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Reims:concertation et poudre aux yeux.

Dimanche 7 février 2010

C’est fou ce que la gauche Rémoise est capable de faire le contraire de ce qu’elle dit.
Après la séquence  » nous sommes une  gauche sociale et nous n’augmenterons pas les impôts ». Succès connu: la TEOM qui fait augmenter la taxe foncière de 25% avant de se répercuter du même montant sur les loyers des habitants, l’augmentation de 300% de la taxe sur les enseignes.

Il y a cette antienne « nous sommes les chantres de la concertation. »

Première séquence la très riche (3Millions d’euros) concertation de Reims2020: on écrit, on publie, on invite.. finalement pas grand monde pour pas grand chose, bref on communique.

Deuxième séquence on décide mais on ne concerte plus.

Qui a été concerté pour l’aménagement su secteur Pont de Vesle, avec commerces , hôtels, cinémas? Personne, en tout cas pas les commerçants de la rue de Vesle, en tout cas pas les cinémas de la place d’Erlon. Du reste on sait que les opérateurs de cinémas ne se précipitent pas pour ouvrir les fameuses salles.

Qui a été concerté pour le projet d’aménagement de la caserne Colbert? Personne, en tout cas pas ceux qui se disaient voilà un endroit intéressant pour la création d’un musée de l’Histoire de France ou pour l’aménagement de cette fameuse cité administrative annoncée dans le programme d’Adeline Hazan. Du reste on me dit qu’elle a du plomb dans l’aile  la fameuse cité ; on va surement voir plus de projets d’études que de projet de construction.

Qui a été concerté pour le projet d’installation d’un Hôtel de luxe dans les locaux de la caserne Chanzy. Personne, en tout cas pas les étudiants qui se seraient bien vus dans ce lieu de coeur de ville à deux pas du tramway.

C’est amusant de voir que ces mêmes qui nous critiquaient sur ces thèmes « concertatifs » font beaucoup plus fort dans un domaine où ils nous donnaient des leçons. Concertation, concertation..! Poudre aux yeux..

C’est amusant de voir que ceux qui nous auraient accusés de brader  le domaine public au secteur privé le font avec autant d’allégresse. Je ne suis pas de gauche et sur ce thème je ne critiquerai pas mais tout de même depuis quelques semaines à chaque fois que le deuxième adjoint intervient je me demande s’il n’est pas le deuxième adjoint de Renaud Dutreil.

Très sérieusement cette municipalité joue au monopoly en ne tenant aucun compte de l’opinion des Rémois et pendant de temps là les mêmes Rémois sont baladés sur ce fameux ( fumeux?) Reims 2020.

Mieux vaut tard que jamais

Dimanche 10 mai 2009

Sans doute lassés de se voir reprocher par le milieu culturel rémois de ne pas avoir de politique culturelle, le cabinet de la Maire de Reims et la direction de la culture se sont investis dans une grande campagne de concertation.

Il a fallu quinze mois pour que cette municipalité adresse enfin un signe positif en direction des acteurs culturels et peut-être en direction du public.

La méthode adoptée est copiée sur celle encore vécue avec le milieu sportif : sans base précise, sont organisées dix messes sur des thèmes (problématiques) dont sortira une synthèse avec des projets sur lesquels on reviendra en disant qu’il faudra bien s’en passer parce qu’on n’a pas les moyens de les mettre en œuvre.

Dans son préambule lu dans l’Union du 7 mai, Adeline Hazan concède qu’à Reims nous n’avons pas à rougir de la vie culturelle, que les moyens étaient à la hauteur et que le socle est solide. Jean-Louis Schneiter et moi-même la remercions chaleureusement pour ces propos positifs et objectifs.

La concertation ne va pas être facile, les projets dessinés sont soit des projets ressortis de nos tiroirs : kiosque culturel, résidences d’artistes en collaboration avec des organismes logeurs, soit des projets de friches dont je ne suis pas sur qu’ils soient une priorité pour les acteurs culturels qui voient leurs budgets diminués considérablement dès cette année.

Pour exemple, il semble que le musée des beaux arts n’ait pas les moyens d’organiser une autre exposition après celle très réussie consacrée à Corot : là où précédemment il organisait deux à trois expos par an, il n’ne resterait plus qu’une.

Il est regrettable que cette concertation soit si tardive, les RITV ont été supprimées, les Flâneries Musicales raccourcies… sans concertation du tout. Tout çà sent le rattrapage. L’équipe de gauche aura enfin une politique culturelle en… 2011 !!!

