’est pas rien: ils sont les deux directeurs artistiques des Flâneries.

En clair, tous les concerts auxquels vous assistez depuis des années, tous les artistes que vous entendez, ce sont eux qui vous les proposent.

Ils ont l’un et l’autre des compétences et des carnets d’adresses qui nous valent les plus grands talents confirmés et les plus belles découvertes d’Europe. La presse spécialisée les suit, les artistes les apprécient, le public par ses applaudissements les remercie.

Qui pour les remplacer? Un nouveau directeur artistique aurait été embauché: qui est-il, que va – t’ il faire, c’est d’autant un mystère que la presse nationale et la plupart des artistes ne le connaissent pas.

Il y a de quoi être soucieux: un festival aussi important que celui de Reims a mis du temps à trouver sa place, l’une des premières en Europe.

A ce niveau, tout est fragile; se priver des plus grands noms, se couper des talents reconnus, se passer de découvreurs d’artistes, c’est prendre le risque de transformer un festival de premier plan en une aimable animation estivale.

Dans une ville qui en trois ans  a supprimé des événements culturels , a fermé des lieux, a  asséché les compagnies et ne reçoit pas ses artistes, fragiliser un événement aussi populaire que les Flâneries c’est prendre le risque de décevoir ses habitants et de voir son image se dégrader.

Il reste à comprendre qui décide quoi de la Ville et de l’association.de gestion des Flâneries Musicales

Beaucoup de questions sur lesquelles tous les Rémois devront avoir des réponses, des réponses cohérentes et justifiées.

Reims et les Rémois ont besoin des Flâneries. Les milliers des Rémois et de visiteurs qui les vivent avec bonheur doivent savoir pourquoi on met à l’écart ceux qui font leur succès et ce qui va leur être offert l’an prochain.

C’est un enjeu culturel et  économique, il y va de l’image de notre ville

Vingtièmes flâneries musicales de Reims

Mardi 21 juillet 2009

A la veille de la clôture de l’édition des Flâneries 2009, je ne me permettrai pas de faire un bilan mais de livrer quelques impressions personnelles. C’est peu de dire que je suis attaché à cet événement fort, original, créé il y a donc 20 ans par Jean Falala sur une idée de Gabrielle Nguyen.

Malgré quelques différents politiques, nous nous sommes attachés à défendre un festival qui s’est installé comme un des grands événements de l’été en France comme en Europe.

Porté artistiquement par deux directeurs de grands talents, Hervé Corre et Francis Le Bras, nous avons croisé à Reims les plus grands interprètes reconnus ou en devenir.

Cette année, je retiens quelques noms d’artistes qui m’ont ému : le très jeune Antoine Pierlot qui jouait trois suites de Bach avec une sensibilité et une maitrise rare ; la pianiste Marcella Roggeri, éblouissante interprète d’une œuvre envoutante d’une compositrice trop peu connue, Gubaïdulina ; bien sûr le plaisir de retrouver l’un des pianistes fidèles des Flâneries et d’Hervé Corre : François Weigel.

Une fois de plus Francis Le Bras a réussi à faire du concert pique nique, autre chose qu’un simple rendez-vous sympathique, les 10.000 visiteurs du parc de Champagne ont été éblouis par Arturo Sandoval.

Cette année encore les équipes salariées et bénévoles des Flâneries, de Transart et de Dzaz51 ont été formidables de professionnalisme et de générosité.

Mes regrets seront politiques : suppression de deux semaines de concerts sous prétexte d’actions culturelles pendant l’année, actions qui restent bien mystérieuses.

Un nombre de concerts payants qui va bientôt l’emporter sur les concerts gratuits ; on s’éloigne peu à peu de l’esprit originel des Flâneries, de cet accès de tous les publics à tous les concerts. Les organisateurs à l’évidence manquent de moyens.

Des inquiétudes sur l’avenir, quand on constate l’absence de politique culturelle de cette municipalité, qui s’est faite une spécialité de supprimer des événements et des lieux de culture et de laisser le reste aller au fil de l’eau.

Mais l’été n’est pas à la politique et cet été soyons beaux joueurs, les événements mis en place par la municipalité ont été par ailleurs à la hauteur : cinéma de plein air, animations du 14 juillet, meeting d’athlétisme.

Alors bon anniversaire aux Flâneries et défendons les tous ensemble pour fêter ensemble le 30 e !!!