Ces concertations étant publiques, les différents acteurs culturels pourront parler à leur élue de référence, enfin.

Info ou intox ?

Lundi 13 avril 2009

Grande première : l’équipe d’Adeline Hazan communique sur sa communication. C’est vrai qu’une augmentation de 400.000 euros du budget com’ en période de crise, c’était difficile à faire avaler.

C’est donc la nouvelle directrice de la communication qui est montée au créneau pour tenter de justifier ces nouvelles dépenses municipales.

Et bien non, ce n’est pas un plan de soutien au secteur de l’imprimerie, il s’agit d’expliquer les nombreuses actions de la nouvelle Maire.

Il est vrai qu’il faut un imaginatif travail intellectuel pour comprendre que la nouvelle mairie ne s’est pas contentée de se mettre à dos son personnel, ne s’est pas contentée de supprimer l’existant, et n’a pas résumé ses nombreuses actions à animer la place du forum (plutôt bien d’ailleurs) ou à organiser une réflexion sur Reims en 2030.

Je l’ai rappelé à plusieurs reprises, c’est assez connu en politique, quand on n’est pas bon on « communique », et à Reims on communique beaucoup. Entre enquêtes, plaquettes, bilan annuel, on en est déjà à 71.000 euros. Si l’on ajoute les taxes et les coûts de distribution, le vrai montant doit approcher les 95.000 euros !!!

Cette municipalité n’est pas avare non plus en audits, conseils, cellules d’appuis pour mieux communiquer avec le personnel (!). Il serait intéressant d’en connaître le coût réel à défaut d’en mesurer l’efficacité.

Pour en rester sur cet excès de « communication », tout çà pour quoi ? Du papier, à peine lu par les Rémois qui ont d’autres soucis dans cette période de crise.

Les seules bonnes nouvelles sont dans le dernier VRI : l’arrivée annoncée d’IKEA et de ses emplois, le travail efficace d’Invest in Reims (ex-Reims Champagne Développement) pour attirer de nouvelles entreprises.

Les faits sont têtus et les gens intelligents, ils ne sont pas dupes du caractère « intox » des documents qu’ils reçoivent et de l’intention de ceux qui les envoient. Sans doute se lasseront-ils vite quand ils auront conscience que ces jolis documents sont payés avec leur argent.

Bilan d’Adeline Hazan (suite)

Jeudi 9 avril 2009

J’étais assez impatient de lire les conclusions que Catherine Vautrin tirait de la première année de la gestion de l’équipe d’Adeline Hazan. Nul doute que celle qui avait contribué à faire élire la maire actuelle allait faire avec sagacité des observations pertinentes.

C’est donc depuis Paris que Catherine Vautrin a livré aux Rémois le fruit de sa méditation.

Divine surprise, je vais enfin recevoir des droits d’auteur !!! Madame Vautrin m’avait déjà félicité en septembre pour la « qualité de mon blog et de la pertinence de mes propos » mais je constate qu’elle fait toujours partie de mes lecteurs assidus.

Tout cela est bien sur dérisoire, ce qui l’est moins, c’est son analyse de sa défaite de 2008.

C’est assez dommage de la part d’une élue de continuer à croire que les Rémois manquent de lucidité et de mémoire.

Ils se souviennent qu’ils ont subi deux candidats du même camp s’affrontant dans un combat dont l’issue ne pouvait qu’être fatale. Elle l’a été, puisque nous devons aux deux protagonistes la présence à la mairie de madame Hazan jusqu’en 2014.

Inutile de rechercher des responsabilités dans l’équipe précédente dont les réalisations la font souvent regretter quand les Rémois les comparent à la pauvreté de l’équipe actuelle.

Tous, à Droite et au Centre, nous souhaitons tourner la page de cette douloureuse et pathétique histoire et, ensemble, écrire une nouvelle page dans l’union, pour l’intérêt des Rémois.

Le fonctionnement de la municipalité d’Adeline Hazan (suite)

Samedi 21 mars 2009

Deux événements culturels majeurs, les Flâneries musicales et les fêtes Johanniques illustrent bien comment fonctionne la municipalité de gauche.

Un Cabinet très présent et très actif, des élus mis à l’écart, un discours loin des actes.

Je m’inquiétais du sort réservé aux fêtes Johanniques, je n’avais pas tort : elles vont être dépoussiérées et là pas de critique puisqu’à priori elles pouvaient l’être. Mais pour la méthode, bonjour la concertation, bonjour le respect du monde associatif.

Initialement confiées à l’association «Reims en fêtes », cette association s’appuyait sur tout un réseau de bénévoles et d’autres associations.

Qu’il ait été nécessaire de remettre un peu d’ordre et de direction artistique dans tout çà, c’est évident. Que tous ces gens qui ont mis leur énergie, leur amour, leur passion au service de leur Ville et de son histoire, soient mis à l’écart, c’est quand même rude.

La richesse de cette manifestation, au-delà de l’hommage rendu à Jeanne d’arc et au sacre du roi Charles VII, c’est aussi qu’elle était faite par des Rémois, pour des Rémois et pour nos visiteurs.

Le tout, avec un côté un peu foutraque, plutôt sympa, résolument bon enfant. Ma crainte n’est pas tant de la nouveauté, elle est heureuse et nécessaire, elle tient à la disparition de cette dimension résolument populaire.

On est allé jusqu’à refuser aux scouts de France de vendre des crêpes parce que ce n’était pas médiéval !!!

Je ne manquerai pas d’interroger Jean-Pierre Coffe pour en savoir plus sur l’histoire de la crêpe et sa présence ou non sur les marchés de Champagne mais bon, il y avait surement un moyen de s’arranger..

Curieusement ce n’est pas l’adjointe en charge de la culture ou l’adjoint en charge du tourisme qui pilote ce projet mais l’adjoint en charge du personnel municipal, quel rapport ? Peut être que les agents municipaux seront chargés de faire de la figuration pendant le défilé ?

On verra donc le résultat du travail proposé par les professionnels retenus par la municipalité.

Pour les Flâneries musicales, madame la Maire dira ce qu’elle veut, mais «les faits sont têtus» (Lénine). IL Y AURA BIEN DEUX SEMAINES DE FLANERIES EN MOINS CET ETE.

Cela devrait être remplacé par une présence des Flâneries toute l’année (d’avril à octobre !!). On ne sait encore ni où ni comment. Les organisateurs ne savent toujours pas avec quels moyens.

Là encore la méthode est intéressante. L’association des Flâneries musicales de Reims est indépendante. Mais maintenant peu de choses essentielles se décident en son sein.

Adeline Hazan « travaille plus avec les Flâneries que ne le faisait l’équipe précédente » (France3, la voix est libre, 14 mars.

Plus je ne sais pas, différemment c’est sur. Conformément à la logique, c’est comme élu à la culture que je travaillais, accompagné de mes collaborateurs de la direction de la culture, avec l’équipe des Flâneries. Je prenais soin de le faire dans le respect du cahier des charges négocié initialement avec l’association. Aujourd’hui c’est avec le cabinet de la Maire que travaille l’association.

A quoi servent donc les élus ?

Voilà quelques éléments supplémentaires pour mieux connaître la réalité de cette municipalité qui s’éloigne chaque jour de son discours électoral.

Court débat avec Adeline Hazan sur France 3

Samedi 14 mars 2009

A l’occasion du premier anniversaire de l’élection d’Adeline Hazan à la mairie de Reims, la maire était invitée sur le plateau de « la voix est libre » animé par Nicole Fachet.

France 3 m’avait invité à un cours débat de 5 minutes avec Adeline Hazan. 5 minutes c’est court, mais il n’était pas question de se dérober. Mon but était de démontrer qu’Adeline Hazan surfait sur les réalisations de notre municipalité, notamment dans les domaines culturels et sportifs, qu’il s’agisse de la rénovation des Halles, de la création d’un musée des Beaux Arts dans le quartier des Halles ou du festival « Scènes d’Europe ».

J’ai surtout rappelé que cette municipalité avait plus supprimé des événements culturels et sportifs que fait des propositions constructives. Mon inquiétude portait aussi sur l’avenir des activités culturelles à l’Ancien Collège des Jésuites, même si je suis très favorable à l’arrivée de Sciences Po à Reims.

Adeline Hazan m’a rassuré sur le maintien à Reims du FRAC et des espaces d’exposition, sur une solution à trouver pour compenser la fermeture du théâtre Jean-Pierre Miquel. A suivre…

De la même façon la Maire s’est engagée à maintenir le Cirque éducatif. Voilà quelques bonnes nouvelles !!

Je dois dire que j’ai trouvé Adeline Hazan plutôt en forme , pas trop ébranlée par les questions directes de la journaliste Nicole Fachet notamment sur la taxe des ordures ménagères ou l’augmentation des élus

Le Nouveau Reims : déjà un an d’échecs

Dimanche 8 mars 2009

la Mairie de Reims

la Mairie de Reims

Déjà un an qu’Adeline Hazan a été élue à la tête d’une équipe composée de socialistes, de communistes et d’écologistes.

Dès septembre dernier, je faisais un constat réservé sur la gestion de cette nouvelle équipe, au fonctionnement confus, aux lignes indéfinies, aux symboles négatifs, au comportement sectaire.

Aujourd’hui les résultats sont là, pas brillants !

Après avoir augmenté les indemnités de ses élus de 36%, après avoir effectué des travaux inutiles dans ses bureaux pour mieux accueillir ses très nombreux collaborateurs, après avoir réussi à se mettre à dos la totalité des fonctionnaires municipaux, le budget élaboré et voté par la municipalité de madame Hazan pour 2009 est la traduction d’une politique dogmatique et régressive.

Les Rémois subissent en 2009 une augmentation moyenne de 200 euros au titre de la taxe sur les ordures ménagères, sans service supplémentaire.

La maire augmente de 335.000 euros le budget consacré aux élus et à ses nouveaux collaborateurs, elle augmente en même temps le budget de la communication de 400.000 euros.

Ces augmentations sont le témoignage de choix politiciens : consacrer des moyens à améliorer son image et préparer, déjà, les prochaines élections municipales ; les moyens consacrés au projet

« Reims 2020 » ont en partie le même but.

Il faut rappeler que cette équipe a été élue avant tout pour améliorer le quotidien des Rémois jusqu’en 2014.

Et pour aider les Rémois qu’a-t-on fait pendant ses douze mois?

Suppression brutale d’événements culturels et sportifs, jugés trop populaires : Rencontres Internationales de Télévision, Moto Tour, remise en cause du Cirque éducatif, raccourcissement des Flâneries Musicales, prémices de remise en cause des Fêtes Johanniques.

Les moyens consacrés à la Culture sont diminués : à la Comédie, au Manège, au Grand Théâtre, à la Cartonnerie, aux petites structures associatives…

Le monde sportif attend encore de savoir un an après l’élection qu’elle sera la politique sportive de cette équipe et de combien les budgets consacrés au sport de proximité vont être diminués.

Le budget consacré à la réfection des voiries est en chute libre.

Aucun vrai projet nouveau n’émane de cette municipalité sans imagination : l’annonce d’un musée des beaux-arts dans le quartier des Halles me va tellement bien que j’en ai eu l’idée et que j’en ai fait avancer le projet. Il en est de même de du premier festival «Scènes d’Europe».

L’arrivée de Sciences Po à Reims est une bonne nouvelle qu’on doit au dynamisme d’ Invest in Reims et de son directeur, le bouillonnant Jean-Yves Heyer : la Ville, le Département, la Région y mettent des moyens.

Personne ne nous dit ce que le FRAC (Fonds Régional d’Art Contemporain) va devenir puisque Sciences Po va occuper les locaux de l’Ancien Collège des Jésuites, sans parler des autres espaces d’exposition, de la salle de théâtre Jean-Pierre Miquel et des salles consacrées à l’action culturelle.

Cette nouvelle équipe a déçu les Rémois, à commencer par les électeurs de gauche de madame Hazan, elle a aussi déçu les contribuables, elle a déçu les amoureux de la vie culturelle et sportive, elle a déçu (et le terme est faible) ses propres fonctionnaires.

Premier budget d’Adeline Hazan : un nouveau Reims qui fait peur

Jeudi 29 janvier 2009

Le premier budget conçu par le majorité de gauche, PS-PC-Ecolo-Divers Gauche a été voté, comme un seul homme, lundi dernier.

Un budget à tous égards inquiétant.

Il correspond aux tendances que j’avais relevées dans un texte publié ici en septembre dernier ; une équipe orientée sur la politique politicienne et axée sur les futures élections :

- un cabinet  politique comme on n’en avait jamais vu à Reims et des Elus qui soignent leurs indemnités ; le coût : 1.100.000 euros, pour un coût précédent de 765.000 euros, soit un augmentation incroyable de 335.000 euros !

- un budget communication qui passe à 1.400.000 euros, soit une augmentation de 400.000 euros.

Cela hors salaire de la nouvelle directrice, dont je lis qu’il s’élève à 6.500 euros net mensuel, ce qui représente pas loin du double de ce que percevait son prédécesseur.

Voilà donc au moins près de 800.000 euros qui sont consacrés à des dépenses purement politiques.

On peut critiquer notre gestion et nos choix précédents ; ils avaient, à minima, l’avantage de donner de nouveaux équipements aux Rémois et de créer de l’emploi.

Avec cette nouvelle équipe, on compense ces dépenses nouvelles par des baisses annoncées au milieu associatif, milieu dont tous reconnaissent le mérite et l’efficacité.

Pire, en cette période de crise, il semble que ce soit le secteur caritatif, celui qui vient en aide aux plus fragiles, aux plus pauvres, aux personnes âgées, qui soit le plus touché : moins 750.000 euros !!!

On peut tout attendre d’une Municipalité de gauche mais qu’elle fasse le choix de baisser les dépenses de solidarité au profit de dépenses politiques c’est plus qu’inquiétant !

Je ne sais pas à quoi les structures culturelles vont être réduites, les événements culturels disparaissent, l’élue n’a donné en un an aucun signe aux milieux culturels sur sa politique.

Quant au sport qui semble intéresser, lui, cette Municipalité, l’occasion des assises du sport sera sûrement celle d’annoncer aux responsables du monde sportif, le montant de la baisse.

Pour justifier le tout, pas même une diminution des impôts et taxes qui auraient soulagé nos concitoyens touchés par la crise, non, mais une augmentation des impôts et taxes de 13% que vont payer en plus les Rémois en 2009. L’excellent professionnel Jean-Marc Roze évalue cette augmentation à une moyenne de 300 euros par ménage.

Le nouveau Reims, bravo !!!

Ouf !

Lundi 15 décembre 2008

Arnaud Robinet est Député, le plus jeune de cette région. Félicitations.

La Droite et le Centre se sont présentés en ordre dispersé, on a craint un scénario semblable à celui des Municipales, on y a échappé, tant mieux. La circonscription la plus à Droite n’a pas basculé à Gauche malgré l’investissement personnel de la Maire de Reims qui essuie un revers.

Espérons que cette victoire sera la première étape d’une réconciliation et permettra d’effacer les années de division Dutreil/Vautrin.

Encore de mauvaises nouvelles pour la culture ?

Samedi 13 décembre 2008

Les flâneries musicales d'été de Reims

Les flâneries musicales

Adeline Hazan a encore frappé – durement – sur le dos de la Culture. Jeudi dernier, la Maire a annoncé qu’elle amputait les Flâneries Musicales de Reims de deux semaines !

 

Elles passeront de sept à cinq semaines.

Il y a huit ans, elles avaient été ramenées de neuf à sept semaines. Tout le monde était d’accord pour considérer que deux mois de festival était intenable pour les organisateurs, pour les musiciens ; la durée de sept semaines avait été admise comme la durée idéale : nous avions maintenu aux organisateurs le même budget artistique et opérationnel.

Personne ne s’est jamais plaint de cette durée qui permettait d’installer le Festival, de communiquer en France et en Europe et surtout de permettre aux milliers de Rémois de flâner d’un concert à l’autre pendant les vacances d’été : c’était le principe même de ce merveilleux moment créé par Jean Falala sur une idée de Gabrielle Nguyen.

Avec le soutien de Jean-Louis Schneiter, nous avons poursuivi cette idée en l’ouvrant aux communes voisines du Pays Rémois, aux quartiers de la Ville, en direction de tous les publics, en donnant accès à tous les lieux de la Ville.

Vraiment, priver les Rémois de deux semaines de bonheur au moment où ils auront le plus besoin de se donner un peu de plaisir, c’est aussi cruel qu’inutile.

Habiller cette sanction sous le prétexte de davantage de rencontres pendant l’année, c’est refuser d’admettre que la Municipalité de gauche a décidé de faire des coupes sombres dans les budgets de la Culture.

Les Flâneries sont clairement identifiées comme un très grand Festival d’été, l’un des plus favorablement connus en France, grâce, notamment, au remarquable travail des directeurs artistiques Hervé Corre de Valmalette et Francis Lebras, grâce aux équipes bénévoles et professionnelles de l’association des Flâneries.

Les Flâneries étant financées aux ¾ par la Ville, les organisateurs n’ont d’autre choix que de trouver très bien la décision de la Maire ; pour autant, je ne peux m’empêcher de penser que tous seront amers de voir ces moments magiques amputés de quinze jours.

Les premières victimes seront bien sûr les Rémois et nos amis touristes. Ce seront aussi les restaurateurs, les hôteliers, les commerçants qui seront privés de quinze jours de chiffres d’affaires générés par les mélomanes français et étrangers qui nous visitaient.

En moins de six mois, la Mairie PS démonte un tissu culturel qui faisait de Reims une référence en France. Chaque décision prise dans ce domaine diminue l’offre aux Rémois, diminue les moyens donnés aux créateurs. Triste